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Energie éolienne : vers une puissance décuplée dans l’avenir ?

De plus en plus compétitives grâce à des coûts de production en baisse constante depuis plusieurs années, les énergies renouvelables pourraient encore progresser et voir leur puissance augmenter de manière significative dans l’avenir. Un groupe de chercheurs européen spécialisé dans les matériaux supraconducteurs a obtenu des résultats qui pourraient « révolutionner la production d’énergie renouvelable« , et permettre par exemple de doubler la puissance d’une éolienne.

Baptisé Eurotapes, ce consortium scientifique concentre depuis plusieurs années maintenant ses recherches sur la supraconductivité (capacité de certains matériaux à conduire le courant électrique sans aucune résistance) et vient d’obtenir des résultats potentiellement révolutionnaires pour les filières de production renouvelables. Cherchant à « produire des rubans supraconducteurs moins chers et plus efficaces« , il serait parvenu à réaliser 600 mètres de ruban supraconducteur avec un procédé qui en réduit le coût de production via l’utilisation d’un matériau inédit, explique dans un communiqué, l’Institut de sciences des matériaux de Barcelone (ICMAB), coordinateur du consortium.

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« Ce matériau, un oxyde de cuivre, est comme un fil qui conduit cent fois plus d’électricité que le cuivre. Avec ce fil, on peut par exemple produire des câbles qui transportent beaucoup plus d’électricité ou bien générer des champs magnétiques plus intenses qu’actuellement« , précise à l’AFP, le professeur Xavier Obradors. Ses applications possibles sont donc très prometteuses pour la production d’énergies renouvelables. En matière d’énergie éolienne par exemple, ce nouveau matériau pourrait équiper des aérogénérateurs plus puissants et permettre de « doubler la puissance d’une éolienne« , assure M. Obradors.

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Le consortium Eurotapes associe actuellement une vingtaine d’universités, de centres de recherches et d’entreprises de neuf pays européens dont l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Grande-Bretagne, l’Autriche, l’Italie, la Slovaquie, la Roumanie, et la Belgique, et bénéficie d’un budget de 20 millions d’euros financé par l’Union européenne.

Crédits photo : Simon

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Même si cela était vrai, cela ne changerait pas fondamentalement l’intérêt du mode de production par éolienne : il restera toujours soumis aux caprices du vent, donc intermittent. Pire, la puissance électrique délivrée étant proportionnelle au cube de la vitesse du vent, le phénomène d’intermittence est très accentué : à faible vent, l’éolienne ne produit pratiquement plus, et par fort vent on est obligé de l’arrêter, sa puissance étant de toute manière écrêtée.
    Dernier point et de taille, non mentionné par ces chercheurs : un matériau supra conducteur ne l’est à très très basse température, proche du zéro absolu, ce qui impose des dispositifs qui maintiennent ces conditions en permanence sous peine de fondre le conducteur. Et ces contraintes sont rédhibitoires.

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    • Comme le soulignent les opérateurs du réseau Entso-E (à l’aide de données sur déjà plusieurs dizaines d’années et conditions climatiques), la production éolienne est très stable sur un réseau correctement étendu (et ce dernier est loin d’être achevé et optimisé en Europe), je cite leur étude et analyse parmi d’autres dans d’autres endroits au monde qui confirment :

      « Thanks to the smoothing effect of the different European wind farms, European wind generation is rather stable. The high level of interconnections helps to take advantage of this asset: wind power creates a rather limited need for fl exibility. As shown in Figure 22, at the European scale, the wind capacity factor never varies more than 2 % from one hour to the next ».

      Voir http://www.e-highway2050.eu/results/

      D6.3_Modular plan over 2030-2050 for the European transmission system a complete analysis of costs and benefits

      Concernant la supraconductivité, on l’utilise déjà avec succès en imagerie médicale (IRM), dans des câbles (Nexans) etc. Le maintien du froid devient de plus en plus courant mais ce n’est pas le principal objectif ou nécessité systématique de travailler à ces températures extrêmes.

      On peut déjà sous pression travailler à (« seulement » moins 70°C). C’est plus compliqué pour le moment à température ambiante mais pas inaccessible.

      Si çà a un intérêt dans l’éolien avec notamment la forte diminution du poids, l’augmentation de la puissance et de la durée de vie (déjà de plus en plus souvent garantie à 30 ans dans les contrats d’achats éolien), tout comme sur les réseaux, çà a aussi beaucoup d’intérêt dans de multiples domaines, dont dans le secteur énergétique les volants d’inertie où c’est plus facile à utiliser et accroît largement la durée de vie déjà très longue (généralement plus de 30 ans) de ces derniers.

      Ces derniers sont un vrai « bijou » technologique, en plus vite amortis, pour la stabilité de tous les types de réseaux notamment jusqu’à parfois plus de 48 h et compte tenu des différents pics (et donc souvent hausses de prix) de consommation.

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