Éolien, solaire, bois : des énergies de plus en plus compétitives selon l'Ademe Éolien, solaire, bois : des énergies de plus en plus compétitives selon l'Ademe

Éolien, solaire, bois : des énergies de plus en plus compétitives selon l’Ademe

renouvelables

Souvent critiquées pour leurs coûts trop élevés, les énergies renouvelables traditionnelles bénéficient depuis plusieurs années de larges progrès technologiques leur permettant d’abaisser de manière significative leur coût de production. C’est notamment le cas de l’éolien terrestre, des centrales solaires et de la filière bois énergie qui, selon le dernier rapport de l’Ademe, ne cessent de gagner en compétitivité.

Selon une étude publiée le 25 janvier dernier par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les énergies éolienne (dans sa version terrestre), solaire et bois (chez les particuliers) sont aujourd’hui de plus en plus compétitives et pourraient bientôt s’affranchir des aides de l’Etat. En effet, comme l’explique Bruno Lechevin, président de l’Ademe, les évolutions récentes dans ces filières, perçues ici comme « un résultat positif et attendu des politiques de soutien mises en place en France« , permettraient désormais de proposer des tarifs beaucoup plus attractifs.

Lire aussi : La France comptait 46 GW d’énergies renouvelables fin 2016

L’Ademe détaille dans ce cadre, pour chaque filière, des plages de variation du coût de production par mégawattheure, en fonction du coût d’investissement, de la qualité de la ressource disponible et de l’évaluation du risque pour les investisseurs. L’éolien terrestre se situe entre 57 et 91 euros le MWh, le solaire entre 74 et 135 euros/MWh, et le bois énergie entre 48 et 103 euros/MWh contre 84 euros pour le gaz et 153 euros pour le chauffage électrique.

Lire aussi : Particuliers, comment passer aux énergies renouvelables?

Cela étant, d’autres filières renouvelables apparaissent toujours très fortement dépendantes du soutien gouvernemental, comme le solaire sur bâtiment, l’éolien en mer, la biomasse collective et industrielle, et les énergies marines de manière générale. Pas de quoi s’inquiéter pour autant selon Bruno Lechevin, qui considère malgré tout ces énergies comme très prometteuses pour l’avenir. « Le système évolue tellement vite qu’il faut avoir plusieurs cordes à son arc. Il faut faire émerger des énergies qui prendront le relais demain et garder la capacité de s’adapter aux évolutions technologiques et du marché« , explique-t-il.

Crédits photo : Hp Gruesen

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
jeu 9 Juil 2015
Le géant des réseaux sociaux Facebook a annoncé la construction d’un nouveau data center du côté de Fort Worth, au Texas. Alimenté principalement par l’énergie éolienne, ce data center écologique s’inscrit dans la volonté du groupe de prendre en compte…
jeu 3 Oct 2013
Il est possible de produire de l'électricité avec l'énergie solaire autrement qu'avec le photovoltaïque. Cette électricité est produite en centrale solaire thermodynamique à concentration. A l'aide de miroirs, les rayons solaires sont concentrés vers un point unique qui chauffe un…
mer 17 Juin 2015
Après Tesla, c'est au tour de Mercedes de se lancer sur le marché des technologies de stockage domestique d'énergie. Le groupe industriel allemand a en effet profité de l'Intersolar Europe 2015, un salon professionnel dédié à l'industrie de l'énergie solaire…
mer 2 Oct 2013
C'est lundi 30 septembre, au cours de sa visite du chantier naval de Cherbourg, que le Chef de l'Etat a décidé de donner le feu vert au déploiement de la filière hydrolienne française. François Hollande a en effet lancé un…

COMMENTAIRES

  • A noter qu’on atteint 49 euros/MWh pour l’éolien « offshore » au Danemark, on voit donc la marge de baisse que nous coûtent nos retard à passer aux renouvelables.

    L’éolien flottant en France est autour de 110 euros/MWh (Eolmed) donc il dispose d’une marge de baisse la plus importante en offshore.

    Par ailleurs une toiture Tesla/Solarcity et plusieurs autres en photovoltaïque coûtent moins cher qu’une toiture classique en tuiles, ardoises etc.

    Par ailleurs un programme européen a permis de réaliser des éléments de toiture complets, faciles à assembler, intégrant la charpente, l’isolation et le solaire hybride, il a été développé pour résister aux tremblements de terre en Italie et c’est intelligent comme technique de construction, moins coûteux que l’ensemble des techniques classiques et en plus rapidement amorti.

    Il y a donc un retard à intégrer ces éléments dès la construction, ce qui serait plus avantageux au plan économique et même technique évitant les défauts de montage.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *