Le Français Bernard Bigot nommé à la direction générale d'ITER Organization - L'EnerGeek

Le Français Bernard Bigot nommé à la direction générale d’ITER Organization

Bernard_Bigot_ITERRéuni du 18 au 20 novembre dernier à Saint-Paul-lez-Durance dans le Sud de la France, le Conseil d’ITER a choisi son nouveau président en la personne de Bernard Bigot. Le Français, actuel administrateur général du Commissariat à l’Energie Atomique (CEA), aura pour mission de mener à bien durant les cinq prochaines années le chantier du premier réacteur thermonucléaire expérimental international. Un chantier qui accumule les retards et a vu son budget tripler depuis son lancement en août 2010.

Le Conseil ITER réuni sous la présidence de l’Américain Robert Iotti, “a choisi Bernard Bigot pour succéder à Osamu Motojima au poste de directeur général d’ITER Organization. Administrateur général du Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), Bernard Bigot est également le Haut représentant pour ITER en France. Il prendra ses fonctions en 2015 pour une durée de cinq ans”, a indiqué l’agence dans un communiqué.

Une lourde responsabilité pour l’expert français qui aura pour objectif d’ici la fin de l’année prochaine, d’établir un plan d’action et de faire oublier les retards accumulés par le chantier, alors même que le projet ITER entre aujourd’hui dans une nouvelle étape suite à la réalisation du radier de béton de l’installation. “Au moment où ITER aborde une étape nouvelle, je suis pleinement conscient de la grande responsabilité dont je suis désormais investi”, a déclaré Bernard Bigot qui prendra la direction de l’organisation internationale courant 2015.

Rappelons que le projet international ITER, regroupant la Chine, l’Union européenne, l’Inde, le Japon, la Corée, la Russie et les Etats-Unis est destiné à mettre sur pied le premier réacteur de fusion nucléaire au monde et à démontrer la faisabilité de la fusion comme source d’énergie quasi illimitée.

En effet, si ITER est avant tout un projet expérimental et se limitera à prouver sa capacité à déclencher et entretenir dans un plasma d’hydrogène, de deutérium et de tritium, des réactions de fusion nucléaire dégageant une formidable énergie sous forme de rayonnement et de neutrons, les applications d’une telle technologie seraient, en cas de succès, considérables pour l’avenir de l’humanité. Une expérimentation dont le coût s’élève désormais à plus de 13 milliards de dollars.

Le chantier de construction du réacteur a débuté en août 2010, mais l’obtention d’un premier plasma n’est pas attendue avant 2023, selon les dernières estimations.

Crédits photo : IAEA

Rédigé par : La Rédaction

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