Loi de transition énergétique : que dit-elle sur le nucléaire ?

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centrale_fessenheimFrançois Hollande avait fait de la fermeture de la centrale de Fessenheim l’un de ses engagements du quinquennat. Mais le sort de la centrale nucléaire alsacienne n’a pas été évoqué mercredi lors de la présentation du projet de loi de transition énergétique par Ségolène Royal. Si la part du nucléaire sera bien plafonnée à 50% de la production d’électricité d’ici à 2025, il reviendra finalement à EDF de décider quelle centrale fermer pour compenser l’entrée en service de l’EPR de Flamanville.

L’espoir renaît dans la région de Fessenheim, dont l’économie est étroitement liée à l’activité de la centrale. Les deux réacteurs de la centrale, qui ont récemment reçu un avis de positif de l’ASN (Autorité de sûreté nucléaire) pour fonctionner 10 ans de plus, ne fermeront finalement peut être pas au terme du quinquennat de François Hollande. Les délais administratifs semblaient de toute façon trop longs pour permettre une fermeture à cette échéance…

De plus, comme l’annonçait déjà Ségolène Royal en juin, « le nom de Fessenheim n’a pas à être indiqué dans une loi. C’est un engagement présidentiel. Juridiquement, c’est à l’entreprise de prendre ses responsabilité ».

En d’autres termes, il reviendra à EDF de décider comment s’organiser pour parvenir à une part de nucléaire équivalant à la moitié de la production de l’électricité d’ici 2050. Or pour Henri Proglio, son PDG,  le calcul pourrait être beaucoup plus simple qu’il n’y paraît. Selon lui,  la hausse de la demande électrique d’ici 2025 (il évoque l’impact de la démographie et la relance économique) suffirait mécaniquement à ramener la part de l’atome à 50%, et cela sans fermer d’autres réacteurs que ceux dont la mise à l’arrêt compenserait la mise en service de l’EPR de Flamanville (1.650 MW).

Il est vrai que dans les dix ans à venir de nouvelles installations, notamment renouvelables (éolien, éolien offshore, biomasse, solaire) viendront rééquilibrer le mix.  Reste à savoir dans quelle proportion, et si les mesures d’efficacité énergétique se montreront efficaces pour ralentir la progression de la demande en électricité, et plus globalement en énergie …

7 réflexions au sujet de “Loi de transition énergétique : que dit-elle sur le nucléaire ?”

  1. La part du nucléaire limitée à 50% de la production d’électricité ne veut rien dire. Car quelle production ? Avec 400 TWh de nucléaire, il suffit de porter la production totale à 800 TWh, au lieu de 550 TWh actuels, pour faire les 50% sans arrêter aucun de nos vieux réacteurs.

    Explications ici :

    https://energeia.voila.net/nucle/ambiguite_nucleaire.htm

    Ont peut arrêter un réacteur en quelques minutes. D’ailleurs, ils s’arrêtent parfois de façon automatique à cause de problèmes techniques. Certaines centrales sont aussi arrêtées pendant l’été car on n’a pas besoin de leur production.

    L’administration, c’est simplement réaliser l’arrêt définitif et officiel selon des règles précises, le réacteur lui-même pouvant être arrêté depuis des mois.

    Maintenant, inutile de répéter les propos farfelus et provocateurs du patron d’EDF. Le document cité plus haut donne des détails très bien circonstanciés sur la question.

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  2. Joli site, Gaspar, ça doit être le seul site qui doit relayer les conneries que vous dites sur l’énergie…

    En attendant, EDF a toujours fait ce qu’on lui dit, quitte à favoriser son concurrent gazier… et à subventionner les fournisseurs d’électricité alternatifs grâce à l’ARENH, comme Enercoop ou Direct Energie, qui avouons le, vendent surtout de l’électricité nucléaire, sans participer à la production.

    Ou comment enrichir les traders, et les groupes gaziers grâce aux anti-nucléaires, sans une once d’énergie renouvelable.

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