Les foulées des marathoniens parisiens converties en électricité - L'EnerGeek

Les foulées des marathoniens parisiens converties en électricité

Le sponsor officiel du Marathon de Paris, Schneider Electric, a demandé à la société britannique Pavegen d’installer des capteurs sur le parcours pour convertir l’énergie des coureurs en électricité.

Dimanche 7 avril, les marathoniens ont souffert mais ils se sont aussi rendus utiles. En effet, la société Pavengen a installé 180 dalles munies de capteurs à différents endroits du parcours, dont 25 mètres sur les Champs-Elysées, afin de convertir l’énergie cinétique, issue des foulées des coureurs, en électricité. Celle-ci est alors stockée dans des batteries et peut ainsi être utilisée pour faire fonctionner l’éclairage urbain, les panneaux publicitaires ou d’information.

En fonction du poids du coureur, chaque pas produit entre 4 et 7 watts d’énergie. Selon Schneider Electric, la quantité d’énergie produite pendant la course devrait permettre l’éclairage de la Tour Eiffel pendant 2 heures. L’entreprise s’était même engagée à faire un don de plusieurs dizaines de milliers d’euros à l’association caritative Habitat et humanisme si l’énergie générée pendant le marathon dépassait les 7000 watts par heure. Cependant, mardi 8 avril les chiffres exacts n’ont pas encore été communiqués.

Les dalles de Pavegen, déjà utilisée aux JO de Londres, est également constituée d’une technologie sans fil, qui permet la transmission des données de la quantité d’électricité produite vers des écrans, des ordinateurs ou des smartphones.

Une durée de 5 ans

En plaçant des dalles sur les Champs Elysées, à l’entrée du Running expo ainsi que dans les tribunes des spectateurs, Schneider Electric espère faire du Marathon de Paris, «  la première course à énergie positive du monde ».

Si la technologie semble révolutionnaire, elle pose néanmoins le problème du coût. Laurence Kemball-Cook, PDG de Pavegen System et inventeur de cette technologie,  espère abaisser le prix des dalles à 59 euros l’unité. Malgré leur durée de vie assez courte (5 ans), Mme Kemball-Cook estime qu’elles pourraient jouer «  un rôle clé dans les villes intelligentes du futur », mais elles doivent être placées dans des lieux très fréquentés comme des rues piétonnes ou des centres commerciaux.

 

Rédigé par : La Rédaction

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