Les sprays solaires, l'avenir de l'énergie "verte" ? - L'EnerGeek

Les sprays solaires, l’avenir de l’énergie « verte » ?

spray_solaire_sheffieldAujourd’hui, produire de l’électricité à partir de l’énergie dégagée par le soleil est relativement onéreux, en raison notamment du prix des installations photovoltaïques. Pour résoudre ce problème, des chercheurs de l’Université de Sheffield, au Royaume-Uni, ont concentré leurs efforts pour mettre au point une solution novatrice : un spray qui permet de pulvériser des cellules solaires sous forme de peinture. Evolution ou révolution ?

 

[stextbox id= »info »]Un double objectif : améliorer les rendements et réduire les coûts[/stextbox]

Les cellules solaires intégrées aux traditionnels panneaux photovoltaïques sont chères à produire : l’extraction du silicium, l’un de ses principaux composants, est énergivore, en plus d’être coûteuse.

Mais des chercheurs de l’Université de Sheffield semblent avoir trouvé la parade : des cellules photovoltaïques en pérovskite applicables – sous forme de spray – à tous types de surfaces. Or, la fabrication de la pérovskite nécessite beaucoup moins d’énergie. La découverte, se félicite l’Université, pourrait « contribuer à faire baisser le coût de l’électricité solaire ».

Pour l’heure, indique le Professeur David Lidzey, associé au projet, « les cellules pérovskite ont un rendement de jusqu’à 19% […], pas loin derrière le silicium à 25%, le matériel qui domine le marché mondial du solaire ».

Ainsi, les progrès en termes de rendement énergétique sont notables puisque, en 2011, Mitsubishi Chemical Corp. développait un procédé similaire qui ne permettait de convertir que 10,1% du rayonnement solaire en énergie.

[stextbox id= »info »]Sprays solaires : des usages illimités ?[/stextbox]

Théoriquement, toutes les surfaces pulvérisées pourront générer de l’énergie solaire. Bien que la technique ne soit pas encore arrivée à maturité, les chercheurs de l’Université de Sheffield estiment qu’elle « peut être adaptée à d’importants volumes de fabrication ».

Parmi les multiples usages qui peuvent en découler, le secteur de la téléphonie mobile pourrait bien être une cible prioritaire. En effet, alors que le problème de l’autonomie des batteries qui équipent les smartphones se pose avec une acuité grandissante, nombreux sont les procédés de charge novateurs mis au point par les universitaires et les industriels (écrans photovoltaïques, systèmes de charge ultra-rapide, etc.).

Outre la charge solaire des smartphones, la solution mise au point par les chercheurs britanniques sera particulièrement utile pour toutes les structures courbes et incurvées. « Peut-être qu’à l’avenir, les immeubles, ou même le toit des voitures pourront générer de l’électricité », déclare le Professeur David Lidzey.

Rédigé par : Fabien Maout

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