Pour faire des économies d’énergie, la ville de Tokyo encourage ses employés à venir en short. Une mesure qui tranche avec le code vestimentaire très important dans les entreprises japonaises.
Les Japonais priés de venir en short au boulot
Face à l’explosion des coûts de l’énergie, Tokyo adopte une stratégie inattendue. Pour limiter l’usage de la climatisation, la capitale japonaise encourage désormais ses salariés à troquer costume et cravate contre des tenues légères, allant jusqu’au port du short au travail. Ainsi, les autorités de Tokyo franchissent un nouveau cap dans leur politique de sobriété énergétique. Confrontée à une flambée persistante des coûts de l’énergie, la métropole japonaise appelle les entreprises et leurs salariés à modifier leurs habitudes vestimentaires.
L’objectif est simple : réduire la dépendance à la climatisation en période estivale, alors que les températures grimpent et que la consommation électrique atteint des niveaux critiques. Dans ce contexte, venir travailler en short n’est plus perçu comme une entorse au protocole, mais comme un geste concret en faveur des économies d’énergie.
Cette initiative s’inscrit dans la continuité des campagnes « Cool Biz », lancées au Japon depuis 2005 pour encourager des tenues plus légères. Toutefois, la situation actuelle marque une intensification de ces mesures, directement liée à la hausse des prix de l’énergie et aux tensions sur les approvisionnements.
Tokyo mise sur le short pour réduire les coûts énergétiques
Dans les faits, la municipalité encourage les entreprises à relever la température de leurs bureaux. En limitant l’usage intensif de la climatisation, les autorités espèrent alléger significativement la facture énergétique globale. Cette évolution culturelle, notable dans un pays attaché aux codes vestimentaires stricts, reflète l’urgence de la situation énergétique. La logique est directe : moins les bureaux sont climatisés, plus la consommation d’électricité diminue. Or, les systèmes de climatisation représentent une part importante de la demande énergétique en été, notamment dans une mégapole comme Tokyo. Cette mesure s’accompagne également d’une sensibilisation accrue des entreprises et des salariés aux enjeux énergétiques.
La hausse des coûts de l’énergie ne se limite pas à Tokyo. Elle touche l’ensemble du Japon, fortement dépendant des importations pour ses ressources énergétiques. Cette dépendance rend le pays particulièrement vulnérable aux fluctuations des marchés internationaux. Dans ce contexte, les entreprises doivent adapter leurs pratiques. La question énergétique devient un enjeu stratégique, influençant directement l’organisation du travail. Le recours au télétravail, l’optimisation des horaires ou encore l’adaptation des infrastructures sont autant de pistes explorées.





