Iran : le baril de pétrole s’envole, va-t-il battre le record de 2008 de 147 dollars ?

Avec la guerre au Moyen-Orient et la fermeture, par l’Iran, du détroit d’Ormuz, les prix du baril de pétrole pourrait s’envoler dans les prochaines semaines.

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Iran : le baril de pétrole s’envole, va-t-il battre le record de 2008 de 147 dollars ? © L'EnerGeek

La guerre au Moyen-Orient, et surtout la fermeture du détroit d’Ormuz, pourrait faire s’envoler les prix du baril de pétrole. De quoi peut-être battre le record de 2008, avec des conséquences importantes sur l’ensemble de l’économie mondiale.


Le prix du baril de pétrole pourrait s’envoler


Le baril de pétrole connaît un regain de tension historique avec le conflit autour de l’Iran, qui vient de bloquer le détroit d’Ormuz. Ce passage est stratégique pour près de 20 % du pétrole mondial. Les cours du Brent et du WTI ont déjà grimpé de manière spectaculaire, et les experts n’excluent plus une envolée jusqu’à 100, voire 120 dollars, un niveau inédit depuis le début de la guerre en Ukraine en 2022. Depuis le début du conflit, le baril de Brent a dépassé les 82 dollars, enregistrant une hausse de plus de 13 % en seulement quelques jours. Cette hausse s’explique par la peur d’une rupture de l’approvisionnement mondial depuis la fermeture du détroit d’Ormuz.

Le WTI, quant à lui, a oscillé entre 72 et 75 dollars, reflétant la nervosité des marchés face aux perturbations potentielles de l’offre. La dernière flambée majeure du pétrole remonte au choc pétrolier de 1973, où le prix du baril avait quadruplé en quelques mois. Néanmoins, les prix n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui : à l’époque, le baril était passé de 3 dollars à 12 dollars, des niveaux ridiculement bas par rapport aux standards actuels.


Le record de 2008 bientôt battu ?


Plus récemment, la crise financière de 2008 a vu le baril atteindre des sommets proches de 147 dollars avant un effondrement rapide, tandis que le début de la guerre en Ukraine en 2022 avait poussé le Brent à un pic de 139 dollars, quelques semaines seulement après le début du conflit. Ces précédents montrent la sensibilité extrême des marchés aux crises géopolitiques. Les marchés scrutent donc chaque annonce militaire et diplomatique pour anticiper l’impact sur le baril de pétrole, dans un contexte déjà fragilisé par l’inflation et la demande mondiale post-pandémique.

Au-delà du conflit, le marché pétrolier reste dépendant des décisions de production des pays de l’OPEP+. Une augmentation annoncée de 206 000 barils par jour à partir d’avril 2026 vise à amortir les tensions. Cependant, cette annonce a eu lieu avant le début de la guerre au Moyen-Orient. Ainsi, pour stabiliser les prix, la production devra désormais être considérablement augmentée.

Sinon, les cours mondiaux risquent tout simplement d’exploser dans les prochaines semaines.
L’Iran, acteur central de cette crise, reste un facteur d’incertitude : tout incident dans le Golfe Persique pourrait rapidement propulser le baril vers 100 dollars, voire 120 dollars, en raison de l’offre mondiale très contrainte et des stocks limités dans certaines régions clés. Le spectre d’une répétition des chocs pétroliers historiques plane donc sur les marchés.

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