Éolien en mer : Eiffage décroche un contrat d’1,5 milliard d’euros

La France cherche à booster ses capacités de production d’électricité en mer. Eiffage vient d’être sélectionné pour réaliser plusieurs chantiers d’importances.

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Éolien en mer : Eiffage décroche un contrat d’1,5 milliard d’euros © L'EnerGeek

Le géant Eiffage annonce la signature d’un contrat évalué à 1,5 milliard d’euros pour construire des infrastructures afin de raccorder des parcs éoliens en mer.


Eiffage valide un important contrat lié à l’éolien en mer


L’entreprise Eiffage annonce officiellement avoir remporté un contrat majeur dans le secteur de l’éolien en mer. Il s’agit d’un accord signé avec RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, portant sur la construction de plusieurs infrastructures offshore. Cette attribution constitue une étape clé dans le développement des parcs éoliens en mer en France.


Eiffage, via sa filiale belge Smulders, a obtenu un marché de développement et de construction de trois sous-stations électriques en courant alternatif pour les parcs de Bretagne Sud (AO5), Narbonnaise Sud-Hérault (AO6) et Golfe de Fos, ainsi que leurs extensions (AO9). Ce contrat inclut la totale responsabilité d’Eiffage pour les phases de conception, d’approvisionnement, de construction et de mise en service.


L’enjeu technique est d’importance : les sous-stations maritimes constituent le maillon essentiel entre les parcs éoliens offshore et le réseau terrestre. Le contrat couvre à la fois les fondations et les topsides, qui hébergeront les équipements électriques. Peu importe le projet, les fondations représentent un chantier titanesque pour Eiffage. Chaque unité aura une capacité de 750 MW, ce qui permet au total un raccordement de plus de 2 GW d’électricité décarbonée.


Retombées industrielles et territoriales


Le contrat représente un montant global de plus de 1,5 milliard d’euros pour Eiffage. RTE souligne qu’environ 35 % des dépenses du programme de raccordement (PPE 2) seront réalisées en France, et 60 % en Europe. Tous les composants essentiels des plateformes seront fabriqués (ou assemblés) en France et en Europe : les fondations seront assemblées à Fos-sur-Mer, les topsides à Vlissingen (Pays-Bas). Ainsi, Eiffage valorise ses capacités industrielles nationales et européennes. Cette stratégie s’inscrit dans le cadre plus large du renforcement de la filière du raccordement offshore en France.


Le groupe met en avant l’acquisition récente de HSM Offshore Energy pour asseoir son positionnement dans l’éolien offshore. Smulders, la filiale concernée, dispose déjà d’une expérience solide : elle a réalisé 40 sous-stations et plus de 2 500 pièces de transition.


Ce contrat s’inscrit dans la deuxième programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE 2), qui prévoit plusieurs parcs éoliens à raccorder. RTE, maître d’ouvrage du raccordement, a mené un appel d’offres international auquel Eiffage a répondu et qui lui a été attribué. La France cherche à intensifier le déploiement des parcs en mer pour contribuer à ses objectifs de transition énergétique. Le projet d’Eiffage tombe à un moment stratégique. Avec l’avancée de ces infrastructures, les prochains appels d’offres pourraient bénéficier d’une industrie locale mieux rodée et d’un savoir-faire renforcé.

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