Stop au gaz russe : quel est le plan de la France ?

L’UE s’engage à réduire sa dépendance au gaz russe d’ici 2027, mais des obstacles persistent, notamment la résistance de certains pays.

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Stop au gaz russe : quel est le plan de la France ?
Stop au gaz russe : quel est le plan de la France ? © L'EnerGeek

La Commission européenne, dirigée par Ursula von der Leyen, vient d’annoncer un projet audacieux pour mettre fin aux importations de gaz russe d’ici fin 2027. Cette initiative arrive à un moment où la dépendance aux énergies pose de gros soucis pour l’Union européenne (UE), aggravés par des tensions internationales et des préoccupations environnementales. Le plan, présenté le mardi 6 mai, propose une série de mesures sévères pour réduire petit à petit le gaz russe tout en diversifiant les approvisionnements. Ce virage stratégique est primordial pour l’UE, qui veut se protéger contre les variations des tarifs de l’énergie.

Une stratégie pour se libérer du gaz russe

La Commission européenne compte interdire tous les nouveaux contrats, ainsi que les contrats à court terme, avec les entreprises russes d’ici fin 2025. Cette décision s’inscrit dans le cadre du plan REPowerEU (qui vise à mettre fin complètement aux importations de gaz russe d’ici fin 2027). Le projet doit être validé par les États membres et le Parlement européen, même si des débats animés sont attendus.

Le GNL comme alternative de rechange ?

Face à la baisse du gaz russe, l’UE se tourne vers le gaz naturel liquéfié (GNL) comme solution alternative. Transporté par navire et regazéifié dans nos ports, le GNL atteint des niveaux jamais vus. En 2024, environ 45 % du GNL importé par l’UE provient des États-Unis, alors que la Russie représente encore 20 % du total, soit environ 20 milliards de mètres cubes sur 100 milliards importés.

Diversifier tout en surmontant les embûches commerciales

Pour limiter sa dépendance, l’UE envisage de booster ses importations de GNL venu d’Amérique. Toutefois, ce choix se complique à cause des tensions commerciales survenues sous l’administration Trump. Le commissaire européen au commerce, Maros Sefcovic, rappelle qu’il faut régler ces différends rapidement pour garantir un approvisionnement régulier. Par ailleurs, le président américain a sollicité d’importantes commandes d’énergie américaine à hauteur de 350 milliards de dollars. Néanmoins, Greenpeace s’alarme à l’idée de remplacer une dépendance par une autre.

Explorer d’autres pistes énergétiques

L’UE ne s’arrête pas là et examine aussi d’autres options pour diversifier ses sources. Selon Dan Jorgensen, commissaire européen à l’énergie, plusieurs pays producteurs sont dans le viseur : la Norvège, le Qatar et certains pays d’Afrique du Nord. L’idée est de ne pas dépendre exclusivement d’un seul pays, même des États-Unis.

Mesures législatives et autres actions

En parallèle de ces efforts, l’UE préfère opter pour une proposition législative plutôt que lancer de nouvelles sanctions contre la Russie. Un embargo sur le pétrole russe a déjà été mis en place fin 2022, et d’autres actions sont prévues, notamment contre la flotte fantôme russe et contre les importations d’uranium enrichi russe programmées pour juin.

La résistance hongroise : un vrai frein

Un obstacle de taille pour ce plan européen vient de la Hongrie. Très dépendante du gaz (80 %) et du pétrole russes (60 %), le Premier ministre hongrois Viktor Orban refuse catégoriquement de rompre ces liens avec Moscou.

Un engagement renouvelé pour accélérer la transition énergétique pourrait permettre non seulement de sécuriser l’approvisionnement mais aussi de réaliser des économies d’environ 45 milliards d’euros sur les coûts énergétiques futurs. Pendant ce temps, Bruxelles avance pas à pas vers cet objectif ambitieux, indispensable pour préserver sa souveraineté économique et politique face aux défis internationaux liés aux ressources naturelles, surtout dans un secteur qui attire aujourd’hui tous les regards.

1 réflexion au sujet de « Stop au gaz russe : quel est le plan de la France ? »

  1. Plan de la france ? XD
    Mendier du gaz à la norvège et algérie et espérer que trump ne coupe pas le GNL.

    Je pense que le monde connait depuis très longtemps le plan de la france hein pas la peine de sortir de harvard pour le connaitre.

    Pareil pour l’uranium, la france prie pour que Poutine ne soit pas trop en colère et lui coupe les vivres.
    Russie et Kazakhstan = Rosatom = Poutine.
    L’Australie est pro-usa et si les usa ont besoin de l’uranium ils prendront sur la part des français, la france n’est plus à une humiliation près avec les usa.
    ils rappellent leurs ambassadeurs font genre qu’ils sont « très très » en colère, boudent et ensuite ils reviennent à quatre pattes quand les usa lèvent la voix.
    Ce n’est même plus marrant de voir ce cycle encore et encore et encore..

    C’est pareil avec toutes les autres ressources énergétiques.
    Actuellement l’Allemagne, Autriche, Italie, Algérie sont en train de se monter un énorme projet qui ne passera pas par la france et qui en plus auquel la france n’aura pas le droit de se raccorder…
    De grands amis les allemands…mais ils sont pragmatiques, c’est quelque chose qu’on ne peut pas leur enlever.

    Bref on peut écrire 50 billets sur la transition énergétique, l’importation d’énergie, etc mais la réalité ne change jamais.

    On doit faire quoi alors ?
    Je n’en sais rien… la france est isolée en Europe, détestée en Afrique et méprisé en asie (seule l’inde fait quelques affaires avec et encore).
    Peut-être revoir toute la diplomatie française et surtout arrêter cette arrogance crasse surtout avec un pays en faillite qui ne doit sa survie qu’à leuro qui est soutenu par l’Allemagne et les pays d’europe du nord.
    L’Italie a compris et réduit sa dette et reconstruit son industrie avec l’aide de l’Algérie.. une énergie illimité c’est toujours pas mal quand on reconstruit une industrie et l’Algérie elle avec l’aide de l’Italie bénéficie d’une aide au développement de certaines industries.
    Même avec le maroc on brasse de l’air mais rien de concret ou de « critique ».. juste du vent.

    La transition énergétique doit passer par la diplomatie.

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