« 300 euros de plus sur la facture annuelle » : un technicien gazier explique pourquoi le cessez-le-feu ne changera rien pour votre portefeuille

Le cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran pourrait bouleverser le marché de l’énergie.

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« 300 euros de plus sur la facture annuelle » : un technicien gazier explique pourquoi le cessez-le-feu ne changera rien pour votre portefeuille
« 300 euros de plus sur la facture annuelle » : un technicien gazier explique pourquoi le cessez-le-feu ne changera rien pour votre portefeuille © L'EnerGeek

L’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran provoque des réactions à travers le monde, surtout parce que cela peut faire bouger les marchés de l’énergie. Cette évolution arrive en même temps que la réouverture progressive du stratégique détroit d’Ormuz. Résultat : des variations attendues des prix du pétrole, surtout pour le pétrole et le gaz, avec des conséquences pour des millions de consommateurs.

Ce que ça change sur le marché de l’énergie

À court terme, le premier effet observable est une hausse implicite du prix du baril de pétrole, fragilisé par des facteurs géopolitiques. Cette hausse pourrait toutefois se traduire par une baisse des carburants à la pompe, estimée à 5 à 10 centimes par litre.

Sur le gaz, la situation est plus modérée. Philippe Libault de La Chevasnerie, fondateur de l’entreprise papernest, souligne à la rédaction de RMC que le cessez-le-feu reste fragile et que, sur les marchés, le prix du gaz est à peu près au même niveau qu’au début du conflit : 46 € le MWh aujourd’hui, contre 53 €. Il rappelle aussi que le gaz a été acheté en moyenne deux mois avant, ce qui limite les variations immédiates.

Pour des millions de ménages liés à une consommation de gaz, il y a des ajustements à prévoir. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), présidée par Emmanuelle Wargon, a annoncé une hausse de 15,4 % du prix de référence du gaz à compter du 1er mai. En conséquence, environ 7,5 millions de ménages, soit 73 % des abonnés résidentiels au gaz, verront leur facture mensuelle augmenter en moyenne de 6,19 € en mai.

Pour les consommateurs : ce qu’il faut savoir et des conseils pratiques

Face à ces hausses, Philippe Libault de La Chevasnerie conseille de se tourner vers des offres à prix fixe pour le gaz, un moyen de se protéger des variations du marché : « Ne tardez pas, c’est le moment avant que ces offres n’augmentent à partir de mai. » Il recommande aussi d’électrifier autant que possible les usages domestiques. Selon lui, « l’électricité a l’avantage d’avoir des prix moins volatils que le gaz, ce qui permet de s’y retrouver », même si cela suppose des investissements dans la rénovation énergétique.

Selon le même expert, les augmentations pourraient atteindre 300 € par an pour certains ménages. Dans un scénario plus défavorable, les prix pourraient se multiplier par 4, 5 ou 6, ce qui entraînerait des hausses annuelles supplémentaires de 1 000 à 2 000 €.

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