L’offre Tempo d’EDF, connue pour ses tarifs qui changent au jour le jour, inquiète : le mois de mars s’annonce particulièrement salé. Avec jours rouges restants à placer sur le mois, les abonnés se préparent à une vraie hausse de la facture. Mais pourquoi cette période est-elle si particulière et comment s’adapter ?
L’offre Tempo, comment ça marche
L’offre Tempo d’EDF fonctionne sur la variation quotidienne du prix de l’électricité. Sur l’année, elle comprend 343 jours à tarif avantageux et 22 jours « rouges » où le tarif explose. Sur ces jours rouges, le tarif en heures pleines atteint 70,60 € par kWh contre seulement 16,12 € en jour bleu, explique RMC. Les heures creuses restent quant à elles plus abordables même pendant les jours rouges, à 15,75 € par kWh, ce qui donne un peu de marge de manœuvre aux abonnés.
La période pendant laquelle ces jours rouges peuvent tomber s’étend du 1er novembre au 31 mars. Aujourd’hui, il reste 13 jours rouges à placer en mars, ce qui met en alerte les 900 000 abonnés concernés.
La classification des jours rouges cet hiver a été critiquée. Jusqu’à présent, seulement 9 des 22 jours rouges ont été utilisés, répartis comme suit :
- 0 en novembre
- 2 en décembre
- 6 en janvier
- 1 seul en février
Un hiver plutôt doux a permis de limiter la consommation d’électricité en février, alors qu’une vague de froid a marqué le mois de janvier. Le Réseau de transport d’électricité (RTE) juge la production suffisante, ce qui a réduit les tensions entre l’offre et la demande.
Mais le report des 13 jours restants sur mars oblige RTE à respecter des règles strictes : ces jours ne peuvent pas tomber le week-end, ce qui laisse 17 jours possibles parmi les jours de semaine.
Ce que ça coûte et comment s’adapter
La perspective de ces jours coûteux inquiète beaucoup d’abonnés. Sur le groupe Facebook « Tempo EDF », les messages se multiplient, certains membres lançant : « Ce mois de mars va coûter très cher. » EDF tente de calmer les esprits, indiquant qu’une facture pourrait n’augmenter « que » de 5,80 euros si la consommation n’est pas réduite. À côté, une abonnée affirme même avoir économisé 500 euros par an en adaptant sa façon de consommer.
Pour limiter la casse, plusieurs stratégies sont proposées : le batch cooking (préparer plusieurs repas en une seule fois) et décaler certaines consommations vers les heures creuses, par exemple faire les lessives entre 22h et 6h pour profiter du tarif réduit.






