La Cour des comptes vient de rendre un rapport salé concernant la gestion financière de la centrale biomasse de Gardanne. Cette dernière appartient au milliardaire tchèque Daniel Kretinsky et pourrait représenter un gouffre financier pour le contribuable.
La Cour des comptes pas tendre avec la gestion à Gardanne
Le 26 février 2026, la Cour des comptes a publié un rapport accablant sur la centrale de Gardanne, soulignant des dépenses inefficaces et un management problématique. L’installation, qui joue un rôle clé dans la production énergétique du sud-est de la France, est au cœur d’un débat national sur l’usage des fonds publics et la transparence des partenariats public-privé. La Cour des comptes dénonce notamment une utilisation inefficace des aides publiques, des surcoûts récurrents et une absence de contrôle suffisant sur la gestion de l’installation. Ce rapport met en lumière des pratiques qui pourraient, selon les estimations, alourdir considérablement la facture pour l’État et les citoyens.
Le rapport souligne que la centrale de Gardanne connaît des problèmes structurels majeurs. Les audits révèlent des coûts de production élevés et des investissements peu rentables, notamment dans le renouvellement des infrastructures et la modernisation des équipements. De plus, la Cour des comptes qualifie la situation de « fonctionnement chaotique », avec des surcoûts évitables et une inefficacité globale dans la gestion énergétique.
La Cour note également un recours excessif aux subventions et aides publiques pour maintenir l’activité de la centrale, sans amélioration notable de sa productivité. Ces pratiques font peser un risque financier important sur le budget de l’État.
Un coût estimé à 1,5 milliard d’euros pour les contribuables
L’évaluation la plus alarmante du rapport concerne le coût potentiel pour les contribuables. La Cour des comptes estime que, si aucune réforme n’est engagée, le maintien du fonctionnement actuel de la centrale pourrait coûter jusqu’à 1,5 milliard d’euros. Ce chiffre inclut les aides publiques directes, les coûts de modernisation et les pertes liées à une exploitation inefficace.
Le rapport critique aussi l’absence de planification stratégique claire et le manque de coordination entre les différents acteurs, ce qui entraîne des retards et des dépenses supplémentaires. La Cour insiste sur la nécessité d’un audit régulier et d’une réforme structurelle pour limiter les gaspillages et sécuriser l’investissement public.
La Cour des comptes pointe explicitement la direction de la centrale et les gestionnaires financiers pour ces dysfonctionnements. Elle recommande une meilleure transparence dans l’allocation des fonds, une réduction des coûts superflus et un contrôle plus strict sur l’usage des aides publiques. Pour la centrale de Gardanne, ce rapport pourrait inciter à des réformes rapides et à une surveillance accrue des dépenses, tout en pesant sur l’image de Daniel Kretinsky et de ses partenaires industriels.





