Éolien en mer : plus de 27 millions d’euros de retombées fiscales en 2024

En matière de fiscalité, l’éolien en mer est une poule aux œufs d’or pour les collectivités. Elles ont reçu, en 2024, plus de 27 millions d’euros.

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Éolien en mer : plus de 27 millions d’euros de retombées fiscales en 2024 © L'EnerGeek

Le Syndicat des énergies renouvelables vient de dévoiler une nouvelle étude liée aux retombées économiques du secteur. Elles sont astronomiques. Par exemple, rien que l’éolien en mer génère plus de 27 millions d’euros de retombées en 2024.


L’éolien en mer, une poule aux œufs d’or fiscale


En 2024, l’éolien en mer s’est affirmé comme un levier de fiscalité locale dynamique en France, dans un contexte de renforcement des attentes autour de la transition énergétique et des finances territoriales. À l’approche des élections municipales et dans un environnement budgétaire sous tension, le Syndicat des énergies renouvelables dévoile une étude sur l’impact économique concret des renouvelables. Dans le détail, l’éolien en mer a contribué à hauteur de 27,2 millions d’euros de retombées fiscales pour les collectivités en 2024.

Ce chiffre s’inscrit dans un panorama plus large dévoilé par l’étude, selon laquelle l’ensemble des énergies renouvelables a généré 2,172 milliards d’euros de recettes fiscales locales en 2024 dans toute la France continentale.

L’étude du SER, présentée le 17 février 2026, répartit ces recettes en trois grands types :

  • 1,27 milliard d’euros de fiscalité directe (dont IFER, taxes foncières et contributions économiques locales)
  • 443 millions d’euros issus de la fiscalité des entreprises de la chaîne de valeur,
  • 462 millions d’euros de fiscalité indirecte liée à la TVA générée par l’installation et la maintenance des équipements.

Spécificités de l’éolien en mer et contributions territoriales


L’éolien en mer bénéficie, comme les autres filières renouvelables, d’un régime fiscal propre en France. La taxe éolienne annuelle sur le domaine public maritime est calculée en fonction de la puissance installée des parcs et distribuée selon des règles définies par le Code général des impôts.
Pour un parc d’environ 1 000 MW, cette taxe représente plus de 20 millions d’euros par an, à titre indicatif, dont 50 % sont affectés aux communes littorales d’où les installations sont visibles, tandis que d’autres fractions sont dédiées à des structures comme les comités des pêches maritimes ou les organismes de sauvetage en mer.

Ces règles de répartition expliquent en partie pourquoi l’implantation d’installations en mer peut être fiscalement significative pour les territoires côtiers, au-delà de l’impact économique généré par l’activité industrielle, logistique et d’entretien qui accompagne les parcs installés.

Au total, l’éolien en mer représentait, fin 2024, une capacité de 1 473 MW répartie sur trois parcs, qui ont généré environ 30 millions d’euros de retombées fiscales annuelles selon les baromètres de la filière, ce qui se rapproche du montant estimé à 27,2 millions d’euros pour les collectivités seulement.

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