L’automne pointe le bout de son nez et les premières gelées font leur apparition. Beaucoup commencent à rêver d’un chauffage au bois, à la fois économique et respectueux de l’environnement. Pourtant, il faut bien choisir son essence de bois pour ne pas faire grimper la facture. Une sélection inappropriée peut entraîner une consommation excessive et une chaleur décevante.
Pourquoi bien sélectionner son bois
Un mauvais bois ne se contente pas de vous obliger à recharger sans cesse le poêle, il produit aussi beaucoup trop de fumée par rapport à la chaleur dégagée. Pour profiter d’une chaleur constante et durable, il vaut mieux opter pour des essences denses et bien séchées. Un bois trop jeune ou trop humide brûle mal, laissant plus de fumée que de chaleur, ce qui n’est ni économique ni économe en énergie. En choisissant bien, vous pouvez économiser plusieurs centaines d’euros sur toute une saison.
Les essences qui tiennent vraiment la route
Certaines essences se distinguent par leur rendement et une combustion propre, nous explique Le Journal des Seniors. Le chêne, par exemple, est dense et homogène : il brûle doucement, offre une chaleur intense et produit peu de cendres. Le charme est aussi très apprécié pour sa capacité à diffuser la chaleur sur le long terme, avec un rendement d’environ 2 660 kWh par mètre cube, soit presque 10 % de plus que le chêne. Cerise sur le gâteau, il coûte environ 15 % de moins. Sa combustion est nette, générant très peu de cendres et réduisant le risque d’éclatement à haute température, ce qui en fait un allié de choix pour les poêles et cheminées modernes.
Le hêtre est également recommandé pour sa bonne performance et ses flammes régulières, parfait pour les appareils modernes. Pour tirer le meilleur parti de votre bois, pensez à utiliser du bois fendu, séché entre 18 et 24 mois et avec un taux d’humidité inférieur à 20 %, en assurant un stockage adéquat.
Les essences à laisser de côté
D’un autre côté, certaines essences ne sont pas adaptées au chauffage domestique, et le ramassage de bois en forêt peut poser des problèmes légaux et écologiques. Les résineux comme le sapin, le pin ou l’épicéa brûlent trop rapidement et génèrent beaucoup de suie, imposant ainsi un ramonage fréquent. Le peuplier se consume rapidement et demande des recharges incessantes, en plus de produire une température instable. Le bouleau présente les mêmes inconvénients.
Quelques astuces pour un chauffage optimal
Pour tirer le meilleur parti du chauffage au bois, l’utilisation d’un humidimètre est une bonne idée pour s’assurer que le bois a un taux d’humidité correct avant usage. Commander votre bois dès la fin de l’été vous permet souvent de profiter d’une meilleure qualité à des tarifs intéressants, tout en anticipant les quantités à prévoir. N’oubliez pas de stocker votre bois correctement : fendu, surélevé et dans un abri ouvert mais couvert pour un stockage efficace.
Par ailleurs, privilégier l’allumage par le dessus avec des matériaux naturels aide également à une combustion plus efficace.





