Le département des Bouches-du-Rhône a été le théâtre de l’explosion d’un pipeline de gaz dans la nuit du jeudi 12 au vendredi 13 juin 2025. Aucun blessé n’est à déplorer, et les risques toxiques ont été écartés par les secours.
Une explosion dans un pipeline de gaz
Le vendredi 13 juin 2025, à 3h30, une explosion a été entendue à Saint-Martin-de-Crau, dans les Bouches-du-Rhône. Une canalisation de gaz enterrée a cédé, libérant une colonne de feu de plusieurs mètres et imposant une réaction d’urgence d’une rare intensité. Ce nouvel incident interroge une fois de plus sur la sécurité des infrastructures énergétiques françaises.
La rupture du pipeline, survenue en pleine nuit, a déclenché une torchère massive dans une zone semi-agricole. En quelques secondes, la scène bascule dans une atmosphère de film catastrophe. La flamme, attisée par le gaz, lèche les nuages, tandis que l’onde de choc secoue les habitations les plus proches. Les secours sont très vite sur place : 180 pompiers venus de tout le département, assistés de 56 véhicules, convergent vers le foyer. L’ampleur de l’opération donne le vertige. Le feu, nourri au méthane, reste visuellement impressionnant mais, selon les autorités, non toxique.
La maire de Saint-Martin-de-Crau, Sévérine Dellanegra, se montre rassurante : « Nous avons confirmation, à cette heure, qu’il n’y a pas de toxicité. C’est du méthane qui a brûlé, c’est assimilable à un feu de forêt. »
Évacuation, sécurisation, isolement : l’urgence gérée au millimètre
Dès les premières minutes, la priorité est donnée à l’évacuation des habitants. 120 personnes sont exfiltrées, dont plusieurs familles relogées dans une salle communale. Des agents municipaux, les forces de l’ordre et les secours sanitaires se relaient pour coordonner les opérations.
Une zone d’exclusion de 600 mètres est immédiatement mise en place autour du sinistre, élargie à 4 kilomètres par précaution. Le réseau SNCF est suspendu entre Miramas et Avignon, bloquant totalement le trafic ferroviaire régional. La RD5 est coupée, et la RN113 fortement perturbée. Une personne intoxiquée par les fumées a été hospitalisée par précaution, mais aucun blessé grave n’est à déplorer.
Le sinistre est désormais maîtrisé. Reste que les questions commencent à crépiter : qu’est-ce qui a provoqué cette explosion ? Un défaut de maintenance ? Une erreur humaine ? Une pression excessive ? Pour l’instant, les autorités restent prudentes : « La cause de cette rupture, d’origine accidentelle ou criminelle, n’était pas encore connue vendredi matin. » Ce pipeline, propriété d’un opérateur national, faisait l’objet de contrôles réguliers selon les normes en vigueur.
Les flammes ont ravagé cinq hectares de végétation. Si les dégâts humains sont limités, le coup porté aux infrastructures est, lui, bien réel. Les trains TER entre Miramas et Avignon sont suspendus pour la journée. Le trafic routier est également fortement perturbé, alors que de nombreux camions desservant la plateforme logistique voisine sont immobilisés.






