Le projet énergétique le plus ambitieux du monde est en marche…

L’Australie se prépare à révolutionner l’énergie verte avec deux projets titanesques.

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Le projet énergétique le plus ambitieux du monde est en marche…
Le projet énergétique le plus ambitieux du monde est en marche… © L'EnerGeek

L’Australie se met en avant sur la scène mondiale de l’énergie propre avec deux projets d’envergure : Western Green Energy Hub (WGEH) et SunCable. Ces initiatives veulent transformer le paysage énergétique du pays en exploitant ses vastes ressources naturelles pour produire de l’électricité verte. Dans un monde en pleine transition vers des sources d’énergie durables, ces projets marquent un tournant notable pour l’Australie et pour le marché mondial de l’énergie écologique.

Une révolution avec le western green energy hub

Le Western Green Energy Hub, situé en Australie-Occidentale, est un projet gigantesque conçu pour produire 200 terawatt-heures (TWh) d’énergie verte par an – autant que la production totale annuelle d’électricité de l’Australie. Avec ses 22 700 kilomètres carrés, ce hub est plus grand que des pays comme le Salvador ou la Slovénie.

Le complexe comprend 60 millions de panneaux solaires répartis sur 35 fermes solaires et 3 000 turbines éoliennes avancées dont chacune peut générer entre 7 et 20 mégawatts (MW). On y trouve aussi des électrolyseurs d’hydrogène et des installations de production d’ammoniac.

Les ambitions et nouveautés du wgeh

Ce projet ne se contente pas d’être une immense ferme d’énergie ; il veut aussi servir de modèle pour la production d’hydrogène vert et d’ammoniac. En mettant en lumière l’Australie comme grand acteur de l’énergie verte, il utilise les déserts étendus ainsi que l’abondance de soleil et de vent du pays.

Développé par InterContinental Energy et CWP Global, le WGEH était d’abord prévu pour une installation de 50 gigawatts, mais sa capacité a été revue à 70 gigawatts. Cela représente trois fois la capacité de la plus grande centrale au charbon du monde, juste de quoi alimenter des dizaines de millions de foyers.

Les défis et les perspectives à l’échelle mondiale

La construction du WGEH se fera sur 30 ans, répartie en sept phases, chaque étape ajoutant une nouvelle tranche de capacité en énergie renouvelable. Certains observateurs trouvent cependant que ce calendrier est trop long face à l’urgence climatique actuelle. Le projet demande aussi des investissements de plusieurs milliards de dollars et doit naviguer à travers divers obstacles réglementaires et environnementaux. Avec une demande mondiale d’hydrogène vert qui devrait exploser dans les prochaines décennies, l’Australie est bien placée pour devenir un fournisseur majeur sur ce marché naissant. Néanmoins, le pays devra rivaliser avec d’autres nations telles que l’Arabie Saoudite, le Chili et la Chine, qui misent également sur cette technologie.

SunCable : le lien énergétique vers Singapour

Parallèlement, le projet SunCable ambitionne d’être le plus grand projet d’énergie renouvelable et de stockage au monde. Implanté dans le Territoire du Nord australien, il s’étend sur une surface de 12 000 hectares et intègre des panneaux solaires, des éoliennes et des batteries.

SunCable prévoit une production potentielle pouvant atteindre 12 gigawatts (GW) grâce au vent et autant grâce au soleil. Avec sa capacité de stockage d’énergie de 32 gigawattheures (GWh), il devrait ainsi permettre une production continue jusqu’à 4 GW d’énergie verte en continu.

Les enjeux environnementaux et le soutien du gouvernement

Le projet bénéficie du soutien du gouvernement australien, avec l’approbation de la ministre de l’Environnement et de l’Eau, Tanya Plibersek. Il compte également sur des investissements privés marquants, notamment de la part de Mike Cannon-Brookes, milliardaire du secteur technologique engagé en faveur de l’environnement.

Des mesures strictes ont été mises en place pour protéger l’environnement local, avec une attention particulière portée sur la préservation du grand bilby. Par ailleurs, des négociations se poursuivent concernant les accords d’utilisation des terres autochtones avec certains des propriétaires traditionnels.

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