Le gaz naturel liquéfié (GNL) est l’une des énergies les plus en vogue du moment. Pour le géant français TotalEnergies, l’enjeu est de taille. Depuis plusieurs mois, il multiplie les accords avec divers pays. Il vient d’en signer un avec le Canada.
TotalEnergies lorgne le GNL canadien
TotalEnergies annonce la signature d’un partenariat stratégique avec le projet Ksi Lisims LNG, situé en Colombie-Britannique, au Canada. Cet engagement comprend un accord d’achat de gaz naturel liquéfié (GNL) sur 20 ans, ainsi qu’une prise de participation dans l’un des futurs fleurons du secteur énergétique nord-américain. À travers cette initiative, l’entreprise entend s’affirmer davantage sur un marché toujours plus gourmand en gaz.
La manœuvre est double. D’un côté, TotalEnergies s’engage à acheter 2 millions de tonnes de GNL par an pendant vingt ans. De l’autre, elle entre au capital du promoteur du projet, Western LNG, à hauteur de 5 %, avec la possibilité de monter jusqu’à 10 %. L’opération est soumise à la décision finale d’investissement, mais pour le groupe, la direction est déjà tracée. L’usine, baptisée Ksi Lisims LNG, sera implantée sur la côte pacifique canadienne. Une position géographique qui, disons-le franchement, vaut de l’or. Elle permettra des expéditions optimisées vers les géants consommateurs asiatiques, de la Chine à la Corée du Sud.
Dans un communiqué publié sur son site officiel, TotalEnergies a précisé : « Cet achat de GNL de la future usine Ksi Lisims LNG nous permettra de diversifier notre portefeuille de GNL en Amérique du Nord et de bénéficier d’un approvisionnement en GNL compétitif à l’ouest du Canada pour mieux servir nos clients asiatiques, avec lesquels nous développons un portefeuille important de contrats d’approvisionnement à long terme. »
Un projet de GNL électrifié, donc propre ? TotalEnergies veut y croire
Le greenwashing est à la mode, mais ici, l’argument ne semble pas purement cosmétique. Le projet Ksi Lisims LNG prévoit une électrification complète de l’usine, alimentée en grande partie par l’hydroélectricité. Objectif affiché : produire l’un des GNL les moins émissifs en CO₂ au monde.
La capacité de cette future infrastructure ? Pas moins de 12 millions de tonnes par an. TotalEnergies insiste sur le caractère environnemental du site, un choix qui pourrait séduire des clients soucieux de réduire l’empreinte carbone de leurs approvisionnements énergétiques. Et une manière aussi de verdir son image auprès du grand public.






