Voiture électrique : le marché de l'occasion peut-il faire décoller la transition ?

Voiture électrique : le marché de l’occasion peut-il faire décoller la transition ?

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Malgré l’essor de la voiture électrique, son adoption massive en France se heurte à plusieurs obstacles dont en premier lieu le prix de ce type de véhicules. Le marché des véhicules électriques d’occasion s’ouvre, mais cette progression est-elle suffisante pour accélérer la transition vers l’électromobilité ? 

 

Marché d’occasion : la voiture électrique peine à séduire les Français

 

Le marché de l’occasion a augmenté de près de 45 % depuis 2020, avec un prix médian de 22 000 euros pour un véhicule. Selon une enquête de Caradisicac, le marché des voitures électriques a progressé d’environ 22 % en 2023, tandis que le prix des véhicules d’occasion a quant à lui baissé de 13 %. La bataille entre les voitures thermiques et les voitures électriques dépend-elle de leur dépréciation ? Le prix moyen des véhicules électriques a baissé de 13 % sur le marché de l’occasion en 2023. Malgré ces perspectives encourageantes, le marché de l’occasion des voitures électriques n’arrive pas à décoller. Il a même chuté de 30 % en avril 2023.

Les véhicules thermiques conservent leur cote auprès des Français : plus d’un véhicule sur deux vendu sur le marché de l’occasion est une voiture diesel, et seulement 1,6 % des ventes concernent des voitures électriques. Cette préférence persistante pour les voitures thermiques malgré l’augmentation des prix sur le marché de l’occasion (+ 35 % depuis 2020) souligne les défis auxquels sont confrontés les véhicules électriques en termes de perception du marché et de préférences des consommateurs.

 

Le manque d’autonomie, premier frein à la transition

 

Malgré un contexte réglementaire favorable et une prise de conscience écologique croissante, l’électromobilité en France ne décolle pas. Le coût élevé des véhicules électriques constitue l’un des principaux obstacles pour de nombreux Français, mais c’est surtout l’autonomie de ces véhicules qui est pointée du doigt. La plupart des modèles d’entrée de gamme offrent moins de 300 km d’autonomie !

La route vers l’électromobilité risque donc d’être longue. Elle nécessite une approche globale. Reste à voir quel sera l’impact du déploiement de 400 000 bornes de charge rapide, annoncé par le gouvernement, sur le marché des véhicules électriques, et par conséquent, de la transition vers l’électromobilité.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Faut pas être devin pour voir que la voiture électrique à part limité comme 2 voiture pour faire des peits trajets n’aura jamais de succès.
    La faute à une autonomie tellement ridicule neuf que d’occasion elle fond comme neige au soleil.
    Ma voisine à une Zoe vers 2017 je dirai. Son autonomie ne dépasse jamais les 100 km une fois chargée à bloc !!!
    Ce qui va se produire c’est du reconditionné comme pour les smartphones.
    Mais pour cela il aurait fallu que les industriels prévoient le cycle de vie de la voiture et eux la pollution ou l’empreinte carbone ils s’en tapent comme de l’an 40. Alors qu’on aurait pu faire des électriques avec des batteries dont les cellules sont accessibles et peuvent être changés simplement et repartir comme si son autonomie était neuve.
    Parce que le moteur électrique lui est fait pour durer 1 million de km. Ce serait dommage que les batteries soient le maillon faible.

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