France : vers revirement des opinions en faveur du nucléaire ? - L'EnerGeek

France : vers revirement des opinions en faveur du nucléaire ?

france revirement opinions soutient nucleaire - L'Energeek

Selon le dernier « Baromètre de l’économie », publié ce lundi 15 mars 2021, le soutien des Français à l’énergie nucléaire continue d’augmenter : il atteint selon ce sondage 59%, alors qu’il ne dépassait pas la barre des 50% en 2017. Symboliquement, l’ancien ministre de la Transition Energétique François de Rugy déclarait lui aussi ce 13 mars 2021 que son passage au ministère avait profondément changé son avis sur le nucléaire, et qu’il défend désormais la place de l’atome dans la transition énergétique de la France.

59% des Français soutiennent la production d’énergie par les centrales nucléaires

La prise de conscience croissante des risques qu’implique le changement climatique est-elle en train de retourner l’opinion publique, en France, sur le nucléaire ? C’est ce que tendrait à prouver le dernier Baromètre de l’économie publié par l’institut Odoxa ce lundi 15 mars 2021.

Selon ce sondage, les Français soutiennent aujourd’hui la production d’énergie par les centrales nucléaires à 59%, et seulement 41% s’affirment contre. En 2017, 53% des sondés se disaient opposé au nucléaire.

Et ce retournement d’opinion est dû, au moins en partie, à des considérations climatiques. En effet, près de la moitié des sondés jugent que le nucléaire est une énergie décarbonnée, qui en fait « une opportunité pour l’environnement ». L’idée reçue selon laquelle le nucléaire produirait du CO2 semble donc en net recul.

De la même façon, sur les question énergétiques, la priorité des Français, ces dernières années, était plutôt au développement des énergies renouvelables. En ce début 2021, c’est la lutte contre le réchauffement climatique qui est devenue la source de préoccupation la plus partagée (51% des Français, contre 48% pour le développement des EnR et 33% par la diminution du coût de l’énergie).

Sur l’échiquier politique, les sympathisants de gauche se situent dans la moyenne, avec 60% des électeurs PS et 58% des électeurs La France Insoumise favorables au nucléaire. A droite, c’est un plébiscite : les électeurs LR soutiennent le nucléaire à 84%, LREM à 69% et RN à 65%. Les électeurs écologistes, assez logiquement, ne sont que 34% à soutenir l’atome.

François de Rugy soutient le nucléaire pour la transition énergétique de la France

Hasard du calendrier, ce sondage paraît peu après une déclaration de l’ancien ministre de l’environnement François de Rugy, ce 13 mars 2021, qui va exactement dans le même sens. L’ancien militant Europe Ecologie-Les Verts (EELV) y explique que son passage au ministère l’avait fait changer d’avis sur le nucléaire.

« J’ai regardé au fond des choses et j’ai approfondi les dossiers. J’ai pu vérifier que l’enjeu de sécurité nucléaire – le risque d’un accident est le premier sujet – était extrêmement maîtrisé en France, avec des outils de contrôle de sûreté extrêmement resserrés », détaille le député de Loire-Atlantique.

« Dans le domaine de l’énergie, la France est en train d’inventer un nouveau modèle, dans lequel les énergies renouvelables associées au nucléaire pourraient nous permettre de nous passer totalement des énergies fossiles, quand tous les autres pays conservent des centrales thermiques », continue l’ancien ministre.

« Je ne suis pas devenu “pronucléaire”, mais je crois qu’il faut une hiérarchie dans les combats. (…) Si le combat, c’est le climat, il faut intégrer la production d’électricité nucléaire à la production d’électricité en France pleinement », conclue François de Rugy.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Avec tout le bourrage de crânes selon lequel “le CO2 provoque le réchauffement climatique” et “le nucléaire n’émet pas de CO2”, rien d’étonnant à de tels résultats. Mais la population est-elle correctement informée ?

    D’autant plus que la confusion est souvent faite, et très souvent entretenue, entre le CO2 d’une part, la pollution et l’environnement d’autre part. Pour ceux qui l’ignorent, le CO2 n’est pas un polluant.

    Car sans CO2, par de photosynthèse, pas de production d’oxygène depuis de lointains temps géologiques et pas de vie : pas la moindre cyanobactérie (vieille de trois milliards d’années) et pas le moindre brin d’herbe.

    A y regarder de plus prêt, on voit que dans le vaste monde les énergies renouvelables ont toujours produit plus d’électricité que le nucléaire et que l’écart ne fait que s’accroître en faveur de celles-ci.

    En 1996, lors de son maximum en pourcentage, le nucléaire représentait 17,4% de l’électricité mondiale et les renouvelables 19,4% (hydraulique pour l’essentiel à l’époque).

    En 2006, lors de son maximum en énergie avec 2.803 TWh, le nucléaire représentait encore 14,6% de l’électricité mondiale et les renouvelables 17,9% avec 3.438 TWh (dont 410 TWh non hydraulique).

    En 2019, avec seulement 2.796 TWh, le nucléaire ne représentait plus que 10,4% de la production mondiale d’électricité, contre 26,0% pour les renouvelables avec 7.028 TWh (dont 2.806 TWh non hydraulique).

    En 2020, les données précises n’étant pas encore disponibles, on sait néanmoins que la production nucléaire a baissé tandis que celle des renouvelables a augmenté.

    Le nucléaire n’a jamais réussi à faire baisser la part d’électricité d’origine fossile, mais les énergies renouvelables y sont parvenues depuis 2012.

    Alors que les fossiles représentaient 67,8% de la production mondiale d’électricité en 2012, ils ne représentaient plus que 62,8% en 2019. A l’évidence, malgré une légère reprise du nucléaire depuis 2012, ce n’est pas lui qui a réduit l’importance des fossiles.

    D’autant plus qu’après avoir seulement diminué en proportion, les fossiles ont aussi diminué en énergie (TWh) en 2019 pour la première fois et plus encore en 2020.

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  • Curieusement, contrairement à la plupart des médias, le dixième anniversaire de la catastrophe nucléaire de Fukushima n’a pas été abordé par ce site, pourtant consacré à l’énergie. Alors, voyons cela.

    De 2005 à 2010, le nucléaire a représenté de 26% à 31% de l’électricité au Japon, selon les années. La consommation y est la plus forte en été et en hiver, moindre en automne et au printemps. La production nucléaire, de 292 TWh en 2010, a progressivement diminué en 2011 et 2012, à mesure que chaque réacteur atteignait la date à laquelle il aurait dû être rechargé, pour n’être plus que résiduelle au début 2013 et nulle en 2014.

    A noter que la centrale de Kashiwazaki Kariwa, la plus puissante du monde avec ses sept réacteurs et 7.960 MW, construite à proximité d’une faille sismique, était en partie à l’arrêt depuis le tremblement de terre de juillet 2007 et l’est totalement depuis 2011 (ou depuis 2008).

    Quelques réacteurs ayant repris du service, un à un, depuis 2015, parfois de façon temporaire seulement, la production nucléaire a fini par atteindre 65,6 TWh en 2019. Cependant, avec 75,3 TWh, la production d’électricité solaire photovoltaïque a dépassé celle du nucléaire. Situation qui a perduré en 2020.

    L’usage du charbon pour la production d’électricité a augmenté en 2012-2013, comme partout dans le monde : moins cher que le gaz, pour décliner depuis 2014. L’usage du gaz a augmenté jusqu’en 2013 pour décliner ensuite et celui du pétrole a augmenté jusqu’en 2012 avant de reprendre son déclin.

    Au total, la production d’électricité à base de fossiles, qui était de 732,6 TWh en 2010, est un peu inférieure en 2019 avec 703,4 TWh.

    Les émissions de CO2, qui ont augmenté au maximum de 9,0% en 2013 comparé à 2010, sont redescendues à un niveau inférieur à 2010 dès 2017.

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  • Oui, de Rugy a même fait un immense cadeau aux nucléophiles en transformant un 66g de CO2 émis par KWh nucléaire en 6g. en bredouillant une histoire d’erreur typographique et en refilant ce 6 g. qui ne sort d’aucune étude scientifique et qui n’était qu’un arrangement de petits copains avec le sénateurs Longuet durant une séance au sénat. Il s’était, sans doute pour arrondir les angles, engagé à faire inscrire dans la base de l’ADEME la médiane issu de l’étude du GIEC qu’il prenait d’ailleurs pour une moyenne. Mais à ce jour, cette médiane n’est toujours pas enregistrée dans la base de l’ADEME. On ne procède pas autrement dans les républiques bananières.

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  • “Avec tout le bourrage de crânes selon lequel “le CO2 provoque le réchauffement climatique” et “le nucléaire n’émet pas de CO2”, rien d’étonnant à de tels résultats. Mais la population est-elle correctement informée ?”

    En matière de fake news, on atteint le summum !!!
    Oui, le CO2 est un gaz à effet de serre comme le méthane ou le protoxyde d’azote.
    Ce phénomène est bien connue et bien documenté depuis plus de 40 ans.
    Et les effets du réchauffement sont bien visibles (fonte des glaciers, montée des eaux, ouragans plus fréquent)

    Quels sont les études scientifiques et éléments factuels vous permettent d’affirmer le contraire et dont contester les 15000 scientifiques du GIEC ?

    Le bilan CO2 du nucléaire c’est 12g à l’échelle mondiale (valeur électricity map issue du GIEC) et 5,3g pour la France qui fait son enrichissement d’uranium par centrifugation et à partir d’électricité décarbonée.
    Ceux qui présentent d’autre valeurs sont des clowns répandeurs de fake news.

    Les gens ne sont pas bêtes, ils savent que le nucléaire leur fourni 3/4 de leur électricité décarbonée depuis plus de 40 ans.
    Pourquoi aller vers un système qui n’a jamais fait ses preuves, cher, et qui dégradera le bilan CO2 ?
    Car il est indiscutable qu’ augmenter les ENRi impliquera de construite de centrales à gaz pour gérer l’intermittence et donc augmentera les émissions de CO2.

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  • Le contenu carbone ou CO2 de la production d’électricité nucléaire dépend de très nombreux paramètres dont les commentateurs habituels de ce site ne connaissent même pas l’existence.

    Selon les sources et l’année de publication, selon aussi les limites prises en compte pour l’évaluation du cycle de vie, les valeurs retenues diffèrent amplement. De cela, certains (les nucléophiles) retiendront les valeurs les plus faibles, d’autres des valeurs plus élevées.

    En France, bien entendu, après cinquante ans de liaisons douteuses entre l’industrie nucléaire et les politiques exerçant le pouvoir réel, c’est la valeur minimale qui est mise en avant. Mais qu’en serait-il d’un audit indépendant et pluraliste prenant en compte toutes les données du problème ?

    Selon le GIEC, le CO2 ne représente que 56% des gaz à effet de serre, mais c’est en raisonnant d’ici un siècle. A court terme, pour 2030 par exemple, le forçage radiatif du CH4 (méthane) est légèrement supérieur à celui du CO2. Sur une durée de vingt ans, le forçage radiatif (effet de serre) du méthane est encore égal à 80% de celui du CO2. Et c’est la situation des prochaines décennies qui nous importe, pas celle de l’année 2120.

    Heureusement que nous avons connu ce réchauffement climatique, car il ne faisait pas bon vivre il y a deux ou trois siècles, surtout en hiver.

    Ainsi, la mer était tellement gelée en Hollande, en janvier 1795 dans le Helder, que la flotte hollandaise (forte de 14 navires et 850 canons) fût capturée par la cavalerie française :
    w.collections.musee-bretagne.fr/ark:/83011/FLMjo234191 : zoomer pour lire le texte du tableau ou télécharger l’image.

    Mais à Londres, de 1600 à 1814, on pouvait faire la fête sur la Tamise gelée, près du London Bridge :
    w.museumoflondon.org.uk/discover/frost-fairs

    Pendant l’hiver 1715-1716, on pouvait même faire cuire un boeuf sur la glace sans problème tellement elle était épaisse.

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  • Depuis ses premiers rapports, le GIEC ne sait toujours pas, dans une fourchette de un à trois, quelle est l’importance du CO2 dans le réchauffement global. Par exemple, dans une version récente, il est indiqué qu’une augmentation de 1.000 Pg de carbone (3.670 milliards de tonnes de CO2) concentré dans l’atmosphère augmenterait la température globale de 0,8°C à 2,5°C (AR5 WG1).

    Pour les évènements particuliers, aussi bien l’agence américaine de l’environnement que d’autres agences (NOAA …) montre par exemple que :
    – l’index de l’énergie accumulée dans les cyclones est très variable depuis 1950 et en diminution depuis le maximum de 2004-2005,
    – les sécheresses enregistrées depuis 1895 sont très variables, les plus importantes se situant en 1933 et 1954.

    Quand aux milliers de “scientifiques du GIEC”, on voit que le personnage ne connait rien du GIEC, de sa composition, de son fonctionnement et n’a jamais lu le moindre rapport du GIEC, ni même le moindre “résumé pour décideurs” (parfois différents des rapports complets sur des points essentiels).

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  • L’atmosphère se réchauffe depuis la fin du Petit âge de glace (PAG), soit depuis pratiquement trois siècles. On le voit avec l’évolution du niveau de la mer relevé à Brest depuis 1679, par périodes discontinues d’abord, et pratiquement sans interruption depuis 1807 au marégraphe de Brest, le plus ancien du monde.

    Les températures sont connues par mesure thermométrique depuis 1659 dans le centre de l’Angleterre. L’augmentation de la température entre 1690 et 1730 y est plus importante que celle relevée depuis 40 ans (Hadley Center du Met Office).

    N’oublions pas que lors de la dernière glaciation, le niveau de la mer était inférieur de cent-vingt mètres (120) à celui d’aujourd’hui. Nous savons avec certitude que ce n’est pas le CO2 produit par l’humanité de cette époque qui a causé le réchauffement climatique ayant mis fin à cette glaciation.

    En Alaska, le Glacier Bay National Park, très touristique, montre un recul des glaciers depuis 1780. Ce recul est plus important entre 1780 et 1860 qu’entre 1860 et 1960 – et beaucoup plus important que depuis 1960.

    D’un autre côté, Hiers-Brouage, au sud de La Rochelle, qui était port de commerce au 14e siècle, puis port de guerre au 16e et 17e siècle, se trouve maintenant à un km à l’intérieur des terres. Les dépôts d’alluvions continuent d’éloigner le rivage.

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  • Comme d’habitude vous racontez n’importe quoi.
    Quand on va sur le site du GIEC, on ne retrouve pas du tout la fourchette que vous indiquez.

    A.1. Human activities are estimated to have caused approximately 1.0°C of global warming above pre-industrial levels, with a likely range of 0.8°C to 1.2°C. Global warming is likely to reach 1.5°C between 2030 and 2052 if it continues to increase at the current rate. (high confidence) (Figure SPM.1) {1.2}

    Source : https://www.ipcc.ch/sr15/chapter/spm/

    Le GIEC donne une valeur de 1°C d’élévation avec une tolérance de +/- 20 % donc je trouve plutôt ça précis comme estimation.

    De plus, le GIEC a un haut niveau de confiance (high confidence) sur le fait que la température global atteindra 1.5°C entre 2030 et 2052 si les émissions de GES augmentent au rythme actuel.
    Donc dire QU’ILS NE SAVENT PAS, c’est raconter n’importe quoi !!!

    Le GIEC n’a jamais dit que les gaz à effets de serre étaient la seule cause du réchauffement.
    Mais il indiscutable qu’ils accélerent considérablement celui-ci avec des conséquences dramatique une fois que les 1.5°C seront atteint.

    Encore fois, ce phénomène est connu depuis 40 ans et il n’y a que des simplets pour nier ça encore aujourd’hui.

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  • En effet, le GIEC ne sait pas quel est le forçage radiatif du CO2.
    “The principal driver of long-term warming is total emissions of CO2 and the two quantities are approximately linearly related. The global mean warming per 1000 PgC (transient climate response to cumulative carbon emissions (TCRE)) is likely between 0.8°C to 2.5°C per 1000 PgC, for cumulative emissions less than about 2000 PgC until the time at which temperatures peak.” (AR5 WG1).

    Pour le GIEC, le réchauffement global moyen est probablement compris entre 0,8°C et 2,5°C pour 1000 PgC (pétagrammes de carbone), pour des émissions cumulées inférieures à 2000 PgC.
    Ce qui est bien une incertitude dans un rapport de un à trois.

    En fait, il s’agit un compromis entre diverses valeurs citées dans des simulations informatiques : 1°C to 2.1°C per 1000 PgC – 0.5°C to 2°C for 500 PgC – 1°C to 4°C per 1000 PgC – 1°C to 2°C per 1000 PgC – 1.3°C to 3.9°C per 1000 PgC – 1.4°C to 2.5°C per 1000 PgC – about 1.5°C per 1000 PgC – 0.8°C to 2.4°C per 1000 PgC – 0.7°C to 2.0°C per 1000 PgC – et aussi : 2°C to 4.5°C for climate sensitivity given in AR4 (version précédente).

    Tout n’est que modèles et simulations informatiques au GIEC. Selon la façon dont ceux-ci sont construits, les mêmes données en entrée donnent une multitude de résultats très différents et parfois contradictoires. Le GIEC ne sait pas et ne fait que rassembler différentes suppositions.

    Mais confrontés à la réalité, la grande majorité des modèles tombent à côté de la plaque. Et ces modèles informatiques sont en général incapables de reproduire le passé, ce qui est un test élémentaire de validité.

    Malgré une concentration de CO2 très différente entre ces périodes, la croissance de la température globale a été identique de 1910 à 1940 et de 1975 à 2005 (HadCrut, UAH …).

    Sans oublier que l’augmentation de la température entre 1690 et 1730 y est plus importante que celle relevée depuis 40 ans (Hadley Center du Met Office), malgré des concentrations de CO2 très différentes.

    Quoiqu’il en soit, si l’on se préoccupe de l’influence possible du CO2 provenant de la production d’électricité (20,4% des gaz à effet de serre pour l’électricité seule, en 2017) le nucléaire n’aura guère d’importance dans les trente ans à venir comparé aux renouvelables.

    Répondre
  • La culture, c’est d’abord connaître l’histoire, que cette connaissance provienne de sources écrites ou qu’elle soit reconstituée par la recherche scientifique.

    Ce ne sont pas les bavardages d’un site réchauffiste qui vont changer la réalité de l’histoire du climat. D’un autre côté, il n’est pas nécessaire de remonter à des millions d’années en arrière, comme certains le font de façon trop simpliste, pour montrer qu’il a fait plus chaud que maintenant à des époques relativement récentes. Les changements de température, comme l’élévation du niveau des mers, ont parfois été beaucoup plus rapides qu’au cours des dernières décennies.

    Comme cela a été noté dans les mesures de température globale, publiées par le Hadley Center du Met Office britannique (équivalent de Météo France), pour une même période de trente ans, l’augmentation de température a été aussi importante et rapide entre 1910 et 1940 qu’entre 1975 et 2005. Entre temps, la température globale a baissé de 1945 à 1975, faisant craindre un retour au petit âge glaciaire (presse des années 1970-75).

    L’importance et la vitesse de variation ont été aussi importante entre 1690 et 1730 dans le centre de l’Angleterre qu’au cours des 40 dernières années. Certains objecteront, à tort, que le centre de l’Angleterre n’est pas représentatif de la température globale.

    En effet, différents moyens (les proxies) montrent que des hausses aussi rapides de température ont été enregistrées en de nombreux endroits du monde, de façon très nette et redondante, bien qu’avec moins de précision.

    Si le Petit âge de glace (PAG) n’avait pas pris fin vers 1860, l’avancée des glaciers des Alpes aurait continué d’engloutir des villages, comme le montre une photographie du glacier d’Argentière, près de Chamonix, en 1860.

    Lorsque, avec la fonte actuelle des glaciers, on voir réapparaître des troncs et souches d’arbres datés de quelques siècles, c’est que le climat était plus chaud qu’aujourd’hui. Au Moyen-âge, les troupeaux passaient d’Italie en France par un col aujourd’hui recouvert de glace. Des documents d’époque indiquent que la cloche d’une église a été descendue dans la vallée car le village (que l’on retrouvera peut-être dans un siècle) était détruit par l’avancée du glacier.

    En Alaska aussi le retrait des glaces fait apparaître d’anciennes forêts, datées des optima (optimums) climatiques médiéval, romain ou de l’holocène.

    A noter qu’on parlait déjà du changement climatique en 1845, il y a 175 ans : “Des changements dans le climat de la France. Histoire de ses révolutions météorologiques.” Dr. Fuster, Paris 1845. Consultable sur le site de la BNF.

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  • La fin du dernier maximum glaciaire se situe vers 18.000 AP (18.000 ans avant le présent, fixé par convention à 1950 de l’ère commune EC). Le coeur de ce dernier maximum glaciaire se situant vers 22.000 AP.

    La fin de la glaciation alterne des périodes de refroidissement rapide (Dryas ancien, moyen, récent) et de réchauffement rapide (Bölling et l’Alleröd).

    A partir de 14.700 AP, la température de l’hémisphère nord se réchauffe de 22°F, soit 12°C (douze degrés centigrades) en cinquante ans (50 ans), ce qui fait 2,4°C par décennie : plus que depuis deux siècles. C’était au début du Bölling.

    “The ice core showed the Northern Hemisphere briefly emerged from the last ice age some 14,700 years ago with a 22-degree-Fahrenheit spike in just 50 years, then plunged back into icy conditions before abruptly warming again about 11,700 years ago.”

    https://www.colorado.edu/today/2008/06/19/greenland-ice-core-analysis-shows-drastic-climate-change-near-end-last-ice-age

    La température s’est ensuite refroidie, réchauffée, encore refroidie (Dryas récent) avant de se réchauffer jusqu’à maintenant avec des fluctuations moins importantes.

    Une étude du CNRS à Tahiti (corroborant une autre étude dans les Caraïbes) a par ailleurs montré qu’à partir de 14.650 BP (même époque), le niveau de la mer est monté de seize mètres (16 m) en 350 ans. Ce qui nous fait 46 mm (4,6 cm) par an en moyenne, pendant plus de trois siècles. Très nettement plus que de nos jours.

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  • Gibus, vous n’avez pas l’air très malin donc je vais vous aider un peu.

    Cliquez sur le lien ci-dessous et vous accéderez au document dont vous êtes censé avoir tiré tout votre baratin:

    https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_TS_FINAL.pdf

    Allez en page 25, et vous trouverez un tableau “components of radiative forcing” qui donnent le forcage radiatif pour tout les principaux GES sur le période 1750 – 2011 et qui s’exprime en W/m² quand on sait de quoi on parle.

    Pour le CO2 seul, le GIEC donne la valeur 1,68 W/m² avec une marge d’erreur de +/- 20%.
    Donc encore une fois, vous dites n’importe quoi quand vous dites que le GIEC ne sait pas.

    Plutôt que d’écrire votre baratin mensonger et qui est pathétique à lire tellement il est décousu, il suffit simplement d’aller lire la littérature mise à disposition par le GIEC qui elle a été faite par des gens compétent et qui font référence dans leur domaine.

    Par ailleurs, plutôt que d’écrire le GIEC ne sait pas dans un rapport de 1 à 3, on dit (quand on a pas l’esprit tordu comme vous) que le GIEC sait en donnant la valeur et la marge d’erreur.

    Perso, ça me plairait bien que le réchauffement climatique soit un mythe, au moins on entendrait plus parler de ces maudites éoliennes !!!

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  • Que lisons-nous ?
    https://www.ipcc.ch/site/assets/uploads/2018/02/WG1AR5_Chapter12_FINAL.pdf

    – page 1033 – … likely between 0.8°C to 2.5°C per 1000 PgC …

    “The principal driver of long-term warming is total emissions of CO2 and the two quantities are approximately linearly related. The global mean warming per 1000 PgC (transient climate response to cumulative carbon emissions (TCRE)) is likely between 0.8°C to 2.5°C per 1000 PgC, for cumulative emissions less than about 2000 PgC until the time at which temperatures peak.”

    – page 1108 – … tout cela n’est que des estimation variant dans un rapport de un à trois (ou 1 à 4) … basées sur des modèles informatiques …

    “Matthews et al. (2009) estimated the TCRE as 1°C to 2.1°C per 1000 PgC (TtC, or 1012 metric tonnes of carbon) (5 to 95%) based on the C4MIP model range (Figure 12.45a). The ENSEMBLES E1 show a range of 1°C to 4°C per 1000 PgC (scaled from 0.5°C to 2°C for 500 PgC, Figure 12.45d) (Johns et al., 2011). Rogelj et al. (2012) estimate a 5 to 95% range of about 1°C to 2°C per 1000 PgC (Figure 12.45e) based on the MAGICC model calibrated to the C4MIP model range and the likely range of 2°C to 4.5°C for climate sensitivity given in AR4. Allen et al. (2009) used a simple model and found 1.3°C to 3.9°C per 1000 PgC (5 to 95%) for peak warming (Figure 12.45g) and 1.4°C to 2.5°C for TCRE.

    En conclusion, le GIEC ne sait pas vraiment quelle est l’importance du CO2 dans le forçage radiatif, mais fait plus ou moins une moyenne d’estimations informatiques basées sur des méthodes différentes.

    Rien de nouveau ou de plus précis entre le premier et le cinquième rapport.

    Et au rythme où vont les choses, ce n’est toujours pas le nucléaire qui va “sauver le climat”.

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  • Je viens de lire vos propos avec intérêt. La variation du climat a toujours eu lieu dans le temps, plus ou moins vite avec une amplitude plus ou moins grande. Ce qui est nouveau aujourd’hui c’est que l’humanité par son déversement ininterrompu de GES dans l’atmosphère depuis maintenant 150 ans provoque une augmentation des températures inédite dans l’histoire sans pouvoir enclencher la marche arrière. De toute façon il va falloir se débarrasser de énergies carbonées qui sont en quantité limitée dans la croute terrestre. Pour simplement maintenir notre ”confort” de vie, il va falloir substituer toutes les énergies carbonées non recyclables par de l’électricité elle-même produite sans CO2.
    Si on fait quelques calculs pas très savants et même en installant plus de 2000 réacteurs nucléaires sur le terre, on sera très loin du compte pour satisfaire nos besoins en électricité. La seule manière de faire est de recourir massivement au ENR avec un peu de nucléaire. Oui le nucléaire aura une place, oui mais la place dominante sera occupée par les ENR et leur back up batteries.

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  • La logique de M. Brunet :
    C’est bien 6 g. en France puisque M. de Rugy, pronucléaire émérite l’a dit,
    et 12g. aux USA car c’est la médiane indiqué dans l’étude du GIEC qui comme chacun sait ne s’intéresse qu’aux USA.
    Circulez, y a rien à voir.

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  • D’habitude quand on annonce le résultat d’un sondage, on dit le nom de l’organisme spécialisé qui en est l’auteur.
    Mais dans des publications nucléophiles cela ne ferait pas sérieux de dire que c’est le résultat de leur propre sondage qui a consisté a interroger sa propre famille en mettant tout de même un peu d’opposition, toujours pour les même raisons de “sérieux”
    Il y a de quoi se rouler par terre de rire. Les nucléophiles toujours égaux à eux même, cultivant la passion du mensonge.

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  • L’institut ODOXA reprend le flambeau d’une conception pour le moins ambigüe du métier de sondeur, celle qui consiste à dégager les bons pourcentages pour les bons clients, au lieu de refléter l’opinion pays réel, lequel est un concept maurrassien comme chacun sait…
    à lire sur : https://www.ojim.fr/agence-odoxa-sondage-ou-influence/

    Monsieur mon client, je vais vous faire le sondage que vous voulez. Quelle proportion favorable voulez-vous obtenir pour la cause que vous défendez ?
    Eh bien, disons …. heu…. 59%, c’est pas mal non ?
    Oui, c’est parfait Monsieur L’ENERGEK, on s’en occupe.

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  • L’humanité déverse sans doute des gaz à effet de serre (pas seulement le CO2) en grande quantité dans l’atmosphère, mais ce n’est pas ce qui “provoque une augmentation des températures inédite dans l’histoire”, ou alors dans une proportion très incertaine malgré le discours ambiant.

    L’étude de la sortie de la dernière période glaciaire montre des variations de température et du climat bien plus intenses et rapides que celles des deux dernière siècles.

    L’intervalle des alternances et la rapidité du changement, davantage pour le réchauffement que pour le refroidissement montre qu’ils ne sont pas liés aux variations des divers cycles astronomiques de la terre (excentricité – obliquité – précession – nutation).

    Le dernier maximum glaciaire (maximum froid) remonte à 27.000 – 24.000 ans (AP). La température y était environ six degrés (6°C) inférieure à celle du 20e siècle.

    Le réchauffement a été interrompu par le Oldest Dryas (Dryas le plus ancien), entre 16.500 AP et 14.500 AP (avant le présent) environ. Celui-ci débute par un brusque refroidissement.

    Puis un réchauffement se produit avec le Bølling, de 14.650 AP à 14.000 AP (ou 14.600-14.100). Le réchauffement initial a été brutal, de 5°C en quelques dizaines d’années. Le niveau de la mer monte d’environ 16 m en 350 ans (45 mm/an).

    De nouveau un refroidissement avec le Dryas ancien (Older Dryas ou Dryas moyen), qui débute aussi par un brusque refroidissement.

    S’en suit un nouveau réchauffement avec l’Allerød, entre 13.900 AP et 12.900 AP.

    Un dernier refroidissement, celui du Dryas récent, période de 1.200 ans entre 12.850 à 11.650 AP, précède un réchauffement plus graduel jusqu’à nos jours (entrecoupé de période froides).

    D’une façon générale, les réchauffements sont beaucoup plus rapides que les refroidissements. La phase initiale est abrupte, suivie par une variation dont la vitesse décroît. La température peut varier de plusieurs degrés en quelques décennies.

    Les dates ne sont pas à prendre dans l’absolu et peuvent varier selon les études, mais l’ordre de grandeur reste.

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  • Selon une étude détaillée (citée par la NOAA, sauf erreur) comportant un tableau des températures dans un forage du Groenland sur 50.000 ans, la température a augmenté de 11°C (onze degrés) en deux cents ans (200) à la fin du Dryas récent. A l’intérieur de cette période a eu lieu une augmentation encore plus rapide de 5,3°C en 72 ans.

    Les “records” actuels ont été largement battus.
    Sur une aussi courte période (200 ans), les mouvements orbitaux de la Terre n’y sont pour rien.

    Sans trop remonter dans le temps et pour rester à une période assez bien connue, voyons quelle était la situation lors de l’Eémien, situé de 130.000 AP à 115.000 AP (avant le présent).

    La température y était d’environ 2°C (deux) supérieure à celle d’aujourd’hui, le niveau de la mer plus élevé de six à neuf mètres (6 à 9 m) et la teneur en CO2 de 280 ppm (parties par million). Pas plus de CO2 qu’à l’époque préindustrielle.

    L’importance éventuelle, sur le climat, de la position de la terre dans ses différents cycles astronomiques n’est pas clairement déterminée.

    A noter, comme le montrent les carottes de glace en Antarctique et au Groenland, que c’est l’augmentation de la température qui provoque l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère.

    La capacité de l’océan à contenir du carbone (CO2) dissous diminue avec la température, ce qui fait que l’océan libère du CO2 dans l’atmosphère lorsque la température globale augmente. Selon les études, le CO2 est en retard de 200 à 800 ans sur la température.

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  • N’importe quoi.

    Pour essayer à tout prix d’imposer votre point de vue, vous en êtes réduit à aller chercher des études qui datent de la préhistoire et qui ont été pondu par on ne sait qui.
    Quelles valeurs peut-on accorder à des études sur climat qui étudient des périodes datant de plusieurs millénaires.
    Sur des périodes aussi éloignées, il est impossible d’avoir des mesures fiables car les températures et conditions de l’époque sont évaluées de manière indirecte.

    Les études du GIEC sont fiables parce que faites sur des périodes récentes.

    “Selon les études, le CO2 est en retard de 200 à 800 ans sur la température”
    Quelles études ? Faites par qui ?
    Comment le CO2 émis par les humains pourrait être du à un réchauffement qui ne s’est pas encore produit si il en est la conséquence ?
    Du délire !!!

    Le GIEC qui est la référence en matière de climat établi avec une marge d’erreur de +/-20% le forçage radiatif du principaux GES sur les 2 siècles passés.
    Pour les prévisions futures, la marge d’erreur est plus grande, mais même en prenant l’hypothèse basse de réchauffement du GIEC, cela mène déjà à la catastrophe.
    Donc la précision, ne sert à rien en réalité.

    De plus, vous confondez tout, (les mesures de températures globales et locales, les mesures et les prévisons) du grand n’importe quoi pour embrouiller le monde.

    Encore une fois, la corrélation entre CO2 et réchauffement climatique est clairement établi.
    Le nier encore aujourd’hui est stupide !!
    Vous êtes tous seul dans votre délire !!

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  • On voit que la connaissance scientifique n’est pas aussi répandue que le bon sens n’est sensé l’être.

    Certains sont incapables de lire autre chose que les discours, souvent approximatifs et exagérés, autour du “réchauffement climatique” et du GIEC.

    Les mêmes sont incapables de comprendre ou même de lire une étude publiée (rarement en français) dans une grande revue scientifique.

    Alors, à quoi bon s’éterniser sur le bavardage insignifiant d’un ignorant !

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  • Les renouvelables ont de l’avenir et en particulier l’hydroélectricité en tête, comme actuellement. Tout à fait d’accord.

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  • Forcément puisque vous le dite…. et ça, c’est une preuve irréfutable.
    Mais j’aurais quand même préféré avoir les références de l’étude qui l’a déterminé et même autre chose que cet échange de courtoisie politiquement correcte entre le sénateur Longuet et le secrétaire d’état porte serviette de de Ruggy venu rassuré Monsieur Longuet et promettre de mettre aussi dans la base de donnée de l’ADEME la médiane du Giec que ces incultes de politiques ont confondus avec une moyenne, et qui…….. n’y figure toujours pas aujourd’hui.

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  • Concernant les études sur le réchauffement et spécifiquement pour les résultats issus des carottes glacières, bien distinguer l’effet local de l’effet global. Pour des carottes de la même époque on ne retrouve pas les mêmes variations dans l’article (Groenland) que dans l’antarctique, cela est dû aux effets locaux comme de probables débâcles glacières provenant le Canada, dont les grands lacs sont des résidus, avec les écoulements de lames d’eau douce sur la mer salée plus dense modifiant les courants marins, comme le Gulf Stream.

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  • Sans compter qu’avec 2000 réacteurs nucléaires on assèchera les ressources en uranium dans 25 ans au maximum. Ensuite son extraction des fonds de tiroirs restant couteront si cher que le combustible deviendra le poste le plus important dans l’analyse du coût de production de l’électricité produite, alors qu’aujourd’hui c’est le poste le plus faible à hauteur d’environ 5% seulement.

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