Contrainte par l’urgence climatique, la Pologne se tourne vers le nucléaire

Contrainte par l’urgence climatique, la Pologne se tourne vers le nucléaire

La Pologne a annoncé sortir progressivement du charbon pour s’engager massivement vers l’éolien offshore et, surtout, le nucléaire. Un investissement de 33 milliards d’euros, destiné à construire les premières centrales nucléaires polonaises, a d’ores et déjà été acté par les pouvoirs publics. Preuve qu’après de nombreux atermoiements, le pays semble enfin décidé à engager sa mue énergétique et sortir de sa dépendance au charbon qui, avec le lignite, représente encore 80 % de l’électricité consommée en Pologne.

 

La Pologne veut en finir avec la charbon-dépendance

 

Cette décision est imposée par les circonstances. En effet, aujourd’hui, la Pologne est l’un des principaux producteurs européens de charbon, occupant une triste seconde place, juste derrière l’Allemagne et loin devant la République Tchèque. Sur le continent, le secteur de la production de combustibles solides est très concentré, les trois principaux producteurs étant responsables de 74 ,1 % de la production globale. Ainsi, en 2019, l’Allemagne a produit 145 Mégatonnes (Mt) de charbon et lignite, soit 34,7 % de la production européenne globale. La Pologne, avec 121 Mt, en est à l’origine de 29 %. Loin derrière, la République Tchèque, avec 44 Mt, est responsable de 10,4 % de la production européenne.

Un trio de tête que l’on retrouve pour la consommation intérieure brute de combustibles solides, signe que la production de charbon et lignite répond avant tout à la demande domestique. Les Allemands, avec 31,9 % de la consommation européenne, sont les principaux consommateurs de charbon, devant les Polonais, avec 22,6 % et les Tchèques (7,2%).

Problème, les pays producteurs et consommateurs de charbon ont des émissions de CO2 systématiquement supérieures à la moyenne européenne. Selon les données fournies par la Commission européenne, la moyenne de l’UE s’établit à 8,7 tonnes de CO2 par habitant en 2018. En Pologne, par exemple, ce taux grimpe à 11 T/h, là où il atteint 12,2 T/h en République Tchèque et 10,7 T/h en Allemagne. Si, avec ses 38 millions d’habitants, la Pologne n’abrite que 8 % de la population globale de l’Union européenne, elle est à l’origine de 10,3 % des émissions de CO2 du continent. Juste devant la France, dont les habitants représentent pourtant 15 % de la population européenne, qui bénéficie d’une production électrique largement orientée vers le nucléaire.

 

Le Covid-19 : un accélérateur de la transition énergétique polonaise

 

Signe de la dépendance polonaise à la production de combustibles solides, l’accord sur la neutralité carbone, décidé par l’ensemble des pays européens en décembre 2019 et aspirant à faire de l’Europe le premier continent neutre sur le plan climatique d’ici 2050, a été signé sans la Pologne, qui devrait bénéficier de plus de temps. Un accord dont l’aboutissement a été le fruit d’une longue bataille entre pays dépendants au charbon et pays d’Europe de l’Ouest, dont les capacités financières autorisent la transition vers des modes de production bas-carbone. Une coalition, composée de cinq pays d’Europe de l’Est producteurs -et consommateurs- de houille, avaient, au début, refusé l’accord. Parmi eux, évidemment, la Pologne qui fut, à terme, le seul pays à maintenir ses positions.

En Pologne, l’épisode du Covid-19 a été l’un de ces fameux cygnes noirs accélérateurs de l’Histoire. Si le changement climatique et la facture toujours plus forte liée aux émissions de gaz à effet de serre ont, sans doute, encouragé le revirement polonais, la baisse de la demande pendant les différents épisodes de distanciation sociale a très fortement impacté l’industrie charbonnière polonaise. En juillet, le champion national du charbon, PGG, annonçait avoir d’ores et déjà perdu 611 millions d’euros de revenus, tout en prévoyant un plan social devant aboutir au licenciement de 8000 personnes. De quoi accélérer la mutation énergétique du pays.

« Nous disions que le charbon était notre atout et le garant de notre sécurité énergétique. Nous disions que la politique de sortie du charbon était une erreur. Aujourd’hui, en raison de ce qui se passe autour de nous, nous devons réviser ces affirmations » a même reconnu Jacek Sasin, ministre polonais des Actifs de l’État, dans un entretien en forme de mea culpa accordé au quotidien Diznnik Gazeta Prawna.

 

33 milliards d’euros pour le nucléaire, 29 pour l’éolien offshore

 

Le plan polonais, d’ores et déjà annoncé dans ses grandes lignes, prévoit un investissement de 33 milliards d’euros pour le nucléaire, dont les premiers réacteurs devraient être livrés et opérationnels d’ici 2033. En parallèle, 29 milliards d’euros ont vocation à engager le pays vers l’éolien offshore, à l’horizon 2040.

En France, malgré la fermeture de Fessenheim, le nucléaire demeure au cœur des priorités gouvernementales. L’atome est désormais intégré au plan de relance vert gouvernemental, avec un budget dédié de 470 millions d’euros. Symbolique certes, par rapport à l’enveloppe globale de 30 milliards, mais signe que l’énergie nucléaire est, pour le gouvernement français, pleinement intégrée à la transition énergétique. Une vision qui embrasse aussi celle portée par une large partie des scenarii décrits par le GIEC pour maintenir un volume d’émissions de CO2 permettant de limiter le réchauffement climatique en-deca des 1,5 ° C, considérant le nucléaire comme un atout essentiel dans la lutte contre le réchauffement climatique.

 

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
sam 10 Juin 2017
Si les nouvelles directives européennes et gouvernementales réglementant l'exploitation des rivières dans le sens d'une protection croissante de la biodiversité, contraignent logiquement le développement de la filière hydroélectrique, les canalisations artificielles offrent quant à elles un potentiel certain pour l’installation…
mar 17 Juin 2014
Alstom a annoncé la signature d'un contrat avec la société brésilienne spécialisée dans les énergies renouvelables CPFL Renováveis. Cet accord, qui marque la première collaboration entre les deux entreprises dans le domaine de l'énergie éolienne, porte sur la fabrication, l'installation…
mar 10 Juin 2014
L'électricien français EDF a officialisé mercredi 4 juin la commande de deux turbines hydroliennes auprès du groupe français DCNS. C'est via sa filiale OpenHydro que ce constructeur naval, également spécialisé dans le secteur de l'énergie, fournira ces deux turbines à…
jeu 11 Juin 2015
Le Département de l'Energie américain a annoncé le vendredi 5 juin dernier l'investissement de plus de 60 millions de dollars via des bourses de financement dans des programmes de recherche et d'amélioration des infrastructures de la filière nucléaire. Une initiative…

COMMENTAIRES

  • Malgré tout son nucléaire, la France ne fait pas mieux que le Portugal, sans nucléaire, pour ses émissions de GES par habitant.

    La Pologne voudrait mettre en service un premier réacteur nucléaire en 2033, puis cinq autres à raison d’un réacteur tous les deux ans entre 2035 et 2043. Chaque réacteur aurait de 1 à 1,5 GW de puissance, en mesure de produire de 7,8 à 11,7 TWh par an au maximum.

    Mais la Pologne a mieux à faire, pour un moindre coût et pour une mise en oeuvre plus rapide avec les énergies renouvelables.
    L’éolien est très intéressant en mer Baltique, avec un facteur de charge important et un coût de production de l’électricité compétitif, comme on le voit avec les parcs allemands.

    Le solaire photovoltaïque n’est pas à négliger non plus en Pologne. Une centrale photovoltaïque de 65 MW, sans subventions, devrait d’ailleurs entrer en service à la fin de l’année 2020. Chez son voisin, une centrale solaire de 187 MW est en construction près de Berlin, sans aucune subvention aussi.

    En Grande-Bretagne, la production d’électricité par le charbon a baissé de 143 TWh à 7 TWh en sept ans, entre 2012 et 2019. Cette diminution de 136 TWh a été compensée en partie par le gaz (+32 TWh) mais surtout par les énergies renouvelables (+80 TWh), le nucléaire ayant baissé de 14 TWh. La production totale a baissé elle aussi, tout comme la consommation.

    Pour ce qui est du GIEC, quelques scenarios seulement donne une importance au nucléaire, alors que la plupart des scenarios accordent de l’importance aux énergies renouvelables.

    Répondre
  • Pas vraiment d’accord. D’abord le GIEC indique clairement que sans développement du nucléaire on n’atteindra pas l’objectif de limitation du réchauffement du climat.
    Mais surtout l’éolien, même offshore, reste une énergie aléatoire, qui peut tomber à 0 pendant une longue période lors d’un anticyclone. Ce qui impose de disposer d’un parc “pilotable” (fossile, nucléaire ou hydraulique) dimensionné pour assurer la totalité des besoins du pays en toutes circonstances ; le charbon disparaissant et la géographie du pays ne permettant guère l’hydraulique, il ne reste que le nucléaire.
    Et quand vous disposez d’un outil pilotable capable de répondre au besoin, pourquoi s’encombrer d’éolien intermittent qui devient inutile ?
    De plus si on se réfère à la France, l’éolien offshore reste bien plus cher que le nouveau nucléaire (je ne parle même pas du nucléaire historique en fonctionnement).

    Répondre
  • Les nucléophiles ne manquent pas d’accommoder à leur sauce les points de vue du GIEC, pour faire croire que celui-ci voit dans le nucléaire un sauveur du climat. Mais, il n’a jamais dit que l’objectif ne serait pas atteint sans développement du nucléaire. Plusieurs scénarios donnent au contraire une disparition du nucléaire en 2050.

    La réalité est beaucoup plus nuancée et n’est pas en faveur du nucléaire. Le groupe 3 (wg3) du GIEC (IPCC) s’occupe des actions possibles relatives au climat et le nucléaire n’est pas particulièrement favorisé, au contraire. On peut lire ce qu’il écrit dans son résumé technique ( ipcc_wg3_ar5_technical-summary.pdf ). Pourtant, en 2014, date du rapport AR5, les énergies renouvelables n’avaient pas encore donné toute la mesure de leur potentiel et de leur compétitivité économique.

    “Barriers and risks associated with an increasing use of nuclear energy include operational risks and the associated safety concerns, uranium mining risks, financial and regulatory risks, unresolved waste management issues, nuclear weapon proliferation concerns, and adverse public opinion (robust evidence, high agreement)” : Les obstacles et les risques liés à une utilisation accrue de l’énergie nucléaire comprennent les risques opérationnels et les problèmes de sécurité associés, les risques des mines d’uranium, les risques financiers et réglementaires, les questions non résolues de gestion des déchets, les problèmes de prolifération de l’arme nucléaire, et une opinion publique défavorable (preuves solides, accord élevé).

    “Investigation of mitigation scenarios not exceeding 580 ppm CO2eq has shown that excluding nuclear power from the available portfolio of technologies would result in only a slight increase in mitigation costs compared to the full technology portfolio.” : Les investigations des scénarios d’atténuation n’excédant pas 580 ppm de CO2eq ont montré qu’EXCLURE LE NUCLEAIRE du portefeuille de technologies disponibles résulterait en SEULEMENT UNE FAIBLE AUGMENTATION DES COUTS d’atténuation comparé au portefeuille de toutes les technologies.

    En 2018, le GIEC dit que les énergies renouvelables produiraient de 70% à 85% de l’électricité en 2050 (haute confiance) : “renewables are projected to supply 70–85% (interquartile range) of electricity in 2050 (high confidence)”

    Les coûts de production de l’éolien en mer (offshore) ont beaucoup baissé en quelques années. En Grande-Bretagne, le dernier appel d’offres donne un coût de 40-42£/MWh pendant 15 ans contre 92,5£/MWh pendant 35 ans pour le nucléaire EPR, le tout en monnaie de 2012.

    En France, le dernier appel d’offre, pour Dunkerque, est à 44€/MWh pendant 20 ans, contre 110 à 120€/MWh pour l’EPR, à vie, selon la dernière estimation de la Cour des Comptes. Pour le nucléaire ancien, la Cour estimait un coût de production de 62,6€/MWh en 2014.

    Pour les grandes centrales photovoltaïques au sol, en France, le coût évolue entre 52 et 60€/MWh lors des appels d’offres des trois dernières années.

    Aussi bien en Espagne qu’en Allemagne et en Grande-Bretagne, on trouve de grands parcs photovoltaïques en construction sans aucune subvention (mais sans les complications que l’on rencontre en France). Au Portugal, on a de facto des subventions négatives : il faut payer pour avoir le droit d’injecter de l’électricité solaire sur le réseau (dernier appel d’offres).

    Répondre
  • €Gibus
    Pourquoi user d’arguments fallacieux dans vos commentaires.
    Entre autres :
    – Vous devriez vous informer sur les tarifs de rachats pour l’éolien en mer. Les 44 €/MWh pour Dunkerque ont été obtenu par la contrainte du gouvernement, l’Etat Français étant actionnaire majoritaire dans EDF E.N. qui a obtenu le contrat. En cas de déficit, ce sont les contribuables qui paieront.
    https://ec.europa.eu/competition/state_aid/cases1/201933/269222_2088484_174_2.pdf
    – Sur le Portugal, vous avez tout faux. La comparaison ne tient pas. Le KWh électrique est beaucoup plus carboné qu’en France. La comparaison entre les émissions carbone des deux pays est un autre sujet. https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/05/06/electricite-et-co2-le-tableau-europeen/ et le KWh électrique TTC est beaucoup plus cher pour les consommateurs Portugais. De plus, les installations éoliennes et solaire ont largement été subventionnées par l’U.E. au nom de la mise à niveau de ce pays.

    Répondre
  • €Gibus
    Pourquoi user d’arguments fallacieux dans vos commentaires.
    Entre autres :
    – Vous devriez vous informer sur les tarifs de rachats pour l’éolien en mer. Les 44 €/MWh pour Dunkerque ont été obtenu par la contrainte du gouvernement, l’Etat Français étant actionnaire majoritaire dans EDF E.N. qui a obtenu le contrat. En cas de déficit, ce sont les contribuables qui paieront. Pour les sites en Atlantique, les tarifs de rachat sont bien supérieurs à ceux annoncés pour un EPR.
    https://ec.europa.eu/competition/state_aid/cases1/201933/269222_2088484_174_2.pdf
    – Sur le Portugal, vous avez tout faux. La comparaison ne tient pas. Le KWh électrique est beaucoup plus carboné qu’en France. La comparaison entre les émissions carbone des deux pays est un autre sujet. https://www.lemonde.fr/blog/huet/2019/05/06/electricite-et-co2-le-tableau-europeen/ et le KWh électrique TTC est beaucoup plus cher pour les consommateurs Portugais. De plus, les installations éoliennes et solaire ont largement été subventionnées par l’U.E. au nom de la mise à niveau de ce pays.

    Répondre
  • €Gibus
    Pourquoi user d’arguments fallacieux dans vos commentaires.
    Entre autres :
    – Vous devriez vous informer sur les tarifs de rachats pour l’éolien en mer. Les 44 €/MWh pour Dunkerque ont été obtenu par la contrainte du gouvernement, l’Etat Français étant actionnaire majoritaire dans EDF E.N. qui a obtenu le contrat. En cas de déficit, ce sont les contribuables qui paieront. Pour les sites en Atlantique, les tarifs de rachat sont bien supérieurs à ceux annoncés pour un EPR.
    https://ec.europa.eu/competition/state_aid/cases1/201933/269222_2088484_174_2.pdf
    – Sur le Portugal, vous avez tout faux. La comparaison ne tient pas. Le KWh électrique est beaucoup plus carboné qu’en France. La comparaison entre les émissions carbone des deux pays est un autre sujet. Le KWh électrique est beaucoup plus cher pour les consommateurs Portugais. De plus, les installations éoliennes et solaire ont largement été subventionnées par l’U.E. au nom de la mise à niveau de ce pays.

    Répondre
  • Les contribuables ne risquent pas de payer un supposé déficit d’EDF dans le cadre de l’éolien en mer à Dunkerque et le groupement auquel participait EDF n’a pas gagné l’appel d’offre au moyen d’une prétendue contrainte pour donner un prix bas.

    Le prix n’est d’ailleurs qu’un élément d’appréciation dans tous les appels d’offres, même s’il est sans doute le plus important. Pour Dunkerque, le tarif moyen proposé par les huit candidats a été de 51€/MWh et cinq des candidats ont proposé un prix entre 44 et 51€/MWh. Le second était à 47,5€, le plus cher à 61€.

    Chacun sait que le montant attribué pour les précédents appels d’offres était bien plus élevé, car la technologie était moins avancée à l’époque, parce qu’il a fallu prendre en compte le coût de construction des usines en France (sans garantie de projets à venir en France par la suite), à cause des obstacles systématiques de certains qui entraînaient des frais et des retards …

    Pour donner une idée de la baisse rapide des coûts de l’éolien en mer, il suffit de regarder du côté des appels d’offres britanniques : 120£ et 114£/MWh en 2015 selon la date de mise en service, puis 75£ et 58£/MWh en 2017 et 40£ ou 42£/MWh en 2019 selon la date et le lieu de mise en service.

    L’article fait référence aux émissions de GES par habitant dans trois pays. On peut en ajouter pour voir que ces émissions/habitant sont équivalente au Portugal et en France (7,2 tCO2eq/h).

    Ce qui est un autre sujet, ce sont les émissions concernant la production d’électricité. Les données ne sont disponibles que jusqu’en 2017. On peut donc par exemple comparer quelques pays en tenant compte de la proportion de nucléaire dans leur production d’électricité en cette année 2017.

    Le Portugal, avec 350 gCO2/kWh et sans nucléaire fait mieux que la Tchéquie avec 438 gCO2/kWh malgré 33,1% de nucléaire dans son électricité. Le Danemark, avec 148 gCO2/kWh et sans nucléaire fait mieux que la Belgique avec 176 gCO2/kWh et 49,9% d’électricité nucléaire et la Hongrie avec 253 gCO2/kWh et 50,0% de nucléaire. Avec seulement 9 gCO2/kWh pour 39,6% de nucléaire, la Suède fait mieux que la France avec ses 67 gCO2/kWh pour 71,6% de nucléaire (sources Europa et IAEA).

    Pour les consommateurs de la tranche moyenne (2.500 à 5.000 kWh/an), premier semestre de 2019 (le dernier corrigé), le prix hors taxes était légèrement inférieur au Portugal comparé à la France et le prix TTC n’était supérieur que de 21%.
    Mais on voit qu’avec tout son nucléaire, la Belgique a un prix hors taxes (19,5 c€/kWh) bien supérieur à celui du Danemark (10,8 c€/kWh) alors que le prix TTC n’est guère différent : 23,5 et 23,9 c€/kWh).

    Enfin, si le Portugal reçoit des subventions de l’Europe au même titre que la France et selon les mêmes règles, aucune installation éolienne ou solaire n’a été subventionnée. Dans chaque cas, il s’agit d’appels d’offres. Si les coûts sont moins élevés qu’en France, c’est qu’il y a davantage de vent et de soleil.

    Répondre
  • @Gibus
    Un coup d’œil sur le tableau ci-après. Ce soir dimanche 27 septembre, le Portugal importe plus de 45 % de son électricité de l’Espagne. En comparaison avec la France, voir un tel pays que je connais bien parsemé d’autant d’éoliennes et avoir un résultat aussi mauvais (prix élevé du KWh électrique TTC, faible autonomie en électricité et fort contenu carbone), c’est assez déplorable. Encore plus si on compare les PIB relatifs de ces deux pays. https://www.electricitymap.org/zone/PT Le cas des autres pays que vous citez et comparez n’a rien à voir avec le sujet.

    Répondre
  • Certains sont spécialistes de la cueillette des cerise, méthode plus connue sous le terme de “cherry picking”. Ce qui montre la faiblesse de leurs arguments.

    Car on pourrait tout aussi bien dire que le 23 septembre, un mercredi, le Portugal n’a importé que 0,8 MWh et exporté 21,4 MWh, soit un solde exportateur de 20,6 MWh.

    De façon plus sérieuse, on constate que depuis le début du mois de septembre jusqu’au 27 à minuit, le Portugal a importé 331,1 MWh et exporté 436,9 MWh, soit un solde exportateur de 103,1 MWh.

    Selon les jours, les mois et les années, le Portugal a un solde plus ou moins importateur ou exportateur.

    Ce qu’il faut retenir aussi, c’est que le Portugal aura fermé sa dernière centrale au charbon en 2021, avant la France donc.

    Pour les autres pays cités, cela relativise bien l’argument utilisé par les adorateurs du nucléaire qui omettent toujours de parler de la situation dans d’autres pays très nucléarisés.

    Répondre
  • Le Portugal est cependant très dépendant de l’Espagne ( même avec un solde exportateur positif) et l’arrêt du charbon le rendra encore plus dépendant. Malgré tous ses effort et son important parc hydraulique, les émissions de CO2 sont plus élevées qu’en France avec un PIB par habitant beaucoup plus faible. Toutes ces tergiversations sur le sujet ne servent finalement à rien. https://www.electricitymap.org/zone/PT?page=highscore&solar=false&remote=true&wind=false&countryCode=PT

    Répondre
  • @ Studer
    Aucun problème, avec 8,4% de biogaz dans le mix électrique vous disposez d’un mois d’ENR pilotable (beaucoup plus souple que le nucléaire) par an.

    C’est curieux, c’est exactement ce dont disposent les allemands dans leur mix électrique

    Répondre
  • @Dan,
    Oui et depuis 15 jours on a importé massivement tous les jours depuis l’Allemagne jusqu’au 1/4 de ce que produisait notre parc nucléaire, heureusement, la semaine dernière malgré notre squelettique parc éolien de 6500 mats, cela a tempéré ce que nous avons dû importer car nos moulins ont produit à eux seuls plus du tiers de ce qu’était capable de fournir l’ensemble de notre parc nucléaire…. Vous n’avez pas dû le remarquer sans doute

    Répondre
  • @Rochain
    Mr. Rochain ignore que lors des pointes d’importations de la France, voisines de 5900 MW les 18 et 21 septembre autour de 14 h, la production éolienne en Allemagne était insignifiante et les centrales thermiques conservées en nombre dans ce pays ont contribué à l’équilibre des réseaux européens avec une niveau d’émissions de CO2 très importante (plusieurs fois celles de la France).https://energy-charts.info/charts/power/chart.htm?l=fr&c=DE&source=all&stacking=stacked_absolute_area&timezone=user&week=38

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.