La transition énergétique, la grande question des élections européennes

La transition énergétique, la grande question des élections européennes

L’Union européenne revendique être l’un des poumons de la transition énergétique mondiale. Une présentation qui n’est pas galvaudée, mais qui cache des développements très disparates en fonction des Etats membres. Invitée par BFM le 31 mars 2019, l’ex-ministre Nathalie Loiseau souhaite néanmoins défendre une Europe écologique pour les élections du 26 mai 2019 !

Des EnR à l’évolution contrastée

La transition énergétique est une nécessité comprise de beaucoup, mais qui reste confrontée à des obstacles de taille. Le développement des énergies renouvelables sur le continent européen, par exemple, enregistre une évolution contrastée. Selon Eurostat, l’Office européen des statistiques, les pays scandinaves sont les plus performants pour les énergies vertes. Dans le classement publié en février 2019, la Suède arrive à la première place, avec 54,5 % de l’énergie produite à partir de renouvelables (hydroélectricité en tête). La Finlande et la Lettonie complètent le podium européen, suivis du Danemark. Ces pays relèguent loin derrière le Luxembourg ou les Pays-Bas, dont la part des EnR dans la consommation finale brute d’énergie est respectivement de 6,4% et 6,6%.

Ces chiffres publiés par Eurostat pour l’année 2017 mettent aussi à mal la position de la France. Interrogée ce week end sur ce sujet, Nathalie Loiseau, candidate LREM aux européennes 2019, plaidait pour une banque dédiée au climat. Selon elle, il faut créer “une banque européenne du climat pour pouvoir financer massivement ce dont nous avons besoin“. Lors de l’émission BFM politique du 31 mars 2019, elle précise par ailleurs : “en France, on est en retard sur les renouvelables, parce qu’on cherche des financements, parce que le système bancaire est frileux“.

Le financement de la transition énergétique par les écotaxes ou le crowdfunding ?

En effet, la transition énergétique à l’échelle européenne nécessite d’importants financements. Une question impossible à éluder… Dernier exemple en date en France : la crise des gilets jaunes, née d’une volonté d’augmenter la taxe sur les carburants émetteurs de CO2. Toutefois, la scientifique du GIEC, Valérie Masson-Delmotte, se montre plus positive en décryptant les premiers enseignements du Grand Débat. La chercheuse de l’IPSL indique ainsi que 94% des Français pensent pouvoir contribuer à la protection de l’environnement. Peut-être que certains citoyens seront ainsi amenés à financer le développement des ENR, notamment via le crowdfunding ? D’après le Baromètre 2018 de l’association Financement Participatif France (FPF) et KPMG, les ENR ont effectivement le vent en poupe…

A l’échelle européenne, la question du financement de la transition énergétique a notamment été posée lors de la COP24 en Pologne. Avec l’émergence du hashtag #JustTransition et parallèlement la création de la High Ambition Coalition, on perçoit bien que ces enjeux sont sensibles. Et alors que des divergences persistent entre les candidats, la transition énergétique sera donc probablement la grande question des élections européennes prévues le 26 mai 2019.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • La Transition Energétique, ce n’est pas les éoliennes que l’on voit sur la photo. Au mieux c’en en est un tout petit bout ! Car dans l’esprit des écolo politiques, les éoliennes sont le symbole d’une électricité “propre” et renouvelable : or, ces éoliennes utilisent des masses de cuivre bien supérieures à celles des centrales classiques, des matériaux rares (terres dites rares venues de Chine) et imposent de couler des milliers de m3 de béton armé pour les fondations qu’il est quasiment impossible de retirer du sol. De plus, l’électricité produite est très intermittente car disponible seulement en cas de vent, avec des variations aléatoires : on ne peut l’insérer dans un réseau qu’à raison de 30 % au max.
    Si cette électricité se substitue à des centrales au charbon ou au gaz, c’est un peu de pollution d’évitée, mais c’est loin d’être la solution ! Et surtout c’est très cher, si on tient compte des subventions versées aux producteurs.
    Enfin, en France c’est totalement absurde : il n’y a pratiquement plus de centrale au charbon, l’électricité provenant de l’hydraulique et du nucléaire, énergie sans carbone et à prix imbattable.

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  • @Mme Loiseau
    Point n’est besoin d’une banque européenne (alimentée par qui ??? et par quoi ???) pour financer la transition. Car en France, ce dont on a besoin, ce n’est pas de financer des éoliennes ou des panneaux solaires quand on a de l’hydraulique et surtout du nucléaire qui n’émettent pas de CO2. Or depuis le précédent gouvernement, on a engagé 121 milliards d’€ (excusez du peu !) pour subventionner ces énergies inutiles qui grèvent notre pouvoir d’achat, car ces milliards nécessitent de taxer les consommateurs (CSPE + taxe carbone).
    LA SOLUTION : stoppons les subventions à l’éolien et au solaire comme l’ont fait les espagnols par ex. et réorientons cette masse d’argent, sans besoin d’une banque de plus, vers les aides à l’isolation des logements et au remplacement des véhicules par des véhicules propres.
    Et nous verrons ENFIN nos émissions de CO2 décroître sans avoir besoin de lever de nouvelles taxes ni de créer une banque de plus.

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