Open data : de plus en plus de données accessibles sur l'énergie

Open data : de plus en plus de données accessibles sur l’énergie

open data enedis

Bien qu’il favorise l’open data, ce n’était sûrement pas la disposition la mieux connue de la loi de transition énergétique. L’article 179 prévoit pourtant que les gestionnaires de réseaux mettent effectivement à disposition les données locales d’énergie. Une mesure qui commence à porter ses fruits. L’an dernier les 170 distributeurs français d’électricité et de gaz ont décidé de se regrouper au sein d’une agence commune pour constituer un guichet unique de l’open data. De son côté, l’ADEME vient d’annoncer la création d’une nouvelle rubrique open data sur son site Internet. À l’heure de l’émergence des smart grids, la question du partage des données dans le secteur de l’énergie est absolument centrale. Tandis que les initiatives se multiplient, dans quelles mesures l’open data peut-il vraiment améliorer les politiques publiques de l’énergie ? Du partage de l’information, à l’implication des acteurs concernés, ces outils pédagogiques peuvent avoir de multiples intérêts…

Interpréter plus facilement les données

Dans le but de rendre l’interprétation des données sur l’énergie plus simple, le ministère de la Transition écologique a organisé un concours de datavisualisation de données locales. L’objectif était notamment d’encourager les entités émettrices de données à les présenter de la manière la plus accessible possible pour le grand public et pour les collectivités.

Alors que les lauréats ont été désigné le 13 octobre 2018, les participants ont tous contribué à apporter une meilleure connaissance de la consommation d’énergie des territoires, à aider les collectivités à établir leurs diagnostics et à mieux communiquer auprès du grand public. Parmi les start-up lauréates du concours, on peut citer InterMezzo qui a conçu un outil en ligne qui rend accessible « de manière simple et ergonomique, les principales données de consommation et de production d’énergie à l’échelle de l’EPCI ».

L’un des principaux enjeux de l’open data est d’être en mesure de présenter une grande quantité de données afin de faciliter leur exploitation. L’open data constitue donc un outil de planification très intéressant, notamment pour les collectivités locales et les gestionnaires de parcs immobiliers. La création de nouveaux outils numériques exploitant les données leur permettra par exemple de mettre en œuvre des opérations d’efficacité énergétique plus facilement.

Un nouveau portail open data sur le site de l’ADEME

Agence gouvernementale, l’ADEME contribue activement à ce mouvement de généralisation de l’accessibilité aux données voulue par la loi de transition énergétique. En effet, le 12 octobre 2018, elle a officialisé la création d’une nouvelle rubrique sur son site Internet entièrement dédiée à l’open data.

Vous y retrouverez ainsi les données issues des études, des rapports et des enquêtes d’opinion de l’agence, sur des thèmes comme la performance énergétique, les déchets, l’emploi dans le secteur de l’efficacité énergétique, les aides financières, ou encore un extrait de la Base Carbone de l’ADEME. Cette rubrique est destinée a être enrichie au fil du temps.

« Grâce à cette mise à disposition libre, gratuite et facile d’accès des données, toutes les parties prenantes de la TEE peuvent mieux progresser dans leur démarche environnementale », indique l’ADEME. C’est aussi l’occasion de « mieux répondre aux besoins des décideurs publics, des opérateurs économiques privés et publics, des associations et des citoyens ».

L’ORE, une agence qui regroupe 170 distributeurs d’électricité et de gaz

Quelques mois auparavant, c’est l’agence ORE (opérateurs de réseaux d’énergie) qui avait lancé une plateforme regroupant des données sur l’énergie. Facile d’utilisation, elle permet par exemple de connaître la consommation d’électricité et de gaz par commune, par secteur d’activité et par distributeur d’énergie.

Depuis 2017, l’agence regroupe donc les données fournies par les gestionnaires de réseau. La responsable open data de l’agence, Francesca Carossio, rendra ainsi prochainement accessible un nouveau jeu de données avec la consommation d’électricité et de gaz en 2017.

En France, Enedis, anciennement ERDF, est un pionnier dans le domaine de l’open data. Le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité proposait l’accès à ses données dès 2015, soit au total une soixantaine de jeux de données. Parmi ceux qui intéressent le plus, figurent notamment le bilan électrique national au pas demi-heure, la consommation électrique annuelle à la maille commune, ou encore les coefficients des profils qui reflètent « la façon dont un client moyen consomme ou produit l’électricité au cours du temps ».

Crédit photo : rawpixel

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Ouais…
    Ces données doivent probablement permettre de mieux comprendre combien, où on consomme et comment, mais qui est en capacité de bien les exploiter et d’en tirer profit ?
    Les particuliers et collectivités locales ? pas assez “calées” sur le sujet
    Les entreprise privées du secteur énergétique ? Certainement, mais au bénéfice de qui ? De leurs clients ou d’elles-mêmes ? Je laisse chacun répondre.
    Seule une entreprise de Service Public comme l’était EDF (devenue EDF SA et éclatée entre EDF, Enedis, RTE…) était capable d’exploiter de telles données au bénéfice de la collectivité.
    Il est malheureusement prévisible que ces données vont maximiser les profits des opérateurs privés qui cherchent à concurrencer EDF (en profitant légalement de 25 % de sa production nucléaire à prix coûtant !! scandale…), et la perte de pouvoir d’achat des consommateurs d’électricité.
    Cela s’ajoutera à l’autre anomalie (légale aussi) des subventions publiques à l’éolien et au solaire au nom de la Transition Énergétique (alors que ces énergies ne font pas économiser le moindre gramme de CO2 !) et au fait (méconnu) que les producteurs éoliens et solaires sont prioritaires pour vendre leur électricité au gestionnaire de réseau, même quand on n’en a pas besoin !
    Avec toutes ces distorsions, pas étonnant que la France se désindustrialise et dévisse dans le classement des grandes nations.

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