Pompes à chaleur : pourquoi un tel plébiscite des Français ?

Pompes à chaleur : pourquoi un tel plébiscite des Français ?

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Discrètes dans le paysage médiatique français, les pompes à chaleur n’en sont pas moins plébiscitées par nos concitoyens. La PAC se classe au troisième rang des systèmes d’énergies renouvelables derrière l’insert bois et le poêle à bois. L’engouement des Français ne se dément pas et le marché pourrait même s’accroître fortement au cours des prochaines années si la lutte contre le réchauffement climatique devient plus que jamais une priorité du gouvernement et de chaque citoyen.

La démission inattendue de Nicolas Hulot provoquera-t-elle l’électrochoc espéré par Nicolas Hulot, désormais ex-ministre de la Transition écologique et solidaire ?  Rien n’est certain, mais ce geste aura au moins le mérite de donner un peu de visibilité à la transition énergétique et aux moyens d’y parvenir rapidement. Une course contre la montre est lancée et certains dispositifs ont déjà une longueur d’avance. Parmi eux, les pompes à chaleur (PAC) ne font pas beaucoup de bruit, mais les chiffres montrent qu’elles ont déjà séduit beaucoup de Français désireux de contribuer à la lutte contre le réchauffement climatique.

Des Français enthousiastes vis à vis des pompes à chaleur…

Aujourd’hui, près de trois millions (dont deux millions en France) de logements et de bureaux sont équipés de pompes à chaleur. Les Français (et les Européens dans une moindre mesure) sont attirés par ce dispositif qui permet de faire des économies d’énergie (en divisant jusqu’à quatre la facture d’électricité), le tout en ayant un impact positif sur les émissions de CO2. Selon le 8e Baromètre annuel OpinionWay réalisé pour Qualit’EnR, la pompe à chaleur constitue donc le dispositif préféré des Français avec 81 % d’avis favorables et devance ainsi l’insert bois ou les chauffe-eaux solaires. La confiance est là et la volonté de s’équiper aussi puisque 9 Français sur 10 trouvent intéressants d’assurer leur propre consommation énergétique. Seuls 10 % seraient plus dans une optique de revente de l’énergie produite.

Ainsi, une majorité se montre plutôt enthousiaste pour des raisons qui ne sont pas mercantiles comme une fabrication typiquement française, même s’il est impossible de faire l’impasse sur le coût de la pompe à chaleur, plus important que les chaudières classiques. Mais les économies à l’arrivée sont réelles. C’est pourquoi plusieurs aides ont été développées par les pouvoirs publics, encore faut-il qu’elles soient connues des potentiels bénéficiaires.

… Mais confrontés à une méconnaissance des dispositifs d’aide

Seulement plus de la moitié des sondés dit connaître l’existence du principal mécanisme de soutien financier : le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) qui permet de réduire le coût d’acquisition de 30%. Le prêt à taux zéro est également identifié par une majorité, mais franchir le pas est parfois difficile. Les règles pour bénéficier des aides peuvent varier d’une année sur l’autre et l’acquéreur préfère ne pas mettre le pied dans un système qui lui fait peur. Plus inquiétant, les dispositifs régionaux passent complètement inaperçus alors qu’ils représentent un complément bien appréciable pour des ménages ou entreprises qui souhaitent s’équiper.

Un autre frein constaté est le manque de repères quant aux professionnels auxquels confier l’installation. La réglementation existe, mais il est difficile pour les particuliers de choisir en toute connaissance de cause, le bon professionnel avec lequel traiter. Des efforts doivent donc être faits de ce côté-ci. On constate donc que l’information est la clé dans le développement des pompes à chaleur et de tout type de dispositif énergétique. Les professionnels en ont conscience et tente de donner de la visibilité à un secteur dont la croissance annuelle attendue est de 10 % à 15 %.

L’urgence climatique est là

Créée en 2002, l’Association française des pompes à chaleur (L’AFPAC) met l’accent sur l’intérêt d’avoir recours à un tel dispositif. Son président, Thierry Nille, explique que la pompe à chaleur n’a pas vocation à remplacer toutes les chaudières thermiques dans la mesure où « l’énergie est plurielle » et qu’à « un horizon de 30 ou 50 ans, les différentes énergies continueront à cohabiter ». L’objectif n’est pas de faire main basse sur le marché, mais plutôt de donner au secteur du bâtiment les moyens de répondre aux attentes en termes de lutte contre le réchauffement planétaire.

Ce seul secteur représente 40 % des émissions de gaz à effet de serre en France. Il devance ainsi un secteur des transports qui est régulièrement pointé du doigt. Les bâtiments neufs ont donc intérêt à privilégier des solutions plus respectueuses de l’environnement, ce qui ne doit pas empêcher les bâtiments déjà sur pied de procéder à des rénovations thermiques bien utiles pour l’environnement et la facture d’électricité. Enfin, un autre élément est à prendre en considération : la lutte contre la pollution de l’air intérieur.

Là encore, la pollution de l’air intérieur est moins médiatisée que la pollution extérieure, pourtant ses effets nocifs entraînent le décès près de 4 millions de personnes chaque année dans le monde (3,8 millions en 2017). Les pompes à chaleur peuvent jouer un rôle bénéfique contre ce fléau, car elles n’émettent aucune particule. L’air intérieur est plus sain. De plus, cela vaut été comme hiver grâce aux modèles réversibles qui font fonction de climatiseur en été et de chauffage en hiver. Une solution pratique qui ne manque décidément pas d’atouts pour s’imposer comme la référence de la transition énergétique pour les bâtiments.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Toutes les études démontrent que le solaire thermique est plus compétitif dans tous les types et tailles de bâtiments. En outre il dure beaucoup plus longtemps, a très peu de coûts d’entretien, çà ne bouge pas, ne se dérègle quasiment pas sur toute sa durée de vie, contrairement aux pompes à chaleur très souvent mal réglées et donc énergivores qui n’atteignent jamais leur Cop théorique et sont donc plus énergivores que prévu, ne fait aucun bruit, n’a aucune émission etc.

    Beaucoup de gens en particulier en Europe du Nord n’ont que le solaire thermique qui couvre tous leurs besoins d’eau chaude et chauffage quel que soit le climat et les semaines sans soleil.

    Pour le froid solaire c’est bien plus performant qu’une pompe à chaleur qui rame en pleine chaleur alors que le solaire thermique, qui prend moins de place qu’une pompe à chaleur, produit d’autant plus de froid et ne consomme parfois rien selon les systèmes et sinon très peu d’électricité pour fonctionner, comparativement aux pompes à chaleur qui prélèvent sur le réseau aux plus mauvais moments (sécheresse, pics de consommation etc)

    Le solaire thermique ce sont principalement des tuyaux plastiques et de l’eau alors que les pompes à chaleur c’est au total beaucoup de fluides frigorigènes le plus souvent à très fort effet de serre et qui s’échappent.

    Les ballons solaires c’est souvent entre autres par exemple du plastique recyclable comme ex-Rotex repris par Daikin et employés par Dualsun/Daikin. Les ballons thermodynamiques ont des bilans bien moins bons et sont moins durables.

    On peut avoir de simples convecteurs solaires quand une rénovation ne le permet pas et le solaire intervient en élément ou remplacement de toiture.

    En plus la plupart des pompes à chaleur sont étrangères alors que l’on trouve encore du solaire français.

    Les réseaux EDF ont fait une fois de plus la promotion des pompes à chaleur pour vendre de l’électricité et construire d’autres EPR à grand frais et maintenir leurs rentes et notre dépendance, alors qu’aux plans énergétique, économique, écologique, durabilité etc il est bien plus pertinent de privilégier, juste après l’efficacité énergétique, le solaire thermique et hybride.

    En toute pertinence énergétique etc, le solaire thermique et hybride devraient être promus comme prioritaires et les pompes à chaleur seulement en complément éventuel ou associées comme Dualsun (solaire hybride) et Daikin (pac Altherma 3 de Cop supérieur à 5, en l’occurrence 5,4 dans ce cas)

    Comme différentes études le démontrent, il va se vendre entre 10 à 17 climatiseurs par seconde dans le monde d’ici 2030 avec tous les problèmes d’émissions de gaz frigorigène et de recyclage que çà pose. Pour refroidir, on va donc encore plus réchauffer le climat et aggraver les manques d’eau donc d’aliments.

    Sans compter tous les va et vient d’entretien des pompes à chaleurs dont le bilan total n’est pas bon.

    On continue donc avec le nucléaire la gabegie énergétique démarrée avec les chauffages grilles-pain et autres chauffes-eau électrique à résistance et rendement nul.

    Le bilan complet, en terme d’efficacité énergétique comme sur de nombreux plans, de la centrale nucléaire aux pompes à chaleur avec toutes ses limites est mauvais.

    Le solaire thermique et hybride ont un bien meilleur bilan complet et devraient être donc amplement intégrés dès la construction, permettant le chauffage, l’eau chaude, le froid, la couverture ou l’apport électrique aux bâtiments et à la mobilité. Les appoints éventuels le cas échéant restent alors négligeables et disposent de différentes solutions. C’est largement démontré dans différents bâtiments, lotissements, habitats etc et ce depuis plus d’une décennie.

    Et il y a plein de formules réalisables, y compris le stockage estival comme au Canada à Drake Landing entre autres et qui a plus que largement fait ses preuves :

    https://www.youtube.com/embed/puTKaE15W14

    Mais c’est vrai, c’est de l’argent qui ne rentre pas dans les caisses des marchands d’électricité et d’énergie et il y a encore beaucoup de gaulois (les descendants de gallo-romains !) qui aiment se faire tondre comme au temps des romains !

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  • In des problèmes est que la France est en train de battre des records en terme d’endettement par habitant comparé à nos voisins qui s’améliorent la plupart et qu’au plan énergétique elle a à peine démarré sa transition qui concerne tous les secteurs et que les coûts sont devant elle

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t1.0-9/40354264_1996603953716534_5533351996892905472_o.jpg?_nc_cat=0&oh=f503343cf7ae9e2e9b3fbeef1ccff746&oe=5C36469B

    Elle a de fait été très mal orientée au début des années 70 par la politique “tout nucléaire” centralisée qui n’a à l’époque intégré que quelques paramètres et qui ne sait toujours par résoudre tous ses problèmes sinon son essor international était assuré, alors que les moyens de calculs actuels et les technologies permettent des approches bien plus pertinentes et qu’il n’y a donc plus lieu de raisonner de manière basique sur un modèle d’une autre époque mais de tenir compte de tous les paramètres, approches et technologies à disposition comme à venir.

    C’est similaire dans d’autres secteurs comme les transports et le secteur automobile notamment qui doivent sérieusement s’adapter au risque de rapidement couler.

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  • @ Didier Costes : en plus compliqué, plus fragile, plus consommateur d’électricité et avec un moins bon coefficient de performance que le solaire thermique, en plus avec des écarts énormes !

    Les pompes à chaleur sont souvent pertinentes et utiles mais le solaire thermique (qui offre plusieurs formes, en plus d’hybridations et de couplages) a été bien trop laissé de côté dans de nombreux pays d’Europe notamment alors qu’il est très compétitif mais génère moins de revenus d’entretien etc

    Il y a notamment lieu de revoir son mode d’intégration déjà obsolète dans la RT2012

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Pompe_%C3%A0_chaleur

    .

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  • Je suis dubitative sur l’efficacité du solaire thermique en matière de chauffage. Le solaire chauffe peu à la saison froide. Comment pourrait-il être suffisant pour assurer le chauffage d’une maison ?

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  • @ Charentas :

    – le solaire se décline avec différentes puissances selon les besoins et climats et par ordre de puissance croissante : solaire plan, tubulaire, CSP (le CSP peut couvrir 90% des besoins de chaud et 100% en froid mais il faut des immeubles consommateurs type hôpital, maison de retraite etc et il peut fonctionner dans la majeure partie de la France désormais)

    – il existe en Europe (principalement Allemagne, Suisse, Autriche etc) plusieurs milliers de maisons et immeubles qui couvrent plus de 60% de leurs besoins de chauffage et près de 70% des besoins d’eau chaude avec le seul solaire.

    Cà nécessite soit une part importante de capteurs et un stockage réduit, soit l’inverse, selon les paramètres à optimiser.

    Il y a toujours une part minimale d’apport solaire y compris en pire situation durable hivernale donc le complément nécessite des moyens réduits qui vont d’une plus petite pompe à chaleur, plus petite chaudière bois ou poêle bois etc selon les situations.

    Le coût total est plus cher qu’une simple pompe à chaleur mais le système global bien plus fiable et durable dans le temps avec bien moins de consommation électrique (il faut savoir que le Cop annoncé des pompes à chaleur est en pratique plus mauvais que prévu car les réglages ne sont pas idéaux et c’est particulièrement le cas des ballons d’eau chaude thermodynamiques). En outre le solaire (qui a un Cop largement plus élevé que les pompes à chaleur puisqu’il ne consomme quasiment pas d’électricité par rapport à son très important apport thermique) ) évite des éléments de toiture (et est également beaucoup plus résistant), fait également l’électricité (on compose les types de panneaux ou tuiles solaires, hybrides ou pas selon ses besoins). On couvre donc généralement sa consommation électrique totale et en moyenne 14.000 km par an si on dispose d’un véhicule électrique.

    Donc investissement plus cher mais durée de vie bien plus élevée, entretien très minime, et amortissement rapide et le bilan économique peut être meilleur puisque l’on couvre ses besoins électriques.

    Comme une étude que j’avais posté ici le démontre, à titre indicatif quand on manque d’argent, il est plus rentable de faire du solaire que d’isoler puisque le solaire s’amortit bien plus vite que l’isolation et fournit aussi l’électricité (solaire hybride ou mixe de panneaux ou tuiles PV et thermiques)

    L’idéal serait que le solaire PV et thermique ou hybride soit intégré dès la construction car un habitat bien isolé peut être entièrement autonome et le surcoût initial s’amortit rapidement et çà dure très longtemps.

    On fait aussi en rénovation du 100% solaire et habitat autonome. mais dans ce cas il faut que l’habitat soit bien isolé et les besoins de chaleur sont donc minimes, on peut donc avec le solaire PV se couper du réseau.

    Sinon on fait comme la vidéo plus haut le montre pour entre autres Drake Landing au Canada du stockage de chaleur solaire estival. Chaque maison fournit le solaire qui est stocké dans des forages de seulement 37 m de profondeur et la chaleur sert de complément pour le chauffage et l’eau chaude qui sont fournit au minimum à 97% les hivers les plus froids et la plupart des années 100% et ce depuis plus de 11 ans, résultats à l’appui et c’est au Canada, pas dans un pays chaud.

    On fait çà aussi au plan individuel mais çà nécessite un stockage assez important et pour des maisons ou bâtiments complètement autonomes de tout réseau (sauf eau) par exemple en Allemagne le coût initial est en moyenne de 50.000 euros et le temps d’amortissement de 15 ans puisque l’on couvre tout sans aucun frais ensuite (ou très minimes d’entretien)

    A noter aussi que les réseaux de chaleur (notamment au Danemark, Finlande, Allemagne etc donc pas des pays chauds) ont des apports solaires importants. On est dans ce cas bloqué pas la puissance solaire estivale trop importante donc il faut du stockage pour une part élevée de solaire sur les réseaux de chaleur. Le résultat est désormais compétitif avec le gaz et les prix sont beaucoup plus stables donc c’est amené à se développer ailleurs en Europe surtout avec la hausse du prix du C02 qui touche le gaz.

    En aval, on a un meilleur bilan si les gens ont des chauffages basse température. ce n’est pas toujours le cas en France pour les réseaux de chaleur qui sont à haute température avec un bilan nettement moins bon car encore beaucoup d’habitats ont des vieux radiateurs du temps où l’on gaspillait l’énergie.

    En résumé et dans le contexte d’habitats souvent pas bien isolés, et si on a l’argent au départ il est favorable de faire le maximum de solaire PV et thermique et/ou hybride (panneaux ou ardoise/tuiles solaires) et le complément avec une petite pompe à chaleur, chaudière/poêle bois etc.

    Le chauffage et l’eau chaude solaire sont couplés avec la pompe à chaleur via le ballon de stockage.

    Certains systèmes couplent la pompe à chaleur avec le solaire et c’est mieux car on atteint des Cop de mémoire jusqu’à 8 contre 5,4 au mieux actuellement au plan commercial.

    En contrepartie du surcoût initial du solaire on est gagnant sur la durée sur les éléments de toitures en moins, la durabilité, le moindre entretien, la fourniture à 100% de l’électricité, la part majoritaire de chauffage et d’eau chaude, le cas échéant la mobilité en plus.

    L’idéal étant bien sûr l’intégration dès le départ.

    Les pompes à chaleur seules sont une solution mais elles sont nettement plus fragiles, leur performances sont rarement optimales, elles ont le problème des gaz réfrigérants qui s’échappent lors de tout contrôle etc, un coût d’entretien très important, une consommation électrique nettement plus importante etc.

    De plus ce n’est pas cohérent qu’une pac de puissance élevée (ou une chaudière bois etc) se mette en route 6 mois de l’année (donc hors saison de chauffage) durant 15 minutes par jour pour compresser un gaz et chauffer un haut de ballon de 150 litres seulement. Donc coupler solaire et pac est plus cohérent, le tout est de trouver l’optimisation technique et économique optimale à chaque situation.

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