Comment mesure-t-on la qualité de l’air en France ?

Comment mesure-t-on la qualité de l’air en France ?

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Les habitants des grandes agglomérations françaises sont habitués aux pics de pollution qui touchent régulièrement leur environnement. Et pour cause, 60% de la population française respirerait un air pollué. À l’approche de l’été et des fortes chaleurs, ce sont les pics de pollution à l’ozone qui sont redoutés. Mais comment et par qui sont effectuées ces mesures de la pollution de l’air ? Est-il possible de les faire soi-même, notamment pour contrôler la qualité de l’air intérieur de son domicile ?

Un équipement de pointe utilisé par des associations agréées, les AASQA

En France, les mesures de la pollution de l’air sont assurées par les organismes de surveillance agréés par le Ministère de l’Environnement. Ce sont des associations, les AASQUA (Associations agréées pour la surveillance de la qualité de l’air). Au nombre d’une quarantaine, il en existe au minimum une par région.

Les AASQUA utilisent des stations de mesure fixes ou mobiles. Elles peuvent être situées dans les grandes agglomérations ou à proximité de sites susceptibles de créer une source de pollution comme les autoroutes et les sites industriels. Mais il existe également de nombreuses stations en campagne ou en zone périurbaine afin de disposer de données plus générales.

Il n’y a pas une mais des mesures compte tenu de la diversité des polluants analysés : dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, ozone,  plomb, particules, monoxyde de carbone…. De plus, les technologies utilisées ne sont pas les mêmes, par exemple selon qu’on mesure les particules fines (radiométrie) ou l’ozone (photométrie).

Ces mesures sont effectuées à l’aide d’analyseurs, à savoir des équipements informatiques embarquant des technologies coûteuses seules capables de fournir des mesures très précises. Une nécessité compte tenu de la forte réglementation qui encadre les mesures de la pollution de l’air.

Cet équipement de pointe est vérifié très régulièrement : hebdomadairement en temps normal, mais de manière systématique lors de l’observation d’un pic de pollution  afin de s’assurer que la fiabilité des mesures indiquées n’est pas affectée par un dérèglement matériel.

Les mesures effectuées par les stations agrées par le gouvernement sont mises en permanence à disposition du public, et peuvent motiver les préfectures à diffuser des recommandations et à prendre des mesures de restriction.

Peut-on mesurer la qualité de l’air de son domicile ?

Il existe des capteurs individuels destinés au grand public mais ils ne sont pas aussi fiables. Certains sont commercialisés à partir de 20 euros, très loin des 10.000 euros nécessaires pour un véritable analyseur. Aux alentours d’une centaine d’euros, il existe des capteurs de meilleure qualité, mais ils sont parfois complexes à utiliser, ce qui augmente le risque d’erreur.

Même si les données fournies ne sont pas aussi précises que celles des AASQUA et  doivent être considérées avec prudence, ces capteurs individuels ne sont toutefois pas sans intérêt. De petite taille, ils peuvent être fixés sur votre sac à dos ou votre vélo et permettre ainsi d’avoir une idée du niveau de pollution dans votre quartier ou votre rue.

À terme, la mise en commun de données individuelles fournis par les utilisateurs pourrait permettre d’établir une cartographie de la qualité de l’air, même si les limites technologiques qui touchent les capteurs à destination du grand public limitent pour le moment les initiatives citoyennes.

Quant-est il de la qualité de l’air de votre domicile sachant que nous passons en moyenne 80% de notre temps dans des lieux clos ? Si les capteurs individuels peuvent permettre d’estimer la teneur en particules de votre domicile, il faut savoir que la qualité de l’air intérieur fait l’objet de spécificités.

La qualité de l’air intérieur est souvent plus mauvaise car elle soumise à davantage de facteurs de pollution que celle de l’air extérieur : les produits d’entretien, les matériaux de votre logement et de votre mobilier, le tabac, le chauffage…  Une bonne ventilation de votre logement est donc indispensable. Il est donc recommandé d’aérer les pièces de son logement quelques minutes chaque jour. En complément, les systèmes de ventilation mécanique contrôlée (VMC) assurent un renouvellement permanent de l’air des pièces sans ouverture et humides de votre logement.

Si vous pensez que la qualité de l’air de votre logement est dégradée par une source de pollution liée au bâti, vous avez la possibilité de vous rapprocher des services communaux d’hygiène et de santé qui existent dans les grandes villes.

Enfin, sachez qu’il existe une liste de laboratoires accrédités pour effectuer les mesures de la qualité de l’air intérieur dans les établissements recevant du public. La surveillance de la qualité de l’air intérieur est obligatoire dans les écoles maternelles et élémentaires ainsi que dans les crèches depuis le 1er janvier 2018.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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  • Les micros capteurs Airmatrix sont capables de mesurer en 30s la concentration de particules fines dans l’air. Très simple d’utilisation, il est relié à un smartphone en Bluetooth sur lequel il suffit de télécharger l’application gratuite Airmatrix. Les résultats apparaissent sur le smartphone mais aussi sur une carte type google map, carte consultable par tout le monde gratuitement. Plus la communauté sera grande, les plus données seront précises. Vendu 59,90 €.

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