Le transport maritime aussi se met au vert

Le transport maritime aussi se met au vert

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Réunis lundi 26 mars 2018 à Paris à l’occasion d’une conférence sur l’avenir du transport maritime international, plus de 44 pays dont la France, ont réaffirmé la nécessité de tendre vers un transport maritime décarboné à l’horizon 2050. Une ambition forte qui demandera toutefois la pleine coopération de l’Organisation maritime internationale (OMI) et la mise en place progressive de techniques de propulsion innovantes excluant le recours aux énergies fossiles.

Si la pollution atmosphérique des grandes agglomérations concentre généralement l’attention sur le transport routier en matière d’émissions de gaz à effet de serre, le transport maritime (à l’instar du transport aérien) n’est pas dénué de responsabilités et devra lui aussi faire preuve d’audace et d’innovation énergétique pour s’adapter aux nouvelles exigences environnementales. 44 pays et plus de 140 acteurs européens du transport maritime, des ports, de la construction navale, de l’énergie, de la recherche et d’ONG étaient réunis dans ce but lundi 26 mars 2018 à Paris afin de réaffirmer leurs engagements et d’inciter l’Organisation maritime internationale (OMI) à adopter dès 2018, une stratégie ambitieuse pour la réduction des émissions de CO2.

« Make the sea great again ! »

Elisabeth Borne, Ministre chargée des Transports, a présenté dans ce cadre les principaux axes de la stratégie soutenue par la France qui prévoit notamment l’augmentation de l’efficacité énergétique des navires, le plafonnement des émissions globales de CO2 au niveau de 2008, et la réduction de 50 % des émissions de CO2 par tonne-kilomètre en moyenne sur l’ensemble du transport maritime international, en poursuivant les efforts vers une réduction de 70 % d’ici 2030 et de 100% d’ici 2050 (par rapport aux niveaux de 2008). « Notre cap (…) est tracé : la réduction totale des émissions du transport maritime le plus tôt possible au cours de ce siècle. Cela signifie la réduction de 70% des émissions annuelles totales de CO2 des transports maritimes internationaux, dans le cadre d’une réduction continue, en poursuivant les efforts vers 100% d’ici 2050 par rapport à 2008. Make the sea great again ! », a déclaré la ministre Élisabeth Borne.

Cette conférence fait suite à la signature en décembre 2017 à l’occasion du « One Planet Summit », de la déclaration de Tony deBrum (du nom de l’ancien dirigeant politique des Iles Marshall) qui prévoyait déjà la décarbonisation du transport maritime dans ses 12 engagements pour la planète. On retrouve parmi les pays signataires la France bien sûr, mais également la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Australie, le Canada, l’Italie, l’Allemagne ou la Suède.

Crédits photo : cdurable.info

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • La combinaison de plusieurs technologies renouvelables est idéale pour le transport maritime comme le confirme le bilan de ce tout récent rapport :

    Le déploiement de toutes les technologies actuellement connues pourrait permettre de décarboniser presque complètement la navigation maritime d’ici 2035, selon un nouveau rapport publié par le Forum International des Transports de l’OCDE.

    Quatre voies différentes de décarbonisation examinées pour l’étude réduiraient les émissions de CO2 des navires internationaux entre 82 et 95 % en dessous du niveau actuellement prévu pour 2035. Cette réduction est égale aux émissions annuelles de 185 centrales électriques au charbon.

    Les carburants alternatifs et l’énergie renouvelable peuvent fournir une grande partie des réductions requises. Les biocarburants actuellement disponibles pourraient être complétés par d’autres carburants naturels ou synthétiques tels que le méthanol, l’ammoniac et l’hydrogène. L’assistance au vent et la propulsion électrique ont montré qu’ils peuvent apporter des réductions supplémentaires.

    Les mesures technologiques visant à améliorer l’efficacité énergétique des navires pourraient permettre de réduire substantiellement les réductions d’émissions nécessaires. Les options matures sur le marché comprennent, entre autres, les améliorations de la conception de la coque, la lubrification à l’air et les arcs à bulbe.

    Des améliorations opérationnelles telles que des vitesses plus lentes des navires, une meilleure coordination navire-port et l’utilisation de navires plus grands et plus efficaces pourraient entraîner d’autres réductions d’émissions importantes.

    La baisse rapide des coûts de la technologie des batteries pour véhicules électriques suggère que la technologie pourrait devenir une option plus viable et plus facilement disponible pour d’autres secteurs du transport tels que le transport maritime.

    Comme certaines de ces mesures sont actuellement plus coûteuses que la propulsion marine utilisant un carburant à base de pétrole, les auteurs du rapport exhortent les gouvernements à accélérer la viabilité commerciale et la faisabilité technique de certaines solutions. Les gouvernements pourraient encourager la navigation verte nationale en soutenant la recherche sur les technologies sans carbone; les ports devraient fournir des installations électriques à terre, des systèmes de recharge électrique et des installations de soutage pour les carburants de remplacement; les expéditeurs devraient évaluer l’empreinte carbone de leur chaîne d’approvisionnement et cibler les options de transport avec des navires sans carbone, et les institutions financières privées et publiques pourraient offrir des incitations.

    Ce rapport a été réalisé avec le soutien de la Fondation européenne pour le climat.

    https://www.itf-oecd.org/decarbonising-maritime-transport

    Ne pas oublier non plus que le transport maritime ne produit aujourd’hui que 3% des émissions de dioxyde de carbone, çà pourrait grimper très fortement d’ici 2035 si le secteur ne fait pas plus d’efforts, et pour le soufre c’est 15% du total mondial et pour les émissions de particules 11% du total mondial.

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  • Réduire également les dépenses grotesques, tel ce paquebot Symphony of the Seas de 360 mètres de long, pouvant transporter 6600 passagers, qui dépensera force énergie pour son déplacement, pour sa patinoire, ses 24 ascenseurs, etc. etc. Ridicule !
    Changer nos modèles énergétiques, réduire également nos consommations inutiles.

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