Réacteurs EPR en Inde : début des travaux envisagé pour fin 2018

Réacteurs EPR en Inde : début des travaux envisagé pour fin 2018

accord_france_inde_epr_nucleaire_EPR_Photo_Emmanuel_Macron

En visite officielle en Inde du 10 au 12 mars 2018, le Président français Emmanuel Macron, accompagné du PDG d’EDF Jean-Bernard Lévy, ont profité de l’occasion pour promouvoir la technologie nucléaire française et avancer sur le dossier des six EPR de Jaitapur. Un premier accord a été signé samedi 10 mars 2018 et détermine la feuille de route des négociations à suivre dans les prochains mois, avant une éventuelle concrétisation d’ici la fin de l’année.

Comme prévu, la visite en Inde du Président Emmanuel Macron aura été l’occasion de conclure de nombreux accords commerciaux pour les entreprises françaises. Au total, une vingtaine de contrats ont été signés dont un déterminant pour la filière nucléaire portant sur le schéma industriel du projet de centrale de Jaitapur sur la côte-ouest indienne.

« La plus grande centrale nucléaire du monde »

Dans une déclaration commune, le président français et le Premier ministre indien Narendra Modi ont encouragé EDF et la compagnie locale NPCIL à « accélérer les négociations contractuelles » pour sceller la construction de six réacteurs troisième génération en Inde, et réaffirmé « l’objectif de débuter les travaux d’ici fin 2018 ». « Une fois achevé, le projet de Jaitapur constituera la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW », ont ajouté les deux dirigeants.

Si ce premier accord signé (depuis le protocole de coopération de janvier 2016) n’est pas contraignant, il constitue néanmoins un pas significatif vers la réalisation concrète de ce dossier, et établit un cadre de travail clair comme préambule aux négociations à venir. Cet accord définit « le schéma industriel du projet, les rôles et responsabilités des partenaires ainsi que le calendrier prévisionnel pour les prochaines étapes », a précisé EDF dans son communiqué. Le groupe français devrait intervenir dans un premier temps comme pour fournisseur de technologie EPR, avant de céder une partie des achats de composants et des études d’ingénierie à ses partenaires locaux.

L’accord signé samedi « rend une marche arrière très difficile » pour la partie indienne, a estimé de son côté la présidence française, espérant notamment qu’un accord définitif sur la construction de la centrale serait signé « avant la fin de l’année ».

Crédits photo : Emmanuel Macron (Twitter)

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
jeu 23 Mar 2017
Pour conclure ses travaux de la XIVème législature, la commission développement durable de l'Assemblée Nationale a décidé de traiter du démantèlement des installations nucléaires. Déjà résumée, cette conférence qui s'est déroulée fin février nous donne aujourd'hui l'occasion de faire le…
mar 22 Jan 2013
Les périodes de grand froid peuvent avoir une influence sur la production et sur la sûreté nucléaire. Lorsqu’il gèle pendant plusieurs jours, les prises d’eau des circuits de refroidissement peuvent en effet être affectées par la formation de glace. L’ensemble…
mar 19 Avr 2016
Le projet Proryv doit produire un nouveau combustible nucléaire à base de nitrures mixtes d'uranium et de plutonium. Grâce aux travaux de la société SverdNIIkhimmach, une nouvelle génération de centrales nucléaires pourrait voir le jour. (suite…)
mer 21 Mai 2014
La centrale nucléaire de Mühleberg située dans le canton de Berne, en Suisse, fermera bien ses portes en 2019 comme prévu au préalable par la société BKW. Malgré la programmation de sa mise hors service, des opposants avaient tout de…

COMMENTAIRES

  • Les gens de progrès ,du vrai progrès(scientifique,technologique,économique et social) , espèrent sincèrement que la vente de ces 6 EPR à l’Inde aura bien lieu. L’Inde et les Indiens ont tout à y gagner. Ce serait une très bonne chose et l’on pourra(si cela a bien lieu) en féliciter le président et son gouvernement. Cela ne sera que le début car l’Inde aura besoin de plusieurs dizaines d’ EPR au cours de ce siècle. La Chine aussi aura besoin d’autres EPR que ceux de Taishan au cours de ce siècle ; quelques dizaines d’autres également… Ces 2 pays ont chacun plus d’1 milliards d’habitants et les EPR sont bien dimensionnés pour des pays aussi grands, qui ont des besoins absolument énormes d’électricité très pilotables comme l’électricité nucléaire…Les EPR peuvent se tailler une grosse part du marché de l’électronucléaire au cours de ce siècle, dans ces 2 pays aux besoins gigantesques !

    Répondre
  • Un projet insensé. Acheter des réacteurs nucléaires dont aucun n’a encore fonctionner et qui ont tous pris beaucoup de retard lors de leur construction et qui ont comme celui de Flamanville des défauts importants (cuve, béton, …), relève d’une absurdité économique. Annoncer en plus un démarrage de chantier pour la fin d’année est une véritable intox. Tout ceci sans se soucier du contexte local. Il y a depuis 10 ans déjà une forte opposition des populations locales à ce projet de plus grande centrale nucléaire du monde et cet été en août il y a encore eu des milliers de personnes qui ont manifesté contre ce projet. Un état policier se dessine pour faire passer ce projet, comme chaque fois avec le nucléaire. Et puis comment l’Inde va traiter les déchets, on ne sait même pas faire en France.

    Répondre

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.