A Grenoble, une électricité 100% renouvelable d’ici 2022 ?

A Grenoble, une électricité 100% renouvelable d’ici 2022 ?

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Si la promesse d’un mix électrique 100% renouvelable semble encore peu réaliste à l’échelle nationale compte tenu de l’intermittence propre aux énergies vertes, cet objectif pourrait toutefois être atteint assez rapidement dans des contextes locaux bien particuliers. A Grenoble dans la région Rhône-Alpes par exemple, l’énergéticien public local Gaz Électricité de Grenoble (GEG) a présenté vendredi 9 mars 2018, un plan d’investissement de 125 millions d’euros destiné à couvrir d’ici 2022 l’équivalent de la consommation des 166.000 Grenoblois uniquement en énergies renouvelables.

Née il y a 150 ans à Grenoble, la société GEG entend bien profiter des opportunités offertes par les énergies éolienne et solaire pour accroître son activité. Selon son nouveau plan stratégique de développement, dévoilé vendredi 9 mars 2018, la compagnie locale prévoit notamment de tripler sa production actuelle, établie à 144 gigawatts/heure d’énergie renouvelable (dont 97 en hydroélectricité, 16 en éolien, 12 en photovoltaïque et 19 en biométhane), pour atteindre 400 GWh à l’horizon 2022 (dont 143 en hydroélectricité, 209 en éolien, 27 en photovoltaïque et 19 en biométhane). Ce niveau de production « représente le niveau de consommation des particuliers grenoblois », explique Christine Gochard, directrice générale de GEG.

« L’éolien est le plus grand générateur d’opportunités »

Spécialisée avant tout dans l’hydroélectricité, (Grenoble est connu pour être le berceau de « houille blanche »), GEG entend pour cela donner encore et toujours un « focus important sur l’hydroélectrique », tant en misant en parallèle sur l’éolien, générateur de grandes opportunités, ajoute Mme Gochard. L’entreprise possède déjà un parc éolien à Rivesaltes (Pyrénées-orientales), et de nombreux projets en cours de réalisation en Picardie, dans la Somme et dans l’Oise.

Parmi les projets du groupe entrés en vigueur en 2018, on peut également citer le parc solaire de Susville, petite commune du sud de l’Isère qui valorise d’anciens terrils avec des panneaux de l’entreprise iséroise Photowatt, la petite centrale hydraulique de Bozel (Savoie) qui couvre la consommation de 3.000 habitants, ou encore les ombrières couvertes de panneaux sur trois parkings-relais à Grenoble.

Crédits photo : Ministère de la Transition écologique

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • A moins de disposer d’une géographie très favorable permettant une
    production d’électricité renouvelable pilotable par des moyens comme
    l’hydroélectricité ou des centrales au bois, des échanges d’électricité sont
    nécessaires pour assurer la disponibilité de la puissance électrique à
    chaque instant. Des territoires peuvent produire en
    moyenne plus qu’ils ne consomment grâce à des éoliennes ou panneaux
    solaires, mais ils absorbent à certains moments de l’électricité produite
    ailleurs. Dans un de ses rapports, Réseau de transport de l’électricité
    prend l’exemple d’une ville qui réussirait à produire chaque année
    autant d’électricité qu’elle en consomme grâce à l’éolien et au photovoltaïque
    et précise que « bien que la puissance installée renouvelable soit
    pratiquement le triple de la puissance consommée à la pointe, cette ville
    aura cependant besoin de la même capacité de réseau pour sécuriser
    son alimentation (sauf à lui substituer un stockage local, une production
    de secours locale ou organiser des effacements) »

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  • Même chose avec ENERCOOP qui promet de fournir à ses clients 100 % d’énergie renouvelable. En fait, comme elle utilise le réseau national, ce n’est pas en temps réel que ses clients consomment une électricité renouvelable (car celle-ci est intermittente) mais ENERCOOP garantie que l’équivalent est injectée sur le réseau, mais il n’est pas précisé quand. C’est une astuce comptable qui ne trompe que des gens crédules. Ils consomment en fait selon le mix électrique du moment en payant le prix fort.

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