Linky : l’innocuité du dispositif est-elle scientifiquement prouvée ?

Linky : l’innocuité du dispositif est-elle scientifiquement prouvée ?

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Fin 2017, Enedis aura remplacé 8 millions de compteurs en France. Certaines villes comme Nice ou Lyon sont désormais entièrement équipées par ce nouveau compteur communicant et contribuent activement à la transition énergétique. Depuis la publication du rapport technique de l’Agence Nationale des Fréquences en mai 2016, nous avons la confirmation que le déploiement de Linky n’engendre pas une « exposition significative du public [aux champs électromagnétiques] dans son environnement domestique ». Pour contribuer aux efforts de communication sur ce sujet d’intérêt général, la commission des Affaires économiques et l’OPECST ont organisé une audition publique conjointe le jeudi 14 décembre 2017. Décryptage…

Linky : une porte d’entrée vers la sobriété énergétique ?

Dès l’origine, la Commission de Régulation de l’Énergie s’est intéressée à l’une des pierres angulaires du futur réseau électrique intelligent, avec la constitution de groupes de concertation en 2005 pour définir les fonctionnalités des compteurs communicants. En France, la naissance de Linky a été néanmoins la conséquence d’une directive européenne sur le marché du gaz et de l’électricité en date de 2009, ainsi que d’une autre consacrée à l’efficacité énergétique en 2012.

Aujourd’hui, la France a donc lancé un programme d’investissement de 5 milliards d’euros, avec l’objectif de moderniser ses infrastructures et d’optimiser la consommation d’énergie des ménages en transmettant des informations via un Courant Porteur En Ligne (CPL). Cette technologie contribue directement à la mise en œuvre de la transition énergétique, par le pilotage d’un réseau devenu intelligent. Des capteurs ayant été disposés sur l’ensemble des points névralgiques du système électrique.

L’ANSES écarte le risque d’effet sanitaire

Pour contribuer aux efforts de communication sur ce projet d’intérêt général porté par le gestionnaire de réseau, Enedis, des auditions ont été organisées à l’Assemblée Nationale jeudi 14 décembre 2017. En préambule de ces échanges, le président de la commission des Affaires économiques, Roland Lescure, a tenu à insister sur l’innocuité du dispositif. En effet, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation de l’environnement et du travail (Anses) est parvenue à démontrer en juin 2017 la « faible probabilité d’effet sanitaire à court ou long terme dans la configuration de déploiement actuelle [du compteur Linky] ».
Pour rappel, d’après les premières mesures effectuées par l’entreprise de service public, le niveau d’exposition aux ondes électromagnétiques induit par l’installation des compteurs Linky est compris entre 0,1 et 0,2 Volt par mètre, soit un niveau d’exposition bien inférieur à de nombreux autres appareils électroménagers qui équipent déjà la plupart des foyers français. C’est pourquoi, l’ex-président de l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques, Jean-Yves Le Déaut, rappelant les conclusions des travaux de l’OPECST en février 2017, estime que s’il n’y a pas d’inquiétudes à avoir pour la santé des Français, « il est essentiel d’entendre les préoccupations des usagers » pour voir des « consensus s’opérer ».

L’électro-sensibilité en question

Pour le député honoraire, « dans nos sociétés modernes, la pollution électromagnétique est une réalité », du fait de l’accumulation des objets émetteurs d’ondes électromagnétiques. C’est pourquoi il suggère de développer « des études de dénonciation qui permettraient de bien mesurer l’effet des ondes électromagnétiques ». D’après le ministère de la transition écologique et solidaire, « il existe principalement deux types d’ondes électromagnétiques auxquelles nous pouvons être exposés : les radiofréquences (9 kHz à 3 000 GHz) et les champs électromagnétiques dits extrêmement basses fréquences (50 Hz à 9 kHz) ». Et justement, l’Anses bénéficie d‘une taxe affectée de l’ordre de 2 millions d’euros par an pour faire progresser l’état de nos connaissances, notamment sur les effets non-thermiques des radiofréquences, dans le cadre du programme national de recherche environnement-santé-travail (PNREST).
De plus, depuis les lois Grenelle 1 et 2 « un vaste dispositif de surveillance et de contrôle des ondes électromagnétiques émises par les réseaux publics de transport d’électricité » a été élaboré, tandis que la loi relative à la concertation en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques prévoit « le renforcement de l’information et de la sensibilisation des utilisateurs d’équipements radioélectriques ».

Linky : un instrument inoffensif

Lors de la table-ronde organisée au Parlement, le chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’Anses, Olivier Merckel, a également indiqué que des recherches complémentaires avaient été réalisées par le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) afin d’obtenir « des mesures d’exposition non plus au voisinage des compteurs, mais dans les lieux de vie, à proximité des câbles électriques ». Premier enseignement de ces analyses, « la mesure de l’exposition est une opération beaucoup plus complexe que ce qu’elle peut paraître ». Toutefois, en ce qui concerne les effets sanitaires, elles confirment aussi que « les niveaux d’exposition sont extrêmement faibles » [cf rapport CSTP : « toutes configurations de mesures confondues, le niveau maximum de champ magnétique mesuré est environ 6 000 fois plus faible que la valeur limite d’exposition »].

Alors qu’en France le seuil réglementaire actuel est fixé à 87 Volt par mètre, le compteur Linky n’émet qu’entre 0,25 et 0,8 volt par mètre. Et bien que la représentante du collectif Stop Linky, Gaëlle Vigouroux, souligne qu’en 2011 la résolution 1815 du parlement européen préconisait aux Etats d’abaisser ce seuil à 0,6 Volt par mètre, Olivier Merkel assure que les expositions aux champs émis par le fonctionnement du compteur Linky sont très en dessous des niveaux d’exposition maximum autorisés par la Commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes. C’est pourquoi conclut-il, on ne dispose pas « d’éléments qui nous permettent de dire que l’exposition au compteur Linky puisse avoir des effets sur la santé à court terme ou à long terme ».

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’innocuité ne peut pas se prouver (se constater), on ne peut que tenter de rechercher un effet délétère constatable et reproductible. Selon l’état des connaissances scientifiques, aucun effet délétère n’a été constaté sur plus de 20 ans de méta-analyses dans le respect des limites d’exposition internationales. La représentante du collectif cite la résolution 1815 du parlement européen (seuil de 0,6Volt/m). Cette valeur n’a aucun fondement scientifique selon le rapport afsset 2009 p336. De plus, cette résolution du conseil de l’Europe est une proposition politique des Verts Luxembourgeois et non une expertise scientifique. Il semble que l’on confonde souvent le conseil de l’Europe avec le conseil de l’Union Européenne (Bruxelles), lequel possède une agence sanitaire (le SCENIHR) et publie des directives sur les ondes.

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  • Bonjour,

    Merci de votre article. Les recommandations de la Commission internationale de protection contre les radiations non ionisantes ne s’appliquent pas pour l’exposition au compteur Linky et à tout autre compteur qui expose l’être humain de manière chronique à des pulsations intermittentes (toutes les quelques secondes) extrêmement brèves.

    Les recommandations de l’ICNIRP précisent que “seuls les effets avérés ont été retenus comme fondements pour les valeurs limites d’exposition proposées”.

    Les signaux des compteurs communicants peuvent causer des anomalies de transmission synaptique et cellulaire à plusieurs mètres de distance.

    Ces effets des champs électromagnétiques ont une réalité certaine et sont prouvés scientifiquement (ex. réaction à l’exposition par la multiplication des protéines de stress et sécrétion de cortisol) mais ne sont pas “avérés”.

    Les exploitants de ces compteurs refusent catégoriquement de s’engager contractuellement sur la plage de transmission horaire des signaux émis. Pourquoi?

    http://www.pierredubochet.ch/compteur-communicant-1.html

    L’ICNIRP est financée substantiellement par l’industrie nucléaire, via sa fondatrice : l’Association Internationale de Radioprotection (IRPA). L’IRPA participe à la nomination des experts de l’ICNIRP, elle seule donne l’aval à leurs publications.

    Salutations conviviales.

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  • De nombreuses études sanitaires dans le monde entier démontrent le lien entre l’exposition aux ondes même à très basses fréquences et des problématiques de santé et nombre de nos concitoyens ressentent ces ondes. La communauté médicale alerte sur le lien entre cancers, ondes et autres éléments environnementaux.. mais en médecine environnementale difficile de prouver le lien de cause à effet entre un polluant et une maladie… Nous sommes exposés à différents polluants… Pour autant le doute est très fort et c’est bien pour cela que les CEM ont été classés 2B, cancérogènes possibles par l’OMS… Les médecins poussent pour un classement 1 comme l’amiante… Mais les enjeux financiers semblent l’emporter sur les enjeux de santé publique.

    Depuis 1958, l’ex-URSS qui travaille bien plus que nous sur la physique quantique a encadré le développement des CEM. Vous irez comparer la norme dans les pays d’Europe de l’Est et la norme française, jamais interrogée car nous avons la spécificité d’avoir et d’avoir eu des monopoles d’Etat très puissants.

    L’ANSES dit y travailler mais n’a jamais publié le résultats d’études sur l’exposition à ces basses fréquences à long terme, ces études n’ont d’ailleurs pas été réalisées avant le déploiement de masse du Linky. D’ailleurs, l’ANSES se protège lors de la table ronde en disant cette phrase magique ” en l’état des connaissances actuelles”.

    La prise en compte de la santé dans ce nouveau dispositif industriel n’a été soulevée que quand les citoyens se sont renseignés, ont enquêté et alerté leurs élus et la presse :: pas d’information aux députés européen, pas d’information aux députés, pas d’information aux maires, donc un projet qui s’est développé depuis 2008 et qui trouve une opposition légitime des citoyens.. Certaines questions cruciales ayant été éludées..
    Sachez quand meme qu’on avance puisque ENEDIS répète depuis 2 ans que les CPL ne rentrent pas dans la maison alors que le CSTB a prouvé le contraire. D’ailleurs je vous recommande le rapport réalisé par Telecom Bretagne sur la question…

    Vous regarderez les documents du projet Solenn à Lorient, du projet Sogrid à Toulouse. Le volet santé est-il abordé ?
    Vous trouverez aussi les tests effectués par ENEDIS (Ex ERDF) sur du CPL G1 à Lyon.. Et vous verrez que les émissions sont plus importantes que celles rapportées par l’ANSES.
    Peut être n’avez-vous pas cherché ces documents ? Nous nous les avons trouvés et questionnons maintenant depuis 2 ans !

    Ces documents, vous pouvez me les demander, je vous les communiquerai.

    Peut être également, n’avez vous pas trouvé le rapport du Docteur Choucroune, du CHU de Brest qui fait le point sur les études internationales et qui préconise “de ne pas rajouter de source d’onde supplémentaire” étant donné le bain ambiant de CEM dans lequel nous vions tous déjà.

    Nous pourrons nous battre longtemps encore pour entretenir le doute ou nous pouvons nous battre pour trouver des solutions et prendre en compte l’electrohypersensibilité dont souffrent de plus en plus de nos concitoyens…

    Car en ce moment, en France, vous avez bien des gens qu ne peuvent plus vivre chez eux après que le Linky ait été installé. La préfecture d’Ille et Vilaine en a enlevé un chez une dame qui avait des vertiges dès qu’elle était dans son appartement. Elle n’était pas hostile au compteur… Et la situation de cette dame est loin d’être isolée, ce qui obligera, in finé, le gouvernement à agir dans le sens des citoyens !

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    • Les radiofréquences ont été classées “peut-être cancérogène” groupe 2B en mai 2011 par le CIRC de Lyon, je cite “sur des preuves épidémiologiques limitées”, cela résulte d’une attitude de précaution car le portable est “utilisé par des enfants” comme l’a précisé à juste titre le coordinateur du groupe d’étude, le Pr Jonathan Samet.
      Il est donc bien question d’indications “limitées” et non “fortes”.

      Dans le groupe 2B, on trouve aussi le café et les légumes au vinaigre. Ce groupe signifie que l’on vise à évaluer le caractère éventuellement cancérogène d’un agent et non déclarer qu’il l’est. Si un jour cet agent est reconnu cancérogène, il pourrait alors être classé dans le groupe 2A “probablement cancérogène” ou encore le groupe 1 “cancérogène certain”.

      Les conclusions les plus récentes des méta-analyses internationales ne confirment pas l’hypothèse d’un risque de cancer. Ainsi, le rapport anses 2013 conclut : “Les données qui s’accumulent sur les risques de cancer (…) sont de plus en plus en faveur d’une absence d’effet de l’exposition”.
      Les données disponibles en épidémiologie ne montrent pas d’augmentation des cancers du cerveau.
      Conclusion de l’agence sanitaire de la commission Européenne rapport SCENIHR 2015 p225 :
      the epidemiological studies on mobile phone RF EMF exposure do not show an increased risk of brain tumours. Furthermore, they do not indicate an increased risk for other cancers of the head and neck region. Some studies raised questions regarding an increased risk of glioma and acoustic neuroma in heavy users of mobile phones. The results of cohort and incidence time trend studies do not support an increased risk for glioma while the possibility of an association with acoustic neuroma remains open. Epidemiological studies do not indicate increased risk for other malignant diseases including childhood cancer.

      En 2015, le NCI National Cancer Institute américain a publié sa mise à jour sur les cancers du cerveau entre 1992 et 2013. Aucune augmentation significative n’est constatée.
      Source : SEER Stat Fact Sheets: Brain and Other Nervous System Cancer

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  • Je viens de passer presque un an à la bougie à cause de la toxicité du cpl linky . J’ai refusé le compteur mais le cpl rentre partout quand même. Je ne garde que la chaudière, le frigo et la box fibre réliée par cable blindé à un ordi portable sur batterie. Pas de wifi ni dect ni smartphone ou plaque à induction chez moi. Juse des bougies, des lampes solaire de bureau et des lampes de poche. Noue sommes 9 personnes EHS dans ma commune à cause de linky dont une famille qui ne savait pas qu’on avait posé linky quand les gens sont devenus malades.Ils ne l’ont découvert que plusieurs heures après en cherchant la cause des malaises.

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  • à Richard A, ne restez pas comme ça, remisez les bougies dans un placard. Vous ne risquez rien. La réalité est vous êtes victimes de certaines associations anti-ondes irresponsables qui ont lancé l’idée (fausse) que ce compteur émettait des ondes. Et aussi de tous ceux qui répètent ces fausse informations en se moquant éperdument de l’état des connaissances scientifiques.

    J’espère sincèrement que ce qui suit pourra vous aider :

    Dans sa version actuelle, le compteur Linky ne contient aucun émetteur radio.
    Il fonctionne avec du CPL, du courant porteur aux mêmes normes* que l’ADSL superposé au fils du téléphone qui lui fonctionne de manière permanente et qui curieusement ne semble gêner personne !
    * même gamme de fréquences, même puissance maximale de 20 dbm, même modulation OFDM etc.

    Le CPL est donc constitué d’un faible courant alternatif (2V) superposé au secteur 240V. Tout comme le secteur 240V, il s’agit d’électrons qui circulent dans les fils de cuivre et non de champs électromagnétiques, lesquels sont des photons qui se déplacent dans l’environnement.

    Bien entendu, toute circulation de courant alternatif dans les fils de cuivre génère un faible champ électromagnétique parasite secondaire (le 240 V aussi ). Il se trouve que le champ parasite de Linky est extrêmement faible, non significatif. Il est impossible qu’il puisse présenter une quelconque dangerosité, à moins de mettre ses doigts où il ne faut pas bien entendu.

    Le problème est surtout que si l’on se persuade que quelque chose est toxique et qu’on ne peut y échapper, on à toutes les chances ( si j’ose dire) d’en faire une maladie . Les antennes relais ( branchées ou pas..), Linky (qui ne contient pourtant aucun émetteur) ou n’importe quoi d’autre que l’on imagine, à tort ou à raison, émettre des ondes.

    Selon l’étude Michael Witthöft, G. James Rubin (2013) université Gutenberg :
    Un documentaire alarmiste sur les ondes a été montré à la moitié d’un groupe de 147 personnes. On a annoncé ensuite au groupe qu’on l’exposait à des rayonnements Wifi (FACTICES). Résultats : 54% des sujets ont ressenti des malaises, des picotements etc. deux sujets ont quitté l’étude précipitamment tellement leur malaise était sévère.
    http://www.uni-mainz.de/presse/16366_ENG_HTML.php

    L’état des connaissances de l’électrosensibilité est le suivant :
    -Conclusion de l’OMS, aide mémoire 296 : ” Des études bien contrôlées et menées en double aveugle ont montré que ces symptômes n’étaient pas corrélés avec l’exposition aux CEM “.
    -Conclusion de l’Agence Sanitaire de la Commission Européenne, rapport SCENIHR 2015 p143 ” RF EMF exposure is not the cause of these symptoms “.
    -Conclusion du rapport Afsset 2009 p304 « aucun auteur n’a apporté la preuve d’une relation de causalité entre cette exposition et l’EHS.

    Mais alors si ce n’est pas les ondes, c’est quoi ?
    Expertise de Jean Pierre Marc Vergne, chercheur à l’Inserm et expert de l’anses :
    http://www.sfrp.asso.fr/medias/sfrp/documents/05-JPMarc-Vergnes.pdf

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