EPR de Flamanville : feu vert définitif à la mise en service du réacteur

EPR de Flamanville : feu vert définitif à la mise en service du réacteur d’ici fin 2018

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Remise en cause en 2015 par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en raison d’une teneur en carbone excessive, la qualité de la cuve du futur réacteur EPR de Flamanville dans la Manche ne poserait en réalité aucun problème de sécurité. Suivant un premier rapport favorable de l’IRSN rendu au mois de juin, l’ASN a en effet confirmé, mercredi 11 octobre 2017, son feu vert définitif à la mise en exploitation du réacteur d’ici fin 2018 sous réserve des tests d’ensemble encore à réaliser.

La cuve du réacteur nucléaire qu’EDF construit à Flamanville est donc apte à être utilisée, a confirmé cette semaine l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) dans un avis rendu à la suite des nombreux tests de qualification et de sûreté réalisés ces dernières mois. Ces tests supplémentaires avaient pour objectifs de démontrer la résistance du couvercle et du fond de la cuve de l’EPR, dont l’acier présentait selon l’ASN une concentration excessive en carbone susceptible d’amoindrir sa résistance. Or, “l’anomalie de la composition en carbone de l’acier du fond et du couvercle de la cuve du réacteur EPR de Flamanville n’est pas de nature à remettre en cause la mise en service de celle-ci”, a estimé l’ASN.

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Le gendarme du nucléaire a néanmoins assorti cette autorisation de plusieurs conditions. Comme elle le précisait déjà dans son avis préliminaire de juin 2017, l’ASN exige que le couvercle de la cuve soit remplacé avant la fin de l’année 2024, et recommande que des contrôles supplémentaires soient réalisés à intervalles réguliers, et cela bien avant les premiers contrôles obligatoires prévus dans le cadre de la visite décennale.

Ce feu vert laisse le champ libre au groupe EDF qui devrait pouvoir assurer la mise en service de son réacteur dans les délais annoncés (au quatrième trimestre 2018), et finaliser d’ici la fin de l’année le rachat du groupe Areva NP, l’activité réacteurs de l’industriel français. La Commission européenne avait en effet conditionné cette opération à l‘autorisation de l’ASN sur le dossier de Flamanville.

Crédits photo : EDF

Rédigé par : La Rédaction

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