Macron/Le Pen : quel est leur programme énergétique ? Macron/Le Pen : quel est leur programme énergétique ?

Macron/Le Pen : quel est leur programme énergétique ?

Développement des énergies renouvelables, promotion de l’efficacité énergétique ou de la rénovation thermique, rôle de l’énergie nucléaire dans la transition énergétique… Alors que le débat de l’entre-deux tours s’est avéré animé mercredi 3 mai 2017, les questions énergétiques semblent être devenues primordiales dans la réflexion pré-électorale des Français. Les programmes des deux candidats restants, Emmanuel Macron et Marine Le Pen, sont d’ailleurs aux antipodes et ne peuvent laisser place aux doutes.

L’énergie, un critère de choix pour une majorité de Français

Les grands enjeux énergétiques de demain reviennent de manière régulière dans le débat présidentiel et constituent pour une majorité de Français un critère de choix déterminant. Selon un sondage réalisé fin mars par OpinionWay pour QuelleEnergie.fr, près de 72% des personnes sondées se disent aujourd’hui concernées par ces thématiques, alors que seuls 6% s’en désintéressent totalement.

Lire aussi : Election présidentielle : la question énergétique déterminante pour 3/4 des Français

Interrogés sur les priorités à donner à notre politique énergétique, les Français sont, selon ce sondage, 68% à souhaiter que le développement des énergies renouvelables soit une priorité du quinquennat, et 48% préoccupés par l’effort de rénovation thermique des logements. L’indépendance énergétique de la France n’arrive qu’en troisième position avec 40%, suivie (à 40% également) par la réduction des importations de carburant et le développement des nouveaux modes de transport durables (véhicules hybrides et électriques, vélo, transports en commun, biocarburants…). Si les Français ne semblent pas favorables à un retrait de l’énergie nucléaire, ils ne sont ici que 10% à considérer son développement comme une priorité. Même chose pour l’instauration d’une taxe carbone (10%) ou l’exploitation du gaz de schiste (5%).

Autant d’indications qui peuvent être comparées avec les préoccupations et les mesures mises en avant dans leur programme présidentiel par les deux candidats restants en course. Les ambitions et les priorités d’Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, qui s’affronteront dans les urnes le 7 mai 2017 au second tour de la présidentielle française, sont, sur tous ces sujets, très différentes.

Emmanuel Macron pour une transition énergétique progressive

Emmanuel Macron tout d’abord, ne compte pas changer d’orientation en matière énergétique et entend garder le cap de la transition en cours. Le leader du mouvement « En Marche ! » s’inscrit clairement dans la continuité de la loi du 17 août 2015, et entend bien tenir l’objectif de 32% d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie en France en 2030. Il s’engage à doubler d’ici 2022 les capacités éoliennes et photovoltaïques installées dans l’Hexagone en encourageant l’investissement privé dans ces filières pour mobiliser 30 milliards d’euros dans les prochaines années. Le candidat appelle pour cela à raccourcir et simplifier les procédures d’installation des énergies renouvelables, et à focaliser les efforts de recherche, de développement et d’investissement des opérateurs sur le stockage de l’énergie et les réseaux électriques intelligents.

Sur le nucléaire, il reprend l’objectif de 50% de nucléaire en 2025 (dont la fermeture de Fessenheim) et attend pour la suite, l’avis de l’Autorité de sûreté nucléaire de 2018 sur la prolongation des centrales au-delà de 40 ans. Emmanuel Macron appelle aussi à sortir des énergies fossiles, et s’engage pour cela à fermer les centrales électriques au charbon durant le prochain quinquennat (centrales qui n’ont représenté que 1,4% de la production d’électricité nationale en 2016), à suspendre toute nouvelle attribution de permis d’exploration d’hydrocarbures, et à interdire toute expérimentation concernant les gaz de schiste. Dans le secteur des transports, Emmanuel Macron s’engage entre autres à accélérer le déploiement des bornes de recharge électrique, à aligner la fiscalité du diesel sur celle de l’essence et à créer une prime de 1000 euros pour le remplacement de véhicules fabriqués avant 2001 par des voitures « plus écologiques », neuves ou d’occasion.

Lire aussi : Fessenheim : Le sort de la centrale lié à la mise en service de l’EPR de Flamanville

De manière plus générale enfin, Emmanuel Macron propose un changement de modèle énergétique destiné « à réduire nos consommations d’énergie, à créer des villes durables et connectées, à réutiliser nos déchets, à manger plus de produits sains et produits en France, à respirer un air de plus grande qualité et à créer de l’emploi chez nous ». Cette transformation s’inscrit dans le prolongement des engagements ambitieux pris par la France au niveau international, avec les accords de Paris, et au niveau interne, avec la loi sur la transition énergétique et la loi sur la biodiversité. Il compte notamment concrétiser cette transition grâce à un grand Plan de 50 milliards d’euros d’investissements publics sur 5 ans, dont 15 milliards seront consacrés à la transition énergétique et écologique.

Marine Le Pen entre patriotisme économique et indépendance énergétique

De son côté, Marine Le Pen souhaite garder la centrale nucléaire de Fessenheim et dynamiser la filière nucléaire via une modernisation des centrales et le prolongement de leur durée d’exploitation grâce aux investissements de sûreté prévus dans le cadre du grand carénage. La candidate du Front National considère l’atome comme indispensable pour garantir l’indépendance énergétique de la France, mais se dit également pour le développement croissant de la plupart des énergies renouvelables comme le solaire, le biogaz et le bois-énergie, « grâce à un protectionnisme intelligent, au patriotisme économique, à l’investissement public et privé », à l’exception toutefois de la filière éolienne.

Marine Le Pen prévoit en effet de décréter un moratoire « immédiat » sur l’énergie éolienne qu’elle n’hésite pas à qualifier  d’énergie « épouvantable et chère ». Elle considère notamment les éoliennes (terrestres et offshores) comme « une vraie pollution visuelle », et s’inquiète des éventuels effets que cette source d’énergie propre peut avoir sur la santé des riverains. « Certaines entreprises ont été très heureuses de nous les vendre. Je crois que nous découvrirons dans le futur les conséquences de cela sur la santé des habitants qui vivent autour » expliquait-elle fin mars sur BFMTV.

Lire aussi : Pour l’Anses, le bruit des éoliennes n’aurait aucun effet sur la santé des riverains

Elle veut aussi mettre sur pied une véritable filière française de l’hydrogène, par un appui de l’État en matière de recherche et développement, dans le but de réduire notre dépendance au pétrole, et maintenir l’interdiction de l’exploitation du gaz de schiste, « tant que des conditions satisfaisantes en matière d’environnement, de sécurité et de santé ne seront pas réunies », se réservant ainsi ouverte la possibilité d’une future exploitation. Si la question de la mobilité électrique n’est pas abordée dans son programme, Marine Le Pen fait de l’isolation de l’habitat une priorité budgétaire du quinquennat (« parce que l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas ») afin de lutter contre la précarité énergétique et d’agir directement sur le pouvoir d’achat des Français.

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Beaucoup d’énormes failles dans le programme le Pen qui souligne une méconnaissance notoire du secteur énergétique :

    – ne pas évoquer la mobilité électrique alors qu’elle est devenue incontournable technologiquement comme commercialement et le marché est considérable notamment en terme d’emplois

    – la notion de protectionnisme « intelligent » est un peu un oxymore, surtout en matière d’énergie

    – ne pas vouloir d’éolien alors que :

    . l’éolien est complémentaire au solaire et son potentiel minimal correspond en France (2e site venteux d’Europe) à quelques 36% de la consommation électrique actuelle d’environ 425 TWh par an, c’est donc une ressource non polluante durable considérable
    . il est contradictoire de vouloir développer une filière hydrogène sans éolien qui s’y prête très bien et est également complémentaire au stockage hydraulique dont on dispose
    . l’éolien est quasiment 100% recyclables et comporte des matières stratégiques, çà concerne donc aussi nos entreprises de recyclages et les ressources futures
    . son prix est généralement le plus bas des énergies dans le monde et son potentiel de développement encore important. C’est déjà 800 entreprises en France et quelques 15000 emplois (dans les régions qui votent en plus le Pen !)
    . il est majoritairement accepté par les gens une fois installé comme les enquêtes le démontrent d’autant qu’il apporte des ressources locales bien plus largement distribuées que le nucléaire donc contribue aux finances locales, voire déjà en contribuant à l’autonomie énergétique de certaines communes
    . son bilan est parmi les meilleurs également
    . la technique évolue encore avec des repowering utilisant 90% de matières premières en moins et des coûts encore bien plus bas pour des puissances équivalentes ou supérieures (Ampyx Power avec Eon entre autres), donc impossible de rivaliser
    . la France se situe au coeur d’un axe européen Nord-Sud-Est et ne pas faire d’éolien impacte la stabilité du réseau
    . le réseau Entso-e comme une étude de cet opérateur très qualifié l’a démontré à une très bonne stabilité dans l’éolien et la démonstration est plusieurs fois faite que l’énergie se gère bien mieux avec une approche « européenne » et non « nationale »
    . l’optimisation de ce réseau déjà développé permettrait une économie de plus de 500 TWh par (soit plus que la consommation électrique annuelle française d’environ 425 TWh) c’est énorme en terme d’énergie comme en terme financier annuellement

    . une filière hydrogène existe déjà et s’est bien organisée donc Marine le Pen ne semble encore une fois pas au courant et visiblement débarque.

    . la filière biomasse risque vite de plafonner en terme de ressource si l’on abuse de cette dernière qui a d’autres applications plus pertinentes et à plus hautes valeurs ajoutées que la forme « combustible »

    En bref j’avais rarement vu un programme énergétique aussi mal conçu que le sien !

    Répondre
  • L’écologie défendue par Marine Le Pen ne poursuit pas un objectif écologique mais un tout autre objectif. Ses engagements n°131 à 137 ont pour seule vocation de nourrir un discours nationaliste. Il est banal de rappeler que les flux de biodiversité, les conséquences du dérèglement climatique et les pollutions terrestres ou maritimes n’ont pourtant pas de frontières et ne peuvent pas être uniquement régulées à l’intérieur des bornes de chaque Etat. Le droit de l’environnement français est presque entièrement composé de règles internationales ou européennes. Pourtant, Marine Le Pen ne présente que des mesures censées renforcer nos frontières et le repli sur soi en plaçant le mot « français » le plus grand nombre de fois.

    https://www.actu-environnement.com/ae/news/arnaud-gossement-marine-lepen-programme-environnement-28921.php4

    .

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  • Beaucoup d’énormes failles dans le programme le Pen qui souligne une méconnaissance notoire du secteur énergétique. Exemples :

    – ne pas évoquer la mobilité électrique alors qu’elle est devenue incontournable technologiquement comme commercialement et le marché est considérable notamment en terme d’emplois

    – la notion de protectionnisme « intelligent » est un peu un oxymore, surtout en matière d’énergie

    – ne pas vouloir d’éolien alors que :

    . l’éolien est complémentaire au solaire et son potentiel minimal correspond en France (2e site venteux d’Europe) à quelques 36% de la consommation électrique actuelle d’environ 425 TWh par an, c’est donc une ressource non polluante durable considérable
    . il est contradictoire de vouloir développer une filière hydrogène sans éolien qui s’y prête très bien et est également complémentaire au stockage hydraulique dont on dispose
    . l’éolien est quasiment 100% recyclables et comporte des matières stratégiques, çà concerne donc aussi nos entreprises de recyclages et les ressources futures
    . son prix est généralement le plus bas des énergies dans le monde et son potentiel de développement encore important. C’est déjà 800 entreprises en France et quelques 15000 emplois (dans les régions qui votent en plus le Pen !)
    . il est majoritairement accepté par les gens une fois installé comme les enquêtes le démontrent d’autant qu’il apporte des ressources locales bien plus largement distribuées que le nucléaire donc contribue aux finances locales, voire déjà en contribuant à l’autonomie énergétique de certaines communes
    . son bilan est parmi les meilleurs également
    . la technique évolue encore avec des repowering utilisant 90% de matières premières en moins et des coûts encore bien plus bas pour des puissances équivalentes ou supérieures (Ampyx Power avec Eon entre autres), donc impossible de rivaliser
    . la France se situe au coeur d’un axe européen Nord-Sud-Est et ne pas faire d’éolien impacte la stabilité du réseau
    . le réseau Entso-e comme une étude de cet opérateur très qualifié l’a démontré à une très bonne stabilité dans l’éolien et la démonstration est plusieurs fois faite que l’énergie se gère bien mieux avec une approche « européenne » et non « nationale »
    . l’optimisation de ce réseau déjà développé permettrait une économie de plus de 500 TWh par (soit plus que la consommation électrique annuelle française d’environ 425 TWh) c’est énorme en terme d’énergie comme en terme financier annuellement

    Prix actuels du solaire et de l’éolien, toujours en baisse, comparés par exemple à celui de l’EPR de 130 euros le MWh (en France on est à 71 euros le MWh éolien selon le barème d’achat actuel avec un objectif proche de 40 euros d’ici environ 3 ans donc ce n’est évidemment pas le moment de stopper cette bonne tendance) :

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/18077053_1468679013204064_1860989484466728844_o.jpg?oh=2b94f90a381e0c961e9f72f4c86b2c42&oe=598E185A

    . une filière hydrogène existe déjà et s’est bien organisée donc Marine le Pen ne semble encore une fois pas au courant et visiblement débarque.

    . la filière biomasse risque vite de plafonner en terme de ressource si l’on abuse de cette dernière qui a d’autres applications plus pertinentes et à plus hautes valeurs ajoutées que la forme « combustible »

    En bref j’avais rarement vu un programme énergétique aussi mal conçu que le sien !

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  • L’écologie défendue par Marine Le Pen ne poursuit pas un objectif écologique mais un tout autre objectif. Ses engagements n°131 à 137 ont pour seule vocation de nourrir un discours nationaliste. Il est banal de rappeler que les flux de biodiversité, les conséquences du dérèglement climatique et les pollutions terrestres ou maritimes n’ont pourtant pas de frontières et ne peuvent pas être uniquement régulées à l’intérieur des bornes de chaque Etat. Le droit de l’environnement français est presque entièrement composé de règles internationales ou européennes. Pourtant, Marine Le Pen ne présente que des mesures censées renforcer nos frontières et le repli sur soi en plaçant le mot « français » le plus grand nombre de fois.

    https://www.actu-environnement.com/ae/news/arnaud-gossement-marine-lepen-programme-environnement-28921.php4

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  • Beaucoup d’énormes failles dans le programme le Pen qui souligne une méconnaissance notoire du secteur énergétique :

    – ne pas évoquer la mobilité électrique alors qu’elle est devenue incontournable technologiquement comme commercialement et le marché est considérable notamment en terme d’emplois

    – la notion de protectionnisme « intelligent » est un peu un oxymore, surtout en matière d’énergie

    – ne pas vouloir d’éolien alors que :

    . l’éolien est complémentaire au solaire et son potentiel minimal correspond en France (2e site venteux d’Europe) à quelques 36% de la consommation électrique actuelle d’environ 425 TWh par an, c’est donc une ressource non polluante durable considérable
    . il est contradictoire de vouloir développer une filière hydrogène sans éolien qui s’y prête très bien et est également complémentaire au stockage hydraulique dont on dispose
    . l’éolien est quasiment 100% recyclables et comporte des matières stratégiques, çà concerne donc aussi nos entreprises de recyclages et les ressources futures
    . son prix est généralement le plus bas des énergies dans le monde et son potentiel de développement encore important. C’est déjà 800 entreprises en France et quelques 15000 emplois (dans les régions qui votent en plus le Pen !)
    . il est majoritairement accepté par les gens une fois installé comme les enquêtes le démontrent d’autant qu’il apporte des ressources locales bien plus largement distribuées que le nucléaire donc contribue aux finances locales, voire déjà en contribuant à l’autonomie énergétique de certaines communes
    . son bilan est parmi les meilleurs également
    . la technique évolue encore avec des repowering utilisant 90% de matières premières en moins et des coûts encore bien plus bas pour des puissances équivalentes ou supérieures (Ampyx Power avec Eon entre autres), donc impossible de rivaliser
    . la France se situe au coeur d’un axe européen Nord-Sud-Est et ne pas faire d’éolien impacte la stabilité du réseau
    . le réseau Entso-e comme une étude de cet opérateur très qualifié l’a démontré à une très bonne stabilité dans l’éolien et la démonstration est plusieurs fois faite que l’énergie se gère bien mieux avec une approche « européenne » et non « nationale »
    . l’optimisation de ce réseau déjà développé permettrait une économie de plus de 500 TWh par (soit plus que la consommation électrique annuelle française d’environ 425 TWh) c’est énorme en terme d’énergie comme en terme financier annuellement

    Prix actuels du solaire et de l’éolien, toujours en baisse, comparés par exemple à celui de l’EPR de 130 euros le MWh (en France on est à 71 euros le MWh éolien selon le barème d’achat actuel avec un objectif proche de 40 euros d’ici environ 3 ans donc ce n’est évidemment pas le moment de stopper cette bonne tendance) :

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/18077053_1468679013204064_1860989484466728844_o.jpg?oh=2b94f90a381e0c961e9f72f4c86b2c42&oe=598E185A

    . une filière hydrogène existe déjà et s’est bien organisée donc Marine le Pen ne semble encore une fois pas au courant et visiblement débarque.

    . la filière biomasse risque vite de plafonner en terme de ressource si l’on abuse de cette dernière qui a d’autres applications plus pertinentes et à plus hautes valeurs ajoutées que la forme « combustible »

    En bref j’avais rarement vu un programme énergétique aussi mal conçu que le sien !

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  • Beaucoup d’énormes failles dans le programme le Pen qui souligne une méconnaissance notoire du secteur énergétique. Entres autres :

    – ne pas évoquer la mobilité électrique alors qu’elle est devenue incontournable technologiquement comme commercialement et le marché est considérable notamment en terme d’emplois

    – la notion de protectionnisme « intelligent » est un peu un oxymore, surtout en matière d’énergie

    – ne pas vouloir d’éolien alors que :

    . l’éolien est complémentaire au solaire et son potentiel minimal correspond en France (2e site venteux d’Europe) à quelques 36% de la consommation électrique actuelle d’environ 425 TWh par an, c’est donc une ressource non polluante durable considérable
    . il est contradictoire de vouloir développer une filière hydrogène sans éolien qui s’y prête très bien et est également complémentaire au stockage hydraulique dont on dispose
    . l’éolien est quasiment 100% recyclables et comporte des matières stratégiques, çà concerne donc aussi nos entreprises de recyclages et les ressources futures
    . son prix est généralement le plus bas des énergies dans le monde et son potentiel de développement encore important. C’est déjà 800 entreprises en France et quelques 15000 emplois (dans les régions qui votent en plus le Pen !)
    . il est majoritairement accepté par les gens une fois installé comme les enquêtes le démontrent d’autant qu’il apporte des ressources locales bien plus largement distribuées que le nucléaire donc contribue aux finances locales, voire déjà en contribuant à l’autonomie énergétique de certaines communes
    . son bilan est parmi les meilleurs également
    . la technique évolue encore avec des repowering utilisant 90% de matières premières en moins et des coûts encore bien plus bas pour des puissances équivalentes ou supérieures (Ampyx Power avec Eon entre autres), donc impossible de rivaliser
    . la France se situe au coeur d’un axe européen Nord-Sud-Est et ne pas faire d’éolien impacte la stabilité du réseau
    . le réseau Entso-e comme une étude de cet opérateur très qualifié l’a démontré à une très bonne stabilité dans l’éolien et la démonstration est plusieurs fois faite que l’énergie se gère bien mieux avec une approche « européenne » et non « nationale »
    . l’optimisation de ce réseau déjà développé permettrait une économie de plus de 500 TWh par (soit plus que la consommation électrique annuelle française d’environ 425 TWh) c’est énorme en terme d’énergie comme en terme financier annuellement

    Prix actuels du solaire et de l’éolien, toujours en baisse, comparés par exemple à celui de l’EPR de 130 euros le MWh (en France on est à 71 euros le MWh éolien selon le barème d’achat actuel avec un objectif proche de 40 euros d’ici environ 3 ans donc ce n’est évidemment pas le moment de stopper cette bonne tendance) :

    https://scontent-cdg2-1.xx.fbcdn.net/v/t31.0-8/18077053_1468679013204064_1860989484466728844_o.jpg?oh=2b94f90a381e0c961e9f72f4c86b2c42&oe=598E185A

    . une filière hydrogène existe déjà et s’est bien organisée donc Marine le Pen ne semble encore une fois pas au courant et visiblement débarque.

    . la filière biomasse risque vite de plafonner en terme de ressource si l’on abuse de cette dernière qui a d’autres applications plus pertinentes et à plus hautes valeurs ajoutées que la forme « combustible »

    En bref j’avais rarement vu un programme énergétique aussi mal conçu que le sien !

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  • A propos de l’éolien, on a actuellement 12 000 MW de puissance installée en éolien. Hors la production quotidienne navigue autour de 1000 MW soit 10% de la puissance installée.. Pendant que le nucléaire en produit… 45 000 MW.jour!! On a plus de 10 000 éoliennes sur le territoire. Combien, il va falloir en mettre pour remplacer le nucléaire ? calcul: 450 000 ???!!! Pour moi, l’équation ne tient pas.
    D’autant plus que réduire les émissions carbones va passer par des économies drastiques mais aussi par l’électrification d’une partie de l’économie qui tourne actuellement aux fossiles (charbon, pétrole, gaz) qui représente aujourd’hui les 2/3 de notre consommation énergetique. Donc les besoins en éléctricité vont encore augmenter. On va en mettre combien 1 million, 2 millions d’éoliennes ??
    Si Marine Le Pen se trompe sans doute en parlant de futurs scandales sanitaires liés aux éoliennes, il n’est pas improbable qu’on se rende compte que cela aura été une fumisterie…

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    • @ Fabien : on dispose de multiples données réelles très précises y compris au quotidien sur la production éolienne depuis plus de 30 ans en Europe notamment (base EMHIRES etc) donc nous ne sommes plus dans les impressions « personnelles » sur cette technologie ! Elle correspond à près de 11% de la « consommation » électrique européenne annuelle (c’est déjà énorme dès lors que c’est majoritairement de l’onshore) alors que le potentiel courant est loin d’être encore exploité et que l’offshore dispose de perspectives très importantes. Il n’y a pas lieu de couvrir le sol français de multiples éoliennes mais d’exploiter correctement les différents sites (le facteur de charge moyen en France est déjà de plus de 24% en onshore et devrait être évidemment nettement plus élevé avec l’apport offshore). Le prix baisse en outre régulièrement et la technologie évolue encore tout comme son mode d’exploitation qui s’améliore régulièrement et permet d’optimiser les résultats et l’utilisation des ressources.

      On est au stade d’éoliennes de plus de 9 MW en offshore, avec un facteur de charge de quelques 34% çà n’a rien de négligeable comme production par éolienne.

      A niveau mondial plus de 170 pays font de l’éolien, je peux vous assurer que ce n’est pas une erreur de choix technologique comme tous les calculs et études depuis le temps le confirment !

      En outre ce dernier remporte de nombreux appels d’offres face aux énergies les moins chères qui n’arrivent plus à faire face alors qu’elles disposent de subventions nettement plus importantes au plan mondial.

      Je ne vois donc pas comment nous serions les seuls à devoir nous en passer !

      Pour les véhicules électriques la simple réduction de consommation liée à l’efficacité énergétique sur les quelques années écoulées dépasse très largement l’arrivée anticipée de millions de véhicules sur le marché français.

      De plus le secteur des transports évolue rapidement dans tous ses aspects et il y a de nombreuses études et approches permettant de résoudre le problème d’un parc 100% électrique ou équivalent.

      Le problème est surtout de continuer à intégrer de mieux en mieux les énergies renouvelables (on utilise par exemple encore très peu le solaire hybride d’où la démarché de soutien d’EDF), d’optimiser leur exploitation (beaucoup encore à faire mais çà évolue positivement) et d’accroître les solutions de stockage qui sont nombreuses mais certaines commencent à se distinguer par leur efficacité et ingéniosité donc là aussi çà commence à être de plus en plus pris en compte en France où nous avons un certain retard.

      Statistiques assez détaillée de l’éolien 2016 pour l’Europe, comment pourrait-on s’en passer tout comme les plus de 170 pays dans le monde qui en font alors que c’est l’énergie parmi les moins chères et souvent la moins chère selon les pays et parmi les moins sales (bien moins que le nucléaire notamment) :

      https://windeurope.org/about-wind/statistics/european/wind-in-power-2016/

      .

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