La transition énergétique à l’ordre du jour du G7 à Rome La transition énergétique à l’ordre du jour du G7 à Rome

La transition énergétique à l’ordre du jour du G7 à Rome

Le 9 et le 10 avril 2017, les ministres de l’énergie du G7 se sont retrouvés à Rome. Dans un communiqué de presse, Ségolène Royal explique que ce fut l’occasion de « réaffirmer le rôle clef de la transition énergétique ». Car si grâce à l’innovation verte et à l’Agenda de l’Action de la COP21 les énergies se développent, les efforts doivent se poursuivre…

Le G7 énergie à Rome, un rendez-vous pour les solutions vertes

Pour le G7 énergie, les responsables de la politique énergétique du « Library Group » se sont retrouvés dans la capitale italienne. Avec eux (Rainer Baake – Allemagne ; Rick Perry – USA ; Jim Carr – Canada ; Carlo Calenda – Italie ; Segolene Royal – France ; Nick Hurd – UK ; Yosuke Tagaki – Japan), le commissaire européen à l’énergie Miguel Arias Cañete et le directeur de l’Agence Internationale de l’Énergie (AIE, Fatih Birol, ont participé aux discussions sur l’avenir du mix énergétique mondial. Au cours de ces échanges, les dirigeants ont confirmé l’importance d’assurer le « développement des technologies propres, d’efficacité énergétique et de réduction des émissions de gaz à effet de serre ».

Les axes de la transition énergétique depuis la COP21

Pour mettre en œuvre cette transition énergétique, la COP21 a élaboré un Agenda de l’Action. La rencontre des ministres de l’énergie avait justement pour objectif de faire le point sur l’avancée des différents axes de travail retenus lors de la conférence de Paris. D’abord, la mission innovation qui regroupe maintenant 22 pays avec l’ambition d’accroître « investissements publics et privés dans la recherche et développement », prépare actuellement sa prochaine réunion ministérielle en Chine le 6 juin prochain. Parallèlement, l’Alliance Internationale pour le Solaire et l’Alliance Internationale de la Géothermie continuent de se structurer, avec de plus en plus de partenaires. Enfin, la ministre française a rappelé l’importance de développer la finance et les obligations vertes, et de soutenir l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI).

Le développement des ENR ne suffit pas ?

Autant de projets qui attestent de la prise de conscience de l’urgence climatique par les autorités des premières puissances industrialisées. Seulement comme le montrent les slides de l’Agence Internationale de l’Energie et les travaux des Nations Unies, malgré les efforts en faveur des énergies renouvelables – éolien et solaire principalement – les engagements des Etats ne suffisent pas à limiter le réchauffement climatique. C’est pourquoi, l’AIE et son directeur Faith Birol appellent à approfondir ces orientations mais soulignent aussi leur attachement à tous les piliers de l’agenda énergétique du G7, comme le gaz naturel, le nucléaire ou les systèmes de captage et de stockage du CO2.

L’engagement des Etats-Unis pour la transition énergétique confirmé au mois de juin ?

Autre enseignement de cette rencontre, les Etats-Unis continuent de s’engager en faveur d’un développement plus durable. C’est du moins ce que suggère la présence du nouveau secrétaire américain à l’Énergie, Rick Perry. Justement, Ségolène Royal a profité de cette rencontre pour confier à son homologue « l’intérêt pour les acteurs économiques américains que les États-Unis restent partie prenante de l’Accord de Paris sur le climat ». Une conviction partagée notamment par la cinquantaine de start-up du secteur nucléaire, à en croire la représentante de l’ONG « Energy for Humanity », Kristy Gogan.

Néanmoins, aucun communiqué n’a pu être publié à l’issue de cette réunion, ce qui a été décrypté comme un succès en demi-teinte pour le G7 de l’énergie. En effet, comme le note la plateforme Consoglobe : « l’Italie a décidé de ne pas proposer de déclaration commune, en attendant le prochain sommet du G7 qui se tiendra à Taormina en Sicile les 26 et 27 juin 2017 ». Pour le journaliste aux Échos, Olivier Tosseri, il s’agirait même d’un « échec du G7 sur la politique de l’énergie », tandis que de son côté le ministre italien, Carlo Calenda, évoque plutôt « un débat constructif et sans frictions ». D’ailleurs à l’issue de cette rencontre les acteurs de la scène énergétique mondiale ont tout de même donné deux consignes ; premièrement « d’investir dans des technologies bas-carbone et dans l’efficacité énergétique », mais aussi à « à sortir des subventions aux énergies fossiles inefficaces qui favorisent le gaspillage ».

Lire aussi : Le G7 décide la fin des subventions aux énergies fossiles

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • Pour la transition énergétique, il y a encore beaucoup d’axes à investir. Les efforts actuels sont à maintenir a minima, à booster au mieux. Ce changement structurel doit être accompagné de manière optimale. C’est avec un « mix » d’énergies renouvelables que la solution parait la plus concrète mais il faudra encore quelques années de diverses actions afin d’atteindre les objectifs fixés (en France, entre autres, par la LTECV). Il faut espérer que le sommet fin juin connaîtra des décisions positives afin de soutenir cette donne énergétique.

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