Normandie Hydro : l'Etat donne son feu vert au premier parc hydrolien en mer français Normandie Hydro : l'Etat donne son feu vert au premier parc hydrolien en mer français

Normandie Hydro : l’Etat donne son feu vert au premier parc hydrolien en mer français

Après plusieurs années d’études et de tests au sein du parc expérimental de Paimpol-Bréhat, le premier parc pilote hydrolien devrait finalement voir le jour dans le raz Blanchard au large de Cherbourg dès 2019. Le projet mené par les groupes DCNS et EDF et baptisé Normandie Hydro vient de recevoir, via un arrêté préfectoral daté du 4 avril 2017, les dernières autorisations administratives nécessaires à sa concrétisation. 

Publié ce mardi 4 avril sur le site de la préfecture de la Manche, cet arrêté autorise la mise en place définitive du parc hydrolien Normandie Hydro sélectionné suite à l’appel à projets de 2014 concernant la pointe du Contentin. Les sept turbines en question, de 16 mètres de diamètre et de 2 MW de puissance, « seront situées à 3,5 km de Goury (Manche), à une trentaine de mètres de profondeur, sur une surface de 28 hectares« , précise le rapport d’enquête publique. Le parc produira l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 10.000 à 13.000 personnes, pour un budget estimé à 112 millions d’euros, dont environ 50 millions d’euros de subventions.

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Ce parc pilote sera mis en service dès 2019 selon les prévisions de DCNS, et aura pour mission de confirmer la viabilité technico-économique de cette énergie marine dans le but de lancer dans l’avenir des modèles de fermes commerciales. Pour ce faire, le fabricant de turbines sous-marines a déjà inauguré l’été dernier de nouveaux locaux à Cherbourg et prévoit de lancer prochainement la construction d’une usine sur le port de commerce.

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Un second projet emmené par Engie avait également reçu le feu vert préfectoral mais fut abandonné en début d’année suite au retrait du groupe General Electric (GE), développeur de la turbine hydrolienne utilisée. Ce projet baptisé Nepthyd (Normandie Energie PiloTe HYDrolien) prévoyait d’exploiter quatre hydroliennes Oceade fournies par Alstom, avec un rotor de 18 mètres de diamètre et une capacité de 1,4 mégawatt chacune, au large de la pointe nord-ouest du Cotentin. Problème, le rachat du groupe Alstom par GE semble avoir changé la donne et le groupe américain se serait progressivement désengagé de son activité hydrolienne, jugée trop peu mature.

Crédits photo : DCNS

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
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COMMENTAIRES

  • L’Europe est actuellement leader en hydrolien et c’est donc important de s’organiser pour ne pas rater ou prendre du retard sur ce marché mondial durable.

    En terme d’hydraulique fluvial il y a également un marché mondial important et plusieurs technologies très efficaces selon diverses situations.

    Il n’y a là aussi pas lieu de prendre du retard parce que les choses évoluent vite.

    A noter en France un projet de financement participatif en hydro qui est pertinent et avancé et vaut le détour car peut être reproduit pas mal de fois sans nuire à l’environnement ni aux sites :

    https://www.akuocoop.com/fr/projets/fiche/chavort

    .

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  • J’aimerais bien savoir le résultat des études qui ont conduit à une telle décision; le moins qu’on puisse dire, c’est que la discrétion à ce sujet est totale.
    Ni la puissance, ni surtout la production annuelle qui peut être parfaitement calculée à partir de l’annuaire des marées ne sont précisés: tout au plus mentionner la population pouvant être satisfaite, alors que cette notion n’aurait de sens que si cette population était totalement isolée du réseau électrique français, ce qui n’est sûrement pas le cas.
    En ce qui concerne le coût annoncé, même si le chiffre de 112 millions d’euros devait se révéler exact (rien n’est moins sûr), le fait que 50 millions seraient subventionnés ne change rien à ce coût, car ces 50 millions devraient être payés, soit par l’Etat (c’est-à-dire les contribuables, par l’impôt), soit par EDF (c’est-à-dire les consommateurs par une nouvelle taxe sur leur facture d’électricité).
    Les français devraient avoir droit à plus d’informations sur l’usage de l’argent que l’Etat leur prend.

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