Gazoduc Nord Stream 2 : Gazprom en passe de trouver un accord avec l’Union européenne ? - L'EnerGeek

Gazoduc Nord Stream 2 : Gazprom en passe de trouver un accord avec l’Union européenne ?

Si des tensions géopolitiques persistent entre Moscou et ses partenaires occidentaux, autour du dossier syrien notamment, Gazprom serait malgré tout sur le point de trouver un accord avec l’Union européenne sur le projet Nord Stream 2. 

Au début du mois d’octobre, l’énergéticien coté à la bourse de Moscou a confirmé son intention de construire un gazoduc sous la mer Noire. Le 10 octobre, le projet du Turkish Stream a ainsi été officialisé à Istanbul, en présence de Vladimir Poutine et de Recep Tayyip Erdoğan, présidents russe et turc. Avec ce nouveau chantier qui complétera l’actuel Blue Stream, Gazprom compte doubler ses capacités d’exportation dans la région, alors que la consommation turque devrait également être multipliée par deux à l’horizon 2020-2030, selon les experts.

Dans ce contexte, la compagnie dirigée par Alexeï Miller pourrait prochainement trouver un accord avec l’Union européenne pour le Nord Stream 2, d’après le Wall Street Journal. En effet, malgré les tensions géopolitiques autour du dossier syrien, la question énergétique atteste d’une coopération économique continue entre la Russie et l’Europe. L’ancien chancelier allemand russophile, Gerhard Schröder, devenu président du conseil de Nord Stream AG, sert d’ailleurs de courroie de transmission.

Une mission d’autant plus facile pour l’ancien chef d’État qu’avec cette nouvelle infrastructure, l’Allemagne pourrait devenir le nouveau « hub européen du gaz russe » – permettant ainsi à ses industriels de compenser, au moins partiellement, le coût de sa transition énergétique. La Pologne avait bien tenté de s’opposer au projet par l’intermédiaire de son Autorité de la concurrence, notamment pour préserver les recettes des pays d’Europe centrale, mais la demande semble ne pas avoir été entendue par les entreprises telles que la Royal Dutch Shell, E.ON ou encore OMV et Engie.

Lire aussi : Bruxelles s’oppose à Gazprom

Pour rappel, Nord Stream 2 prévoit la construction de deux conduites de gazoduc à travers la mer Baltique entre la Russie et l’Allemagne, d’une puissance totale de 55 milliards de mètres cubes de gaz par an. Le chantier doit être terminé avant la fin de 2019. Le coût du projet est évalué à 9,9 milliards d’euros.

Crédit Photo : @LesEchos

Rédigé par : La Rédaction

La Rédaction
jeu 5 Déc 2013
La production d’électricité en Grèce est issue essentiellement des énergies fossiles. Le pays dispose de ressources en charbon (lignite) et, dans une moindre quantité, en gaz naturel, qu'il peut exploiter pour produire de l'électricité. Ainsi, en 2011, ces combustibles ont…
lun 6 Nov 2017
Engagé dans un vaste programme de cessions destiné à réduire la part de ses activités liées aux combustibles fossiles, le groupe Engie a annoncé, mardi 31 octobre 2017, avoir cédé ses parts dans trois centrales thermiques de production d'électricité au…
ven 7 Juin 2019
En novembre 2019, le Chili accueillera la COP 25. Un choix logique puisque le pays d'Amérique du Sud est engagé dans une ambitieuse stratégie de transition énergétique. Il vise en effet la sortie du charbon d'ici 2040, alors que cette…
mar 18 Oct 2016
Le 12 octobre dernier, l'Etat russe a vendu plus de 50 % du capital de Bachneft, le sixième producteur d'hydrocarbures du pays, au groupe Rosneft, pour 4,7 milliards d'euros. S'il s'agit de la plus grosse cession d'actifs, cette année, de…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.