L'effet inattendu de la baisse des polluants atmosphériques sur la production solaire - L'EnerGeek

L’effet inattendu de la baisse des polluants atmosphériques sur la production solaire

réduction_particules_rendement_solairesLa lutte contre le réchauffement climatique n’aurait donc pas que des effets positifs. Selon une étude récente du centre de recherche de la Commission européenne (JRC), la réduction des émissions de certains aérosols et autres polluants atmosphériques pourrait à moyen terme affecter négativement le rendement des panneaux photovoltaïques.

Si cette étude ne concerne pour l’instant que les productions photovoltaïques en Afrique et en Europe, les résultats ont tout de même de quoi surprendre. Selon ces chercheurs, la réduction des émissions de particules fines d’ici 2030 modifierait de manière significative la production des panneaux solaires.

Et en effet, si une augmentation de près de 10 % du rendement global des panneaux solaires  est envisagée à l’horizon 2030 par rapport à son niveau des années 2000, cette progression pourrait être largement freinée par la modification des irradiations solaires liée aux changements climatiques. Ces chercheurs évoquent une diminution possible de 7 % de la productivité photovoltaïque en Europe de l’Est et en Afrique du Nord d’ici 2030.

Comme l’expliquent les auteurs de l’étude, “les modifications de l’irradiation solaire à la surface de la Terre et de la production des panneaux solaires sont liées aux effets globaux de la réduction des aérosols sur la circulation atmosphérique à large échelle et à la nébulosité associée plutôt qu’aux effets locaux en terme de propriétés optiques de l’atmosphère”. En d’autres termes, la modification de l’irradiation solaire serait liée avant tout au changement climatique global entraîné par la baisse des émissions plutôt qu’à l’impact local de cette baisse en terme de clarté de l’atmosphère. Ainsi et contrairement à ce que l’on pourrait croire, la réduction des émissions de certaines particules entraînerait une augmentation de la circulation atmosphérique et de la nébulosité correspondante, une nébulosité gênant l’irradiation solaire exploitée par les modules photovoltaïques.

Parmi les particules en question, on retrouve notamment les aérosols de sulfate qui présentent la spécificité de réfléchir les rayons du soleil et donc de jouer contre la hausse des températures. Une réduction de ces particules contenus  dans la dioxyde de soufre par exemple, pourrait donc avoir l’effet inverse de celui escompté en renforçant l’impact des émissions de gaz à effet de serre sur l’augmentation des températures.

Précisons ici que cette analyse a été réalisée sur la base des cellules solaires en silicium cristallin, technologie la plus développée à ce jour, tout en prenant en compte la réduction des émissions des différentes particules de carbone et de soufre entre 2000 et 2020, et l’évolution du climat établie par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC).

Crédits photo : NREL

Rédigé par : La Rédaction

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