L’UMP pour sanctuariser le nucléaire et éliminer le charbon du mix électrique - L'EnerGeek

L’UMP pour sanctuariser le nucléaire et éliminer le charbon du mix électrique

logo-de-l-umpAlors que la France amorce sa transition énergétique, le gouvernement en a terminé avec les principaux arbitrages, avec l’annonce par Ségolène Royal du contenu de la future loi de programmation, mercredi dernier. Alors que le projet de loi sera présenté à l’Assemblée nationale cet automne, les parlementaires de l’UMP ont indiqué qu’ils défendront un projet alternatif.

Le gouvernement, qui planche depuis des mois sur son projet de loi de transition énergétique, avait jusqu’ici était très peu attaqué sur son flanc droit à ce sujet. Mais l’UMP semble désormais s’être mise d’accord sur une ligne à défendre à propos de l’énergie.

Premier point de différenciation avec le projet de loi gouvernemental, l’UMP souhaite « sanctuariser » le nucléaire. En d’autres termes, le parti de droite est pour le maintien de la part du nucléaire dans la production d’électricité au niveau actuel, là où le projet de loi de transition énergétique prévoit une réduction de cette part de 75 à 50%.

Pour Julien Aubert, le nucléaire c’est la garantie d’une énergie abondante sans émissions de CO2 et à faible coût, et ce malgré le renchérissement de cette énergie à venir à cause des investissements nécessaires pour prolonger la durée de vie du parc historique. L’UMP cite également l’importance de continuer la recherche sur le nucléaire de quatrième génération.

L’UMP se démarque également du gouvernement en proposant d’interdire le charbon pour la production d’énergie d’ici à 2020. La consommation du charbon à des fins énergétiques à récemment augmenté en Europe, en raison du son faible coût sur le marché, à l’inverse du gaz naturel, pourtant deux fois plus respectueux de l’environnement. Mais en France, la consommation de charbon ne représente actuellement que 4,2% du mix électrique, contre plus de 90% en Pologne et plus de 40% en Allemagne. Dans l’Hexagone, de nombreuses vieilles centrales à charbon ont ou vont prochainement fermer. EDF les remplace notamment par des installations plus performantes et moins polluantes, comme les centrales à cycle combiné au gaz naturel.

Sur le financement des énergies nouvelles, l’UMP est pour une baisse des aides publiques et souhaite laisser « le marché arbitrer le prix des énergies ». Ces énergies, suggère la droite, pourraient en revanche être dotées d’un fonds de développement des usages non carbonés financé par le pétrole de schiste décrit comme « une potentielle énergie de transition ».

Rédigé par : jacques-mirat

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COMMENTAIRES

  • Culot hallucinant : les godillots devenus écolos , on marche sur la tête … quand on connaît leur CV et leur héritage !… Mais tout s’explique , car il s’agit de saboter l’aide publique et livrer les énergies alternatives aux “lois” du Marché … dont les priorités seront d’éliminer les indépendants , en l’occurrence, les vrais écologistes !…

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  • “Dans un monde où nous accepterions de limiter notre consommation d’énergie, ce qui me paraît assez indispensable si nous voulons éviter de gros ennuis un jour, produire cette énergie résiduelle en incluant du nucléaire me semble parfaitement recevable.

    Mais, encore une fois, il ne suffirait pas de tout miser sur le nucléaire pour “sortir du fossile”, c’est-à-dire arrêter la consommation de masse de ces combustibles éponymes. Y parvenir nécessite de recourir à la fois aux économies d’énergie (avant tout) ET au nucléaire ET aux renouvelables, notamment le solaire et la biomasse, sans négliger aucune marge de manoeuvre : devant une menace telle qu’un “choc climatique”, pouvant déstabiliser la biosphère dans son ensemble, est-ce de bon ton de faire la fine bouche devant un élément de solution au motif qu’il présente quelques risques, alors qu’ils sont secondaires devant ceux qu’il permettrait d’éviter ? En clair, jusqu’où pouvons nous refuser de hiérarchiser les risques ?

    Que l’on ait été anti-nucléaire en 1970, non seulement je peux parfaitement le comprendre, mais dans le contexte de l’époque c’était au contraire assez logique pour qui se préoccupait de l’avenir de la planète :

    les essais militaires atmosphériques battaient leur plein : le nucléaire s’est d’abord illustré aux yeux du grand public de cette manière là, ce qui a probablement contribué – avec raison – à lui donner une mauvaise “image de marque” (incidemment l’opposition de Greenpeace au nucléaire est née avec la lutte contre les essais militaires), mais mon propos ne porte que sur le nucléaire civil,

    la technologie civile était récente, donc on ne disposait pas de recul pour juger de ses effets sur les populations,

    enfin c’était l’époque où les angoisses pour l’avenir de l’environnement ont connu un paroxysme (naissance de l’écologie “politique”, par exemple avec la candidature de Dumont, craintes du Club de Rome avec son fameux rapport sur les ennuis futurs venant de la “croissance”, etc) et toute technologie permettant de faire “plus” et non pas “autrement” était alors l’objet de vives critiques. Incidemment, le fait que les craintes du Club de Rome ne se soient pas encore matérialisées de manière dramatique ne permet pas de dire qu’elles seront à jamais infondées : bien évidemment, notre civilisation est mortelle, et la bonne question est juste de savoir si notre comportement actuel nous hâte significativement vers sa fin ou pas.

    Mais que l’on refuse au 21è siècle toute idée de nucléaire civil pour lutter contre des menaces bien plus ennuyeuses (changement climatique, troubles géopolitiques liés à l’énergie fossile) que celles liées aux déchets ou à la possibilité d’un accident majeur de centrale, cela me semble désormais relever d’un choix sentimental et non découler d’un raisonnement “rationnel”. Ce n’est bien sûr pas illégitime de faire des choix purement sentimentaux (j’en fais tous les jours : je n’ai jamais cherché à justifier par des choix rationnels mon amour de la couleur bleue ou de mes enfants), mais il est alors honnête de le reconnaître et de le dire, ce qui est rarement le cas pour le sujet évoqué ci-dessus.”

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