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Le Pôle Bourgogne fait le point sur le nucléaire

centrale_photo_NitotC’est mardi 13 mai, dans la commune du Creusot, que s’est tenue la 20ème journée des adhérents du Pôle Nucléaire Bourgogne (PNB). Organisé dans l’amphithéâtre du Centre Universitaire Condorcet, ce rendez-vous a été l’occasion pour les membres de ce pôle de compétitivité nucléaire de faire le point sur l’avenir de leur filière dans le monde et, plus particulièrement, dans l’Hexagone.

Créée en 2005 dans le bassin de la Bourgogne, le PNB est une association de loi 1901 dédiée au nucléaire civil. Structure fédératrice, il regroupe actuellement plus de 180 acteurs de la filière nucléaire française (industriels, PME, grands groupes, organismes de recherches…) qui œuvrent conjointement à la promotion de l’atome made in France (animation de groupes de travail, accompagnement de projets de recherche, organisation de missions d’affaires à l’export…).

Cette journée a été l’occasion pour cet organisme de réaffirmer sa volonté de vouloir faire de la France le leader mondial de l’énergie nucléaire tout en assurant sa place dans notre mix énergétique. Des objectifs qui font ainsi écho à la déclaration de Manuel Valls qui estime que “la France doit rester une grande puissance du nucléaire civile” malgré les difficultés post-Fukushima qui ont quelque peu ralenti le développement de l’atome au plan mondial.

Le président Gérard Kottmann a laissé sous-entendre la création prochaine d’une antenne dans les environs de la région Rhône-Alpes dont proviennent plus d’un quart des adhérents de l’association. Le PNB a également annoncé la signature d’une convention de partenariat avec la Caisse d’Epargne qui mettra désormais son expertise au service des entreprises adhérentes. Cela afin de les accompagner dans leurs démarches d’investissements.

Alors que la Cour des Comptes a récemment publié un rapport malmenant la gestion d’Areva par Anne Lauvergeon entre 2006 et 2011, Patrice Di Ilio (responsable du site Areva de Saint-Marcel) a affirmé que son usine avait toujours des carnets de commandes pleins. En plus du chantier de l’EPR de Flamanville, le groupe attend que la Commission Européenne valide le projet d’Hinkley Point. “Ce serait une grande bouffée d’oxygène pour les entreprises de notre pôle”, a indiqué M. Kottman qui estime que l’EPR français soit la vitrine d’une industrie nucléaire française forte et à la sécurité maximale.

Crédit photo : Nitot

Rédigé par : La Rédaction

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COMMENTAIRES

  • Pour le nucléaire à Hinkley Point, pas avant 2023, une idée de ce que cela va coûter aux anglais et autres britanniques.

    http://energeia.voila.net/electri2/nucleaire_grande_bretagne.htm

    Ce sera sur la base de 11,4 c€/kWh (en livres et euros 2013), donc plus en 2023 et pendant 35 ans, indexé pendant tout ce temps sur l’inflation.

    Le coût du kWh d’éolien terrestre sera déjà moins cher à partir de 2017, payé pendant 15 ans seulement. Et c’est cher payé chez les britanniques comparé à la France et à l’Allemagne.

    A ce jour, le kWh produit par une nouvelle centrale solaire coûte seulement 9,1 c€/kWh en Allemagne (mai 2014).

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