Un ministre wallon en faveur de petites éoliennes le long des autoroutes - L'EnerGeek

Un ministre wallon en faveur de petites éoliennes le long des autoroutes

Lampadaire_éolien_solaire_Ruisseauville7En Belgique, la société de financement Sofico, et Carlo Di Antonio, le ministre wallon des Travaux, se sont récemment prononcés en faveur du développement du petit éolien le long des autoroutes wallonnes. S’il se concrétise, ce projet pourrait permettre au gouvernement de Wallonie se rapprocher de son objectif pour l’énergie éolienne d’ici 2020, à savoir 3.800 Gigawatts d’électricité produitsun  par les aérogénérateurs. 

Sofico a publié un rapport concernant le projet des petits éoliens le lundi 3 février. Pour la société, les conditions ne sont actuellement pas réunies pour l’installation de petites éoliennes en bordure d’autoroutes. Mais Jacques Delahue, le patron de Sofico, est persuadé que ce projet est une option intéressante pour le futur. Le véritable nerf du projet de l’entreprise est un pylône multifonction, qui pourrait intégrer, en plus du petit éolien, de l’éclairage, des caméras, des radars, voire d’autres fonctions.

Carlo Di Antonio, lui, a un projet un peu différent. Il repose toujours sur l’énergie éolienne de petite taille mais ne comporte pas les autres structures proposées par Sofico. Pour lui, une partie conséquente des 3.800 GWh prévus pour 2020 proviendra du moyen et du petit éolien.

Afin de préserver les terres habités ou sauvages, il propose de poster les éoliennes de petites tailles (30 mètre maximum) en grande quantité le long des autoroutes, en créant des mâts éoliens munis d’un éclairage public. « On peut atteindre 1.600 GWh en remplaçant 9.000 poteaux d’éclairage », explique le ministre. Pour l’instant, le petit éolien n’est pas rentable mais Carlo Di Antonio soutient qu’il le deviendra, comme sa grande sœur.

Petite éolienne ne rime pas avec urbaine

En France, faisant écho aux récentes critiques négatives de la presse quant aux installations de petites éoliennes chez les particuliers, l’Ademe reconnaît que la mise en place de ces turbines de petite puissance « ne se justifie généralement pas en milieu urbain ». Un avis défavorable en raison des dangers que représente ce type d’installation pour la stabilité des habitations, mais aussi des vents trop faibles pour tendre vers la rentabilité en zone urbaine.

En ville, les vents sont souvent ralentis par les bâtiments. En revanche, le petit éolien est promis à un bel avenir en milieu rural ou en zone dégagées, comme le sont les bordures d’autoroutes.

 

Rédigé par : La Rédaction

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