La NASA oriente ses satellites vers le Sahara et met au jour une structure géologique jamais vue : une énigme pour les géologues

260 tombes circulaires vieilles de 6000 ans viennent d’être repérées par satellite entre le Nil et la mer Rouge. Une civilisation pastorale oubliée refait surface, mais l’or menace déjà de l’effacer à jamais.

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La NASA oriente ses satellites vers le Sahara et met au jour une structure géologique jamais vue : une énigme pour les géologues
La NASA oriente ses satellites vers le Sahara et met au jour une structure géologique jamais vue : une énigme pour les géologues © L'EnerGeek

Des archéologues ont identifié les vestiges d’une civilisation disparue enfouis sous les sables du désert oriental du Sahara, cette région comprise entre le Nil et la mer Rouge. Plus de 260 structures circulaires jusqu’ici méconnues ont été repérées grâce à l’analyse d’un immense volume d’images satellites, sans qu’aucune expédition physique à travers les dunes n’ait été nécessaire pour cette identification initiale. Les travaux ont été publiés dans la revue African Archaeological Review.

Ces structures ne sont pas de simples curiosités géologiques. Il s’agirait de fosses communes, de forme circulaire, pouvant atteindre 80 mètres de diamètre. Elles renferment des restes squelettiques d’humains et d’animaux, enfouis dans un des paysages les plus reculés de la planète.

Une culture pastorale engloutie par l’assèchement du Sahara

La période exacte de construction reste inconnue, faute de fouilles archéologiques approfondies sur le terrain. Mais des édifices similaires, appelés sépultures à enclos d’Atbaï, avaient déjà été découverts dans la même région au siècle dernier. Ils dateraient d’environ 4 500 à 6 500 ans, une fourchette que les chercheurs appliquent par hypothèse aux nouvelles fosses mises au jour.

Ces monuments auraient accueilli les dépouilles d’éleveurs nomades, qui faisaient paître leurs troupeaux dans cette partie du Sahara à une époque où le désert n’avait rien de sa physionomie actuelle. Des variations climatiques transforment périodiquement la région en savane fertile, ponctuée de points d’eau et de végétation abondante, un cycle qui se reproduit environ tous les 21 000 ans. Avec la disparition progressive des espaces de pâture, cette culture pastorale semble s’être éteinte.

Un scénario comparable a déjà été documenté ailleurs dans le Sahara. Sur le site de Gobero, dans le Ténéré, les archéologues ont exhumé près de 200 squelettes humains ainsi que des milliers d’objets, témoins d’un abandon lié à l’assèchement généralisé de la région il y a environ 5 000 ans.

Sur X, le compte De Antiquis a résumé la portée de la découverte le 12 mai 2026.

L’exploitation aurifère menace déjà les vestiges

La recrudescence de l’exploitation aurifère attire de nombreux acteurs dans cette région du Sahara, avec des conséquences concrètes sur le patrimoine enfoui. Cette activité s’accompagne déjà de dégradations commises par des pillards sur les sépultures. Au moins une douzaine de structures antiques auraient été endommagées par les activités minières et des actes de vandalisme.

Les chercheurs alertent sur un risque d’accélération des destructions à mesure que la pression liée à l’or s’intensifie. Le Sahara, perçu comme un espace vide, apparaît dans ces travaux comme un ancien carrefour de civilisations encore largement méconnu.

Un cliché accompagnant les publications relatives à ces travaux, crédité à Piotr Osypiński via African Archaeological Review, porte une légende qui donne la mesure du chantier restant : les scientifiques assurent qu’il reste de nombreux vestiges à découvrir dans la région.

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