Au cœur du désert libyen du Sahara se cache un phénomène aussi étrange que fascinant : le mont Arkanu. Ce massif complexe intrigue les chercheurs avec ses anneaux rocheux concentriques, implantés dans une des zones les moins explorées du globe. Grâce à des avancées technologiques, l’Observatoire de la Terre de la NASA a permis d’en savoir beaucoup plus sur ce site hors norme.
Comment on l’a découvert et d’où ça vient
La découverte du mont Arkanu doit beaucoup à l’investigation rigoureuse de la NASA’s Earth Observatory. Au départ, certains ont pensé que le massif résultait d’une collision ancienne avec un astéroïde, ce qui avait suscité l’étonnement dans la communauté scientifique. Mais des études plus récentes, menées par plusieurs équipes, ont fourni une explication plus terre à terre, sans être moins fascinante : ce sont des intrusions volcaniques répétées de magma qui ont façonné la structure. Ces épisodes magmatiques ont engendré une série d’anneaux qui se chevauchent, avec des centres alignés à peu près vers le sud‑ouest, et le paysage s’est transformé sur plusieurs centaines de millions d’années.
À quoi ressemble le massif
Le mont Arkanu couvre une superficie de 24,14 kilomètres. Il est composé de roches ignées comme le basalte et le granit, et montre une structure géologique complexe. Les fameux anneaux concentriques, vestiges de longues périodes d’activité volcanique, sont surmontés d’une curieuse formation en forme de chapeau, faite de grès, calcaire et quartz, qui domine le secteur nord du massif. Cette association de roches ignées et sédimentaires raconte une longue histoire tectonique qui a façonné la région saharienne sur des millions d’années.
Les traces de l’histoire humaine
Le mont Arkanu porte aussi des signes d’occupation humaine ancienne. En 2003, des exemples remarquables d’art rupestre ont été mis au jour sur les parois du massif. Ces petroglyphes représentent des animaux tels que le bétail et les girafes, ainsi que des figures humaines, ce qui laisse penser que le mont Arkanu servait autrefois de site de pâturage saisonnier pour des tribus nomades. Les gravures témoignent d’une activité humaine s’étendant sur des millénaires, et soulignent l’importance culturelle du lieu pour les populations locales d’autrefois.






