La Chine vient d’immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l’éolien offshore

La Chine révolutionne le secteur numérique avec son premier datacenter sous-marin, alliant innovation et énergies renouvelables.

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La Chine vient d'immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l'éolien offshore
La Chine vient d’immerger un centre de données à 30 mètres sous la mer alimenté par l’éolien offshore © L'EnerGeek

La Chine franchit une étape technologique en mettant en service le premier centre de données sous‑marin commercial au monde. Conçu pour répondre aux besoins énergétiques grandissants des infrastructures numériques, cet ensemble fonctionne principalement avec des énergies renouvelables, notamment l’éolien offshore, et s’inscrit dans la tendance des centres de données flottants. Le projet vise à réduire l’empreinte écologique des centres de données, une préoccupation partagée par de nombreux pays alors que les demandes énergétiques s’intensifient.

Un datacenter sous‑marin qui mise sur le vert

Installé au large de la zone spéciale de Lingang (près de Shanghai), ce centre tire parti des ressources maritimes. Selon franceinfo, le coût d’investissement s’élève à 226 millions d’euros, et il est positionné à côté d’un parc éolien en mer pour profiter directement de l’électricité produite par des turbines éoliennes renouvelables. Sa capacité électrique est de 24 MW, et il abrite près de 2 000 serveurs immergés, témoignant d’une volonté de limiter la dépendance aux énergies fossiles.

L’un des points marquants de l’installation est l’utilisation de l’eau de mer pour refroidir les équipements, ce qui réduit le recours à l’eau douce dans une industrie très gourmande en ressources.

Innover en mer, mais pas sans défis

En utilisant l’eau de mer pour le refroidissement, le centre affiche un indice d’efficacité énergétique de 1,15 (PUE: Power Usage Effectiveness), contre une valeur de 1,5 pour les certificats traditionnels terrestres. Cette performance s’appuie sur une conception technique qui exploite les courants océaniques pour évacuer la chaleur générée par les serveurs.

Pour autant, le projet pose plusieurs défis. La corrosion, l’étanchéité et la maintenance soulèvent des questions sur la durabilité et l’opérationnalité de l’installation. Et même si la chaleur rejetée est supposée être inoffensive pour le milieu marin grâce à la dissipation par les courants, les conséquences pour les écosystèmes marins restent à évaluer de manière rigoureuse.

Qui porte le projet et quelle suite ?

La société chinoise Highlander est à l’origine de cette réalisation. Selon Yang Ye, son vice‑président, les bénéfices écologiques et énergétiques sont évidents. Highlander prévoit d’étendre ce modèle avec un nouvel établissement prévu au large de Shanghai, ce qui illustre une tendance croissante vers des solutions marines plus durables pour les centres de traitement de données.

La structure physique du centre est impressionnante : six colonnes massives, chacune aussi haute qu’un immeuble de cinq étages et immergée à 30 mètres de profondeur, rappelant les défis d’un tunnel sous-marin en termes de construction et de durabilité. Les équipements informatiques, ordinateurs, routeurs et pare‑feux, bénéficient d’un revêtement anticorrosion et la conception vise une durabilité de 15 ans.

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