Mardi 26 mai 2026, le palais de l’Élysée a été le théâtre d’une réunion importante lancée par le président Emmanuel Macron. Le sujet principal : l’électrification de l’économie française, au cœur du programme présidentiel pour réduire la dépendance énergétique. Face à la flambée des prix du pétrole, ce séminaire visait à poser un cadre national pour renforcer la souveraineté énergétique du pays tout en soutenant la transition vers des énergies bas-carbone.
Qui s’est mobilisé autour de l’électrification
D’après BFMTV, l’événement a réuni environ 200 dirigeants d’entreprises et des représentants des secteurs du BTP, de l’industrie, des transports, et de l’énergie. Emmanuel Macron a présenté les participants comme « l’équipe de France de l’électrification ». Parmi eux, on trouvait des entreprises dites pionnières, comme Leclerc et Enedis.
Étaient aussi présents neuf membres du gouvernement, dont la ministre de l’Énergie, Maud Bregeon, et le ministre de l’Économie, Roland Lescure. Leur présence montre l’importance donnée à ce projet ambitieux.
Parmi les annonces, Leclerc prévoit d’investir 2,3 milliards d’euros pour sortir du gaz dans ses magasins et rénover ses infrastructures. Leclerc veut aussi installer 10 000 bornes de recharge d’ici 2030, une démarche clé pour lever les freins à l’achat de véhicules électriques.
La France mise sur sa souveraineté énergétique
L’électrification prend une tournure stratégique pour la France. Grâce à ses centrales nucléaires, le pays produit plus d’électricité qu’il n’en consomme, un avantage compétitif notable. Comme l’a rappelé Emmanuel Macron, plus de 95 % de l’électricité en France provient de sources bas-carbone, ce qui donne à la nation « de vrais atouts » pour la transition énergétique.
Pour autant, l’objectif reste clair : réduire la dépendance aux hydrocarbures. Le pétrole représente aujourd’hui près de 60 % de l’énergie consommée. Le plan vise à ramener ce chiffre à 30 % d’ici 2035, pendant que la part de l’électricité, actuellement à 27 %, doit augmenter.
Les industriels suivent le mouvement. Stellantis va investir plus d’un milliard d’euros pour fabriquer une nouvelle génération de véhicules électriques à Mulhouse, dont la production démarrera en 2029. Lidl France participe à hauteur de plus de 65 millions d’euros au développement des bornes électriques, installant 5 500 bornes sur ses points de vente.
Vers un avenir plus électrique
La réunion à l’Élysée dépasse la simple mise en ordre d’idées : elle veut lancer des actions concrètes, notamment en modernisant les réseaux électriques. Le gouvernement a présenté 22 mesures en avril pour encourager la consommation d’électricité en France, avec des programmes comme le leasing social pour les ménages modestes. L’objectif fixé est d’installer un million de pompes à chaleur air-eau par an d’ici 2030.






