Les parcs éoliens offshore attirent l’attention pour leur énergie, mais aussi pour leur impact environnemental. Une étude récente signale une modification nette des migrations et des stratégies de chasse des phoques : des schémas de déplacement en grille jamais observés auparavant.
Ce que la construction fait à la faune
Les fermes éoliennes offshore transforment fortement l’environnement marin. Pendant la phase de construction, le bruit intense du martelage des fondations crée un « mur de son » et des émissions méconnues. Ce vacarme force les animaux à fuir, perturbe leurs habitudes et les oblige à quitter leurs zones de forrage. Parmi les conséquences directes :
- risques de dommages auditifs permanents
- épuisement des réserves d’énergie à cause des distances supplémentaires à parcourir pour trouver de la nourriture
Mais une fois la construction terminée, les choses prennent une tournure inattendue. Les structures deviennent vite des récifs artificiels. Les fondations des turbines sont rapidement colonisées par des mollusques, des crustacés et des poissons, créant un nouvel habitat riche et diversifié. Ces changements font des parcs éoliens des points d’alimentation abondants, attirant de nouveau les phoques dans les heures qui suivent la fin du martelage.
Ce que montrent les observations
Les chercheurs de l’Université de St Andrews ont analysé des données de télémétrie GPS pour étudier ces variations de comportement. Ils ont constaté que les phoques adoptent des schémas de migration structurés en grille, naviguant méthodiquement le long des « allées » entre les turbines, un comportement comparé au « shopping » dans un centre commercial. Ce motif inédit, évoquant une « militarisation en formations », semble être une adaptation pour maximiser l’efficacité de la chasse, explique Ecoportal.
La transformation des parcs en zones riches en biodiversité pose la question de savoir si des infrastructures industrielles peuvent provoquer de nouvelles stratégies écologiques chez les animaux sauvages. WWF Australia suggère que ces changements pourraient ouvrir une nouvelle ère de « planification pragmatique », où les projets d’énergie renouvelable seraient conçus non seulement pour limiter les effets négatifs, mais aussi pour tirer parti des opportunités écologiques.






