Avec de nouvelles mesures tarifaires, les Français verront leur facture d’électricité diminuer légèrement à partir du 1er février 2026, confirme Ouest France. Ces changements suivent les recommandations de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) émises le 20 janvier 2026. L’objectif annoncé est d’alléger le coût de l’électricité pour les particuliers grâce à deux mécanismes de réduction principaux.
D’abord : la taxe sur l’abonnement diminue
La première mesure concerne la contribution tarifaire d’acheminement, la taxe qui finance notamment le régime de retraite des industries électriques et gazières. Le taux passe de 21,93 % à 15 %. Ce changement, prévu par un projet d’arrêté gouvernemental, s’applique à la part fixe de la facture, c’est‑à‑dire l’abonnement, et non à la consommation.
Aucune démarche n’est nécessaire : la réduction sera appliquée automatiquement. Selon la Direction de l’information légale et administrative, la baisse représente en moyenne 10 € par an et apparaîtra directement sur les prochaines factures ou échéanciers.
Selon le ministère de l’Économie, l’effet varie selon le logement : environ 9 € d’économies par an pour un appartement habité par deux personnes et jusqu’à 12 € par an pour une maison avec quatre occupants.
Baisse du prix du kilowattheure : une proposition à valider
La seconde mesure porte sur les tarifs réglementés de vente d’électricité (TRVE), connus aussi comme le Tarif Bleu d’EDF. La CRE a proposé une diminution de 0,83 % de ces tarifs, mais cette baisse doit encore être validée officiellement par le gouvernement pour entrer en vigueur. Si elle est confirmée, elle concernera les contrats indexés sur les TRVE, donc les particuliers et les petits professionnels.
Les contrats dits « offre de marché » (proposés par des fournisseurs comme TotalEnergies et Engie) ne profiteront pas forcément de cette baisse, sauf si le fournisseur choisit d’indexer son tarif sur le TRVE. Pour savoir si l’on est concerné, il suffit de vérifier sa dernière facture ou son contrat : la présence de la mention « Tarifs Réglementés de Vente » garantit l’application de la baisse si elle est validée.
Combien on peut économiser et ce qu’il faut garder à l’œil
En cumulant ces deux mesures, l’économie totale pour l’ensemble des foyers français est estimée à 540 millions d’euros. Le ministre de l’Économie, Roland Lescure, nuance toutefois les attentes en indiquant que cette initiative « n’est pas une révolution de la tarification énergétique ». Les autorités précisent aussi que cette baisse « n’aura pas de conséquence sur les finances publiques » puisque le financement nécessaire est déjà excédentaire.
Reste un facteur à suivre : la fin de l’ARENH le 31 décembre dernier, qui pourrait faire monter le prix du kilowattheure. Malgré ce point, les mesures annoncées offrent une amélioration concrète à court terme pour les consommateurs français.






