À l’approche de l’hiver, beaucoup de foyers redoutent la hausse des prix de l’énergie et l’augmentation des factures de chauffage. Une astuce insoupçonnée peut aider à réchauffer une pièce sans toucher au chauffage. Souvent, c’est la mauvaise isolation des combles qui laisse filer la chaleur par le toit. Heureusement, il existe des solutions pour inverser la tendance et même rentabiliser les travaux en quelques années.
Isoler les combles : par où commencer
Selon le magazine Maison et Travaux, quand on parle de rénovation énergétique, l’isolation des combles arrive en tête des travaux à envisager. En effet, près de 30 % des déperditions de chaleur dans une maison moyenne se font par le toit. Isoler les combles, qu’ils soient perdus ou aménagés, est une étape à prévoir.
Deux techniques dominent : le soufflage de laine de roche pour les combles perdus et les panneaux rigides pour les combles aménageables. Avec un coût moyen de 30 €/m², l’isolation des combles peut représenter environ 2 000 € pour une maison de 120 m², mais cet investissement est souvent rentabilisé en moins de quatre ans et parfois même en seulement deux ans selon la zone climatique.
Les aides financières pour ces travaux, comme MaPrimeRénov’, la prime énergie et les certificats CEE (certificats d’économie d’énergie), peuvent alléger la facture finale, à condition de respecter certaines exigences, comme une épaisseur minimale de l’isolant.
L’isolation des murs : à ne pas négliger
Juste après les combles, l’isolation des murs représente un autre chantier important. Un réflexe du soir peut aider à réduire les déperditions de chaleur. On peut isoler par l’intérieur ou par l’extérieur. L’ITI coûte moins cher mais réduit la surface habitable, tandis que l’ITE est plus onéreuse mais offre de meilleures performances thermiques.
Associée à d’autres améliorations, l’isolation des murs peut diviser jusqu’à quatre fois les besoins annuels en chauffage, selon l’Ademe (Agence de la transition écologique). Elle permet aussi d’améliorer la classe énergétique du bâtiment, ce qui constitue un atout lors de la revente.
Remplacer le chauffage : quand c’est pertinent
Changer le système de chauffage n’a de sens que si l’enveloppe de la maison est déjà isolée. Parmi les options populaires :
- la chaudière gaz à condensation, avec un coût moyen de 5 000 €, amortissable sur cinq à six ans ;
- la pompe à chaleur, dont le prix se situe entre 13 500 € et 24 500 €, avec un retour sur investissement pouvant aller de neuf à dix-sept ans.
Il vaut donc mieux prioriser l’isolation avant de se lancer dans le remplacement du chauffage.






