« Dark French Anti System » : la plateforme clandestine vient d’être détruit par la police

La fermeture de « Dark French Anti System » met un coup d’arrêt à un réseau criminel majeur du darknet francophone.

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« Dark French Anti System » : la plateforme clandestine vient d’être détruit par la police
« Dark French Anti System » : la plateforme clandestine vient d’être détruit par la police © L'EnerGeek

Le parquet de Paris a récemment annoncé la fermeture de la plateforme « Dark French Anti System », un site du Darknet impliqué dans plein d’activités criminelles. Cette opération représente un pas important dans la lutte contre la cybercriminalité, surtout vu la place que tenait cette plateforme dans le monde francophone clandestin. Avec l’arrestation de ses principaux responsables et la saisie de grosses sommes d’argent, cette décision met fin à l’une des dernières grandes plateformes illégales en langue française.

Une plateforme aux multiples combine illicites

« Dark French Anti System » était active depuis 2017 et permettait à ses utilisateurs de rester totalement anonymes, facilitant les échanges anonymes de données. Non référencée par les moteurs de recherche classiques, elle était le lieu de rendez-vous pour divers trafics interdits. On y trouvait notamment le trafic de données personnelles volées, la vente d’outils pour escroqueries et le trafic d’armes. En plus, le site donnait aussi des conseils sur comment rester incognito en ligne.

Avec plus de 12.000 membres, la plateforme prouvait l’ampleur de son réseau et sa forte présence dans l’univers souterrain francophone. Sa fermeture marque une étape importante dans la lutte contre ces réseaux criminels organisés.

Des arrestations et des saisies qui font jaser

Les forces de l’ordre ont mis la main sur deux figures clés de « Dark French Anti System ». Le créateur et administrateur du site, âgé de 28 ans, ainsi qu’un contributeur majeur de 36 ans qui testait les services criminels proposés, ont été interpellés. Par ailleurs, ils ont confisqué plus de six bitcoins (d’une valeur de plus de 600.000 euros), une somme non négligeable.

Ces opérations montrent que le travail en équipe entre plusieurs agences spécialisées dans la lutte contre la cybercriminalité porte ses fruits et permet de démanteler des réseaux bien organisés.

Une enquête poussée et des poursuites judiciaires en cours

L’enquête était pilotée par le parquet de Paris, qui a ouvert une information judiciaire via sa section dédiée à la cybercriminalité. Un juge d’instruction s’attèle désormais à apporter tous les éclaircissements sur cette affaire complexe. Grâce aux efforts coordonnés des Cyberdouanes (DNRED) et de l’Office anti-cybercriminalité (OFAC), un dossier solide a été constitué contre les accusés.

Parmi les chefs d’accusation, on retrouve :

  • la mise à disposition d’une plateforme pour transactions illicites,
  • le blanchiment en bande organisée,
  • le trafic de stupéfiants
  • et l’association de malfaiteurs.

Chacun de ces points reflète bien les nombreuses manœuvres illégales que facilitait cette plateforme.

Un passé déjà marqué par des fermetures similaires

Les autorités françaises n’en sont pas à leur première intervention sur le Darknet. Plusieurs plateformes, comme « La Main noire », « Le monde parallèle » et « Cosa Nostra », avaient déjà été fermées par le passé. Après ces démantèlements, beaucoup d’utilisateurs se retrouvaient sur « Dark French Anti System », renforçant ainsi sa position dominante sur le marché noir numérique francophone.

Laure Beccuau, procureure de Paris, a souligné que cette opération « marque la fin de la dernière plateforme francophone d’envergure », illustrant ainsi la portée de cette intervention sur les réseaux criminels en langue française.

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