Le constructeur automobile BYD, basé à Shenzhen, se tourne désormais vers la robotique avec le développement de robots humanoïdes, annonce Clubic. Le projet, confirmé par Li Ke, vice‑présidente exécutive de l’entreprise, marque une étape importante dans le paysage technologique. Alors que les robots humanoïdes attirent de plus en plus l’attention à l’échelle mondiale, BYD veut prendre place en première ligne. L’arrivée de ces machines pourrait transformer industries et foyers, et soulève beaucoup de questions sur les changements qu’elles pourraient apporter à notre vie quotidienne.
Un écosystème d’innovation et des partenaires qui comptent
BYD n’avance pas en solo sur ce chantier. Pour favoriser l’innovation, le groupe a noué des partenariats avec des acteurs technologiques de pointe. Parmi eux, PaXini, une startup spécialisée dans les mains robotiques à haute sensibilité tactile, joue un rôle majeur. Soutenue par des poids lourds comme JD.com et SenseTime, PaXini a levé plus de 128 000 000 € en mars 2026, avec une valorisation de 1 280 000 000 €. Les fondateurs viennent de l’Université Waseda (Japon) et la startup a présenté ses produits au Hannover Messe 2026 en Allemagne, montrant son avance technologique.
Mais la collaboration ne s’arrête pas là. BYD prévoit de construire une plateforme robotique ouverte, conçue pour accueillir à la fois ses propres robots et ceux de partenaires externes, semblable à un centre d’innovation en Chine. Li Ke a d’ailleurs souligné les similitudes entre certains composants technologiques des véhicules intelligents et ceux des robots humanoïdes, laissant envisager une convergence technique entre ces deux secteurs.
Vendre en Europe : objectifs clairs et rapidité d’expansion
Sur le plan commercial, BYD a des objectifs précis pour étendre son réseau sur le marché européen. Maria Grazia Davino, directrice régionale pour l’Europe, a annoncé la volonté du groupe de créer 2 000 points de vente d’ici fin 2026, avec une étape intermédiaire de plus de 1 000 points de vente dès fin 2025. À ce jour, le Royaume-Uni compte déjà 125 sites franchisés, ce qui illustre la progression rapide sur le Vieux Continent.
Ces points de vente auront un rôle clé pour la distribution des futurs robots humanoïdes. Li Ke évoque un parcours de distribution particulier : partir des concessions automobiles pour, petit à petit, faire entrer ces robots dans les foyers. La vision de BYD dépasse donc le simple secteur automobile, l’entreprise visant à devenir un acteur majeur de la robotique domestique.
Une concurrence bien présente
BYD n’est pas le seul à viser ce marché prometteur. Le constructeur chinois se heurte à d’autres acteurs comme Chery et Xpeng. Par l’intermédiaire de sa filiale Aimoga, Chery commercialise déjà un robot humanoïde équipé d’une batterie de 0,7 kWh, vendu à environ 36 600 €. Xpeng a récemment dévoilé un humanoïde baptisé « Iron », tandis que NIO, sous la direction de William Li, a choisi pour l’instant de se concentrer sur la vente de voitures, mettant temporairement de côté l’option humanoïde.






