Dès le 1er septembre, le prix du gaz se fait plus léger pour les Français, ce qui devrait soulager un peu la facture d’énergie. Avec l’inflation et la hausse des tarifs énergétiques qui mettent déjà la pression sur les budgets, mieux comprendre ces évolutions permet de garder le contrôle sur ses dépenses.
Baisse des tarifs du kilowattheure
Le tarif du kilowattheure (kWh) pour la cuisson et l’eau chaude passera de 0,13920 € en août à 0,13659 € en septembre. Pour le chauffage, on observe la même tendance : le prix descend de 0,10801 € à 0,10540 €. D’ailleurs, cette baisse des prix du gaz s’inscrit dans une série de baisses constatées depuis plusieurs mois, puisque le tarif pour le chauffage était de 0,124 € en avril dernier.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) annonce ces ajustements en publiant chaque mois un prix repère de vente du gaz. Ce tarif inclut non seulement les frais d’approvisionnement mais aussi ceux dits « hors approvisionnement » (frais commerciaux, d’acheminement, de stockage et rémunération des fournisseurs).
Montée de l’abonnement et taxes qui pèsent
Même si le prix par kWh baisse, il faut noter que le montant de l’abonnement a nettement augmenté le 1er août. La TVA appliquée aux abonnements est en effet passée de 5,5 % à 20 %, ce qui fait grimper les tarifs. Par exemple, l’abonnement pour la cuisson et l’eau chaude est passé de 117,93 € en juillet à 134,14 € en août, et celui pour le gaz est passé de 290,83 € à 330,80 €. Ces nouveaux tarifs d’abonnement resteront inchangés en septembre. Ainsi, malgré une baisse continue des prix du kWh depuis cinq mois, la facture globale des ménages reste tout de même plus élevée à cause de cette montée fiscale.
Les offres des fournisseurs et quelques conseils
Les fournisseurs d’énergie peuvent façonner leurs offres comme ils l’entendent. Du coup, un contrat à prix fixe sur un an peut nettement s’écarter du tarif repère publié par la CRE. Avant de se décider, il est donc bien de bien lire les conditions du contrat et de comparer les solutions technologiques disponibles.
La CRE précise que son prix repère est avant tout une indication qui reflète les variations mensuelles et trimestrielles du marché. « Ce prix repère est un prix variable et intègre à la fois les coûts d’approvisionnement (coût de l’énergie sur le marché de gros) et les coûts hors approvisionnement », explique-t-elle.
Analyse économique et retombées
Selon une étude de Selectra, un ménage moyen consommant 11 200 kWh par an verra sa facture annuelle passer de 1 540 € à 1 511 €, ce qui représente une économie de 29 € par an, soit une baisse de 1,88 %. Même si cette économie reste modeste, elle apporte un répit appréciable face à la récente hausse des abonnements due à la hausse de la TVA.
Pour les Français déjà sous pression avec divers facteurs économiques, ces ajustements offrent l’opportunité de diminuer légèrement leurs charges. Cela montre qu’il vaut mieux gérer activement ses contrats énergétiques et comparer rigoureusement les offres disponibles pour une gestion proactive des coûts.






