Raccordement électrique : le nouveau barème d’Enedis entre en vigueur le 28 octobre

La CRE a approuvé la version V8 du barème de raccordement d’Enedis, applicable le 28 octobre 2026. Les prix des branchements basse tension jusqu’à 36 kVA augmentent de 11,3 % en moyenne, tandis que de nouveaux forfaits encadrent certaines opérations.

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Raccordement électrique : le nouveau barème d’Enedis entre en vigueur le 28 octobre © L'EnerGeek

Le coût de certains raccordements au réseau électrique va évoluer dès le 28 octobre 2026. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a approuvé le nouveau barème V8 d’Enedis, qui prévoit une hausse moyenne de 11,3 % des prix des travaux de branchement pour les consommateurs et producteurs raccordés en basse tension à une puissance inférieure ou égale à 36 kilovoltampères (kVA). Les prix des extensions de réseau correspondantes augmentent en moyenne de 5,9 %.

Cette évolution, prévue par la délibération n° 2026-160 du 28 juillet 2026, concerne les travaux nécessaires à la connexion d’une installation au réseau de distribution exploité par Enedis : logements neufs, projets professionnels et certaines installations de production d’électricité. Il s’agit de frais de raccordement, distincts du prix de l’électricité consommée et des prestations ordinaires de mise en service.

Des augmentations différentes selon la puissance et les ouvrages

Pour les consommateurs raccordés en basse tension au-delà de 36 kVA, la CRE relève des augmentations moyennes de 6,7 % sur les branchements et de 5,5 % sur les extensions. Pour les producteurs de même catégorie, ces évolutions sont respectivement de 6,8 % et de 5,6 %. Les coûts de certains postes de transformation connaissent des variations plus marquées, qui ne doivent pas être assimilées à une hausse uniforme des raccordements.

Le nouveau barème repose sur les coûts constatés par Enedis en 2023 et 2024, notamment ceux des marchés de travaux, des matériels et de la main-d’œuvre. Dans son explication de l’approbation du barème, le régulateur estime que les nouvelles formules reflètent correctement les coûts supportés par le gestionnaire du réseau.

Les pourcentages publiés sont des moyennes par catégorie d’opérations : la contribution effectivement demandée dépend du type de branchement, des travaux nécessaires et, lorsqu’elle s’applique, de la part des coûts couverte par le tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité. Ils ne permettent donc pas de calculer à eux seuls le surcoût d’un chantier particulier.

Des forfaits supplémentaires pour les projets solaires et les raccordements collectifs

La version V8 ne se limite pas à une révision des prix. Elle élargit le champ des formules de coûts simplifiées, qui remplacent dans certains cas une facturation établie individuellement sur devis. L’ajout d’une production triphasée de 36 kVA au plus à un site de consommation existant en monophasé peut notamment relever de la formule d’adaptation de la dérivation individuelle.

Pour les demandes anticipées de raccordement de moins de 36 kVA comportant une extension du réseau, une nouvelle prestation forfaitaire est fixée à 505 euros hors taxes, soit 606 euros toutes taxes comprises, sans réfaction tarifaire. Elle permet d’engager la procédure avant la fourniture de l’ensemble des pièces administratives du dossier. Le barème introduit également des formules pour certaines modifications de branchements collectifs, suppressions de branchements avec terrassement et armoires de coupure en haute tension A (HTA).

Une révision contestée pendant la concertation

La concertation conduite par Enedis du 23 avril au 22 mai 2026 a fait apparaître des réserves : selon la délibération, la plupart des répondants ont jugé les hausses proposées excessives et demandé davantage de justifications économiques. Enedis a transmis des éléments complémentaires sur les évolutions de ses marchés et de ses prestations. La CRE a ensuite validé le barème, tout en demandant d’approfondir l’analyse des coûts pour la prochaine révision.

Le régulateur évalue à environ 305 millions d’euros les recettes issues des opérations couvertes par les formules de coûts simplifiées en 2025. À volumes comparables, le nouveau barème porterait ce montant à environ 383 millions d’euros : il s’agit d’une estimation à activité constante, et non d’une prévision de recettes encaissées en 2026.

Le dispositif entre en vigueur le 28 octobre 2026, conformément à la partie décisionnelle de la délibération et à la communication de la CRE. La prochaine révision complète doit intervenir au plus tard en 2029 ; des ajustements annuels liés à l’inflation restent possibles sous le contrôle du régulateur.

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