EDF et Technip Energies ont annoncé, lundi 27 juillet 2026, la signature d’un partenariat destiné à accompagner l’électricien français dans la réalisation de son programme de construction des nouvelles centrales nucléaires EPR2. L’accord, qualifié de non-exclusif par les deux entreprises, associe l’expertise d’EDF dans les grands projets nucléaires à celle de Technip Energies dans l’exécution de projets industriels complexes.
Concrètement, Technip Energies mobilisera ses compétences en gestion de projet au sein d’équipes intégrées avec celles d’EDF. Selon le communiqué commun des deux groupes, l’accord « vise à renforcer les capacités de réalisation du programme en mobilisant les expertises complémentaires des deux groupes pour contribuer à la réussite des chantiers, dans les délais, les coûts et au niveau de qualité attendus ».
Un programme de six réacteurs, une facture de 72,8 milliards d’euros
Le chantier auquel Technip Energies vient prêter main-forte n’a rien d’anodin. EDF doit construire six nouveaux réacteurs EPR2, répartis sur trois sites : Penly, en Seine-Maritime, Gravelines, dans le Nord, et Bugey, dans l’Ain. Les deux premiers réacteurs doivent entrer en service en 2038, avec Penly en tête de programme : le site doit accueillir la première paire de réacteurs et servir de référence industrielle pour les chantiers suivants, selon Connaissances des Energies. Les autres tranches seront mises en service progressivement, à un rythme de douze à dix-huit mois entre chacune.
Le coût de construction de l’ensemble du programme est estimé par EDF à 72,8 milliards d’euros, marges de sécurité comprises. L’Élysée a indiqué que le schéma de financement avait été confirmé en mars 2026 : il prévoit notamment un prêt bonifié de l’État couvrant 60 % du montant total.
Loïc Chapuis, président Livraison de Projets & Services chez Technip Energies, a présenté cet accord comme une nouvelle étape dans la relation entre les deux groupes. « En mettant notre expertise en gestion de projets complexes et en management de la construction au service d’équipes intégrées avec EDF, nous contribuerons à renforcer les capacités d’exécution du programme », a-t-il déclaré.
Du côté d’EDF, Thierry Le Mouroux, directeur exécutif groupe en charge de la Direction Projets et Partenariats Industriels, a insisté sur la portée collective du chantier. « La réussite du programme EPR2 repose sur la mobilisation durable de l’ensemble de la filière nucléaire française », a-t-il fait valoir, ajoutant que ce partenariat renforce « notre capacité collective à conduire ce programme dans les meilleures conditions de qualité, de performance, de maîtrise des délais et de sûreté ».
L’accord dépasse le seul volet opérationnel. Les deux groupes disent vouloir installer une coopération de long terme, censée soutenir la montée en puissance de la filière nucléaire française, favoriser le partage d’expérience et développer les compétences nécessaires à la construction des futurs réacteurs.
Technip Energies, coté sur Euronext Paris, est surtout connu pour son savoir-faire dans les grands projets liés au gaz naturel liquéfié. Sa diversification vers les énergies de transition bas carbone, dont le nucléaire fait partie, est plus récente et moins visible.






